L’Eglise belge demande pardon pour son attitude durant la Shoah
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L’Eglise belge demande pardon pour son attitude durant la Shoah

Le cardinal De Kesel pointe le "prosélytisme malsain" de certains prêtres à destination des enfants juifs

Le cardinal Joseph de Kesel a prononcé un discours historique en condamnant le 'prosélytisme malsain' de l'Eglise belge envers les enfants cachés dans ses institutions durant le Shoah  (Crédit: Wikimedia Commons Paul Van Welden)
Le cardinal Joseph de Kesel a prononcé un discours historique en condamnant le 'prosélytisme malsain' de l'Eglise belge envers les enfants cachés dans ses institutions durant le Shoah (Crédit: Wikimedia Commons Paul Van Welden)

Le 3 septembre 2017 fera sans doute date. Dans le cadre de la commémoration du 75e anniversaire des rafles de juifs étrangers de 1942, le cardinal Joseph de Kesel a prononcé un discours fort, dont le journal La Croix se fait l’écho.

Joseph de Kesel a d’abord évoqué l’invasion de la Belgique en mai 1940 par les troupes allemandes, les grandes rafles de 1942 et 1943. « Au final, près de 25 000 juifs seront arrêtés et déportés à Auschwitz via la caserne Dossin de Malines, » rappelle le cardinal.

« Au milieu de cet enfer, continue-t-il, des réseaux de solidarité vont permettre à des enfants, des ketjes (P’tit gars, NDLR) juifs d’échapper à la déportation. Dans la tourmente, des parents confieront aussi de façon privée leurs enfants à des personnes non juives […]. D’autres laisseront leurs enfants à des institutions catholiques ».

Si certains prêtres « s’efforceront de dispenser aux enfants une éducation juive, respectueuse de leur identité, […] nous ne voudrions en aucun cas passer sous silence, ceux qui dans un esprit de prosélytisme malsain, baptiseront ‘à tour de bras’, souvent à la demande des parents qui pensaient, à tort d’ailleurs, protéger ainsi leurs enfants ».

« Nous regrettons et nous voudrions demander pardon pour ce qui s’est apparenté dans un certain nombre de cas au viol de conscience et à l’abus de faiblesse, » dit le cardinal Joseph de Kesel.

Selon La Croix, « c’est la première fois que l’Église catholique belge fait repentance, à ce niveau de hiérarchie, pour son attitude dans la Seconde Guerre mondiale ».

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