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Le Premier ministre israélien condamne les bombardements russes massifs en Ukraine

La Russie, pour sa part, accuse Israël d'avoir gardé le silence face au "terrorisme" de Kiev, déplorant qu'Israël n'ait jamais dénoncé les attaques "meurtrières" de l'Ukraine

A gauche : le président russe Vladimir Poutine pendant une rencontre à St. Petersburg, en Russie, le 9 octobre 2022. (Crédit : Gavriil Grigorov, Sputnik, Kremlin Pool Photo via AP); A droite : Le premier ministre Yair Lapid lors d'une cérémonie de commémoration d'État des soldats tombés au combat à Jérusalem, le 6 octobre 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
A gauche : le président russe Vladimir Poutine pendant une rencontre à St. Petersburg, en Russie, le 9 octobre 2022. (Crédit : Gavriil Grigorov, Sputnik, Kremlin Pool Photo via AP); A droite : Le premier ministre Yair Lapid lors d'une cérémonie de commémoration d'État des soldats tombés au combat à Jérusalem, le 6 octobre 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le Premier ministre israélien Yair Lapid a déclaré, lundi, qu’il « condamnait avec force » les bombardement russes intenses qui ont touché l’Ukraine et qui, a-t-il ajouté, ont pris pour cible « la population civile de Kiev et d’autres villes sur tout le territoire de l’Ukraine ».

Lapid a présenté « ses condoléances sincères aux familles des victimes et au peuple ukrainien ».

Israel a tenté d’éviter de s’aligner trop étroitement aux côtés d’une partie ou d’une autre depuis le début du conflit, le 24 février. L’État juif a été l’un des quelques pays à conserver des relations relativement chaleureuses avec l’Ukraine, une autre démocratie occidentale, et avec la Russie, qui contrôle l’espace aérien en Syrie utilisé par l’armée israélienne pour bombarder des cibles liées aux groupes mandataires iraniens.

Jérusalem a néanmoins critiqué fortement Moscou à plusieurs occasions et a récemment rejeté l’annexion par la Russie des territoires ukrainiens occupés.

Le président russe, Vladimir Poutine, a fait savoir lundi que des frappes plus « intenses » encore étaient possibles.

Cette série d’attaques – la plus importante depuis des mois – a fait onze morts au moins dans toute la nation, des bombardements qui seraient venus en représailles à l’explosion, ce week-end, qui a endommagé un pont stratégiquement déterminant qui relie la Russie à la péninsule de la Crimée, elle-même annexée par la Russie.

De la fumée s’élève au-dessus du fleuve Dnipro après plusieurs frappes russes sur la capitale de Kiev, en Ukraine, le 10 octobre 2022. (Crédit : Genya SAVILOV / AFP)

L’armée ukrainienne a indiqué que les forces russes avaient tiré plus de 80 missiles sur les villes de tout le pays, ajoutant que la Russie avait aussi utilisé des drones iraniens lancés depuis la Biélorussie voisine.

« Qu’il n’y ait aucun doute à ce sujet », a déclaré Poutine dans des propos adressés à son conseil de sécurité et qui ont été diffusés à la télévision, « si des tentatives visant à commettre des attentats terroristes continuent, la réponse de la Russie sera intense ».

Pour sa part, le prédécesseur de Poutine, Dmitry Medvedev, a averti sur les réseaux sociaux que les frappes – qui ont perturbé les services d’approvisionnement en eau et en électricité dans toute l’Ukraine – n’étaient « que le premier épisode ».

Et la Russie a répondu à Yair Lapid, dans la soirée, disant que Jérusalem n’avait pas condamné Kiev pour « les attaques terroristes perpétrées contre des civils dans le Donbass » et pour ses nombreuses actions « meurtrières ».

Ce communiqué, émis par l’ambassade de Russie en Israël plusieurs heures après les propos tenus par le Premier ministre israélien, a affirmé que les attaques avaient consisté « en des frappes de haute-précision sur des structures de contrôle militaire, sur des structures liées aux communications et à l’énergie » sur le territoire ukrainien.

Un secouriste passe devant une voiture en feu après une attaque russe à Kiev, en Ukraine, le 10 octobre 2022. (Crédit : AP Photo/Roman Hrytsyna)

« Mais il faut noter que malheureusement, Israël a fait le choix de garder le silence pendant huit années d’attaques terroristes ukrainiennes visant les civils du Donbass, choisissant également de détourner le regard face à la récente attaque meurtrière par l’Ukraine d’un convoi de réfugiés dans la région de Kharkov, face aux meurtres monstrueux de civils par les régiment néo-nazi Azov à Kupyansk et dans d’autres villes de l’Ukraine, face au meurtre pervers de la journaliste russe Darya Dugina, face à l’attentat terroriste récent qui a été commis sur le pont de Crimée et face également à de nombreux crimes horribles du régime de Kiev qui n’ont jamais été punis ».

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