Le softball israélien crée une « dream team » féminine pour les JO 2020
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Le softball israélien crée une « dream team » féminine pour les JO 2020

Treize étudiantes juives américaines récemment diplômées sont arrivées en Israël pour participer à un entraînement avant le Championnat d'Europe en République Tchèque

Tamara Statman pense que l'équipe a une bonne chance de participer aux Jeux olympiques. (Crédit: Association de softball israélien/via JTA)
Tamara Statman pense que l'équipe a une bonne chance de participer aux Jeux olympiques. (Crédit: Association de softball israélien/via JTA)

JTA — La Fédération israélienne de Softball veut que son équipe féminine aille aux Jeux Olympiques 2020, et elle compte sur certains talents juifs américains pour y parvenir.

Treize étudiantes juives américaines récemment diplômées sont arrivées en Israël au début du mois pour participer à un entraînement de l’équipe nationale féminine composée de 15 membres avant le Championnat d’Europe de cette semaine en République Tchèque.

Deux d’entre elles ont des parents israéliens et sont déjà citoyennes israéliennes. Il y a deux semaines, les 11 autres femmes, qui ont chacun au moins un parent juif, ont demandé la citoyenneté israélienne et ont obtenu leurs cartes nationales d’identité. Deux autres membres de l’équipe ont été sélectionnées de la league junior israélienne de softball.

Tamara Statman de Phoenix, en Arizona, a reçu son diplôme le mois dernier à l’université d’Arizona, où elle jouait pour l’équipe de première division NCAA Arizona Wildcats.

Jeudi, elle a déclaré au JTA quelques heures avant de quitter Israël pour la République Tchèque qu’il n’a pas fallu beaucoup de temps pour la convaincre de venir en Israël pour jouer avec l’équipe nationale, même si elle reviendra aux Etats-Unis à l’automne pour commencer à travailler dans une station de radio (en utilisant son diplôme de gestion sportive et communication).

Statman a visité Israël pour la première fois pour les Jeux Maccabi, en jouant avec l’équipe féminine américaine de Softball. Elle a dit qu’elle espérait revenir « pour une période de temps plus longue et pour aider à y développer le softball ».

L’équipe a voyagé à travers le pays, notamment en jouant avec des équipes féminines de softball dans le nord et le centre du pays. Statman a dit qu’elle avait aimé rencontrer des joueuses plus anciennes qui ont passé des années à pratiquer ce sport.

Treize étudiantes juives américaines récemment diplômées jouer pour Israël afin d’essayer de participer aux Jeux Olympiques. (Crédit: Association de softball israélien/via JTA)

« Elles jouent parce qu’elles aiment vraiment le sport » et pas pour obtenir des bourses universitaires, a-t-elle souligné avec admiration.

Et, selon elle, « on n’a pas besoin de parler la même langue pour jouer au même sport ».

Statman a dit que des « liens se sont créés » grâce à la pratique et aux déplacements avec l’équipe. En réalité, Statman connaissait plusieurs joueuses de l’équipe Maccabi, de son lycée et de son université. Trois entraîneurs sont venus de l’Etat d’Arizona. L’équipe comprend des joueurs d’équipes de la première division CAA, y compris Stanford, Northwestern et Indiana.

« Je pense que nos chances sont très bonnes », a-t-elle ajouté.

Le Championnat d’Europe de cette année sont la première phase de la route pour les Jeux olympiques de Tokyo 2020. Les six meilleures équipes européennes gagnent le droit d’aller aux phases qualificatives Europe/Afrique WBSC, qui auront lieu le mois prochain à Utrecht au Pays-Bas, où elles seront confrontées aux deux meilleures équipes africaines pour obtenir la place qualificative aux Jeux Olympiques.

23 équipes vont participer au Championnat d’Europe qui commence le 30 juin. Lors des trois premiers jours du tournoi, Israël doit jouer contre l’Ukraine, la Turquie, l’Autriche, l’Espagne et l’Italie.

Les Jeux olympiques de Tokyo seront la première fois depuis 2008 que le softball sera présent aux compétitions olympiques. C’est pourquoi Israël a tout fait pour créer une « dream team », a déclaré Ami Barak, le président de la Fédération israélienne de Softball, au JTA.

Barak espère que l’équipe israélienne fera belle figure afin qu’il puisse demander au gouvernement de donner des subventions pour développer le programme, qui fonctionne actuellement sur la base du volontariat. L’équipe doit « faire preuve de compétitivité » afin d’obtenir les fonds du gouvernement, a-t-il expliqué. Les fonds gouvernementaux permettraient à la fédération d’engager des entraîneurs professionnels et de travailler sur les talents du collectif.

Les joueurs des équipes féminines de Softball doivent être citoyennes du pays pour lequel elles jouent. Barak, qui est aussi secrétaire général de la Fédération européenne de Softball, a déclaré que plusieurs équipes ont déjà rempli leur sélections de joueuses américaines qui ont maintenant la double citoyenneté de ces pays.

Baran sait que la plupart des femmes qui jouent pour Israël cet été ne resteront pas dans le pays de manière permanente. Mais il espère qu’une poignée d’entre elles voudra continuer à revenir pour aider à développer le sport ici.

Il a noté qu’elles ont déjà montré leur engagement au softball israélien : chaque femme a réuni ses propres fonds pour venir en Israël et jouer pour l’équipe. Elles ont été aidées pour se financer par le fonds national juif.

Trois des entraîneurs de l’équipe, tous de l’université d’Arizona, ont également payé de leurs fonds privés le voyage pour venir aider l’équipe israélienne.

L’entraîneuse principale Stacy Iveson, la directrice des opérations de recrutement à l’Université d’Arizona, a recruté une ancienne élève d’Arizona Debby Day, qui travaille comme l’entraîneuse principale de Cal Lutheran, et Lisa Bernstein, comme entraîneuse assistante. Le troisième entraîneur assistant est Corey Vyner.

Baran a parlé des qualifications et de l’équipe israélienne de cette année de « chance d’une existence ».

Il a souligné qu’il n’y aura pas de softball aux Jeux Olympiques 2024 à Paris, mais qu’il y en aura probablement aux Jeux Olympiques 2028 à Los Angeles, ce qui lui donne presque dix ans pour développer des talents locaux. Mais tout commence cette semaine en République Tchèque.

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