Le vice-président chinois en Israël pour parler de coopération économique
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Le vice-président chinois en Israël pour parler de coopération économique

Whang Qishan a été accueilli à l'aéroport par le ministre de l'Eau et de l'Énergie, Yuval Steinitz

Le vice-président chinois Wang Qishan à Pékin, le 18 avril 2018. (Crédit : Madoka Ikegami/Pool Photo via AP)
Le vice-président chinois Wang Qishan à Pékin, le 18 avril 2018. (Crédit : Madoka Ikegami/Pool Photo via AP)

Le vice-président Wang Qishan est arrivé lundi en Israël pour une visite de quatre jours, la première d’un responsable chinois de ce rang depuis 18 ans dans ce pays, selon une source officielle.

Il a été accueilli à l’aéroport par le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Yuval Steinitz.

Il est accompagné de deux ministres et de douze vice-ministres, a fait savoir le ministère des Affaires étrangères.

Il a rencontré le Premier ministre Netanyahu dans la soirée.

Les deux hommes participeront mercredi à la quatrième réunion de la commission conjointe Chine-Israël sur la coopération et l’innovation, qui se tient alternativement dans les deux pays.

C’est l’ancien président Jiang Zemin qui avait effectué en 2000 la dernière visite d’un dirigeant chinois en Israël. M. Netanyahu est allé en Chine en mars 2017.

A lire : Netanyahu au Times of Israel en chinois : j’espère que les “superbes” relations entre Israël et la Chine changeront son vote à l’ONU

M. Wang, qui s’est rendu lundi dans la Vieille Ville de Jérusalem, doit par ailleurs rencontrer mardi à Ramallah le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah.

En 2016, la Chine et Israël ont lancé des discussions sur un traité de libre-échange. Des accords conclus l’an dernier ont déjà facilité l’exportation de produits laitiers israéliens vers la Chine et autorisé les Chinois à venir travailler dans le secteur du BTP en Israël, selon les Affaires étrangères israéliennes.

La Chine a multiplié les investissements en Israël ces dernières années, à hauteur de 25 milliards de dollars selon les médias israéliens.

Un groupe public chinois a ainsi pris le contrôle en 2014 de Tnuva, le principal groupe alimentaire israélien. Des entreprises chinoises ont également remporté des appels d’offres pour la gestion pendant 25 ans des deux principaux ports israéliens, de Haïfa et Ashdod.

Des sociétés sont aussi impliquées dans la construction de tunnels près de Haïfa et de lignes de tramway.

La présence chinoise en Israël a suscité des débats.

L’ancien chef du Mossad, les services de renseignements israéliens, Efraïm Halevy, a mis en garde contre le danger que représenteraient des investissements chinois dans des secteurs stratégiques pour la sécurité d’Israël.

Le ministère de la Défense interdit déjà la participation de sociétés chinoises à des appels d’offres de l’armée israélienne.

Ces inquiétudes auraient, selon les médias, été à l’origine du refus du ministère des Finances de donner son feu vert à l’acquisition par des groupes chinois de deux des principaux fonds de pension israéliens, de crainte que des milliards de dollars, et l’avenir de plus d’un million de retraités israéliens, se retrouvent à la merci de Pékin.

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