L’Egypte ouvre sa frontière avec la bande de Gaza
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L’Egypte ouvre sa frontière avec la bande de Gaza

Le ministère de l'Intérieur du Hamas à Gaza annonce que l'Egypte a ouvert jeudi pour trois jours sa frontière avec la bande de Gaza pour les cas "humanitaires"

Des Palestiniens s'apprêtent à se rendre en Egypte après l'ouverture du poste frontalier de Rafah pendant trois jours pour des affaires humanitaires, dans le sud de la bande de Gaza le 12 avril 2018. (Crédit : AFP / SAID KHATIB)
Des Palestiniens s'apprêtent à se rendre en Egypte après l'ouverture du poste frontalier de Rafah pendant trois jours pour des affaires humanitaires, dans le sud de la bande de Gaza le 12 avril 2018. (Crédit : AFP / SAID KHATIB)

L’Egypte a ouvert jeudi pour trois jours sa frontière avec la bande de Gaza pour les cas « humanitaires », a annoncé le ministère de l’Intérieur à Gaza dans un communiqué.

C’est la quatrième fois depuis le début de l’année que l’Egypte ouvre le point de passage de Rafah entre l’enclave palestinienne et le Sinaï égyptien, d’ordinaire fermé.

Les cas « humanitaires » font généralement référence aux personnes malades ou blessées ne pouvant pas recevoir de traitement suffisant dans la bande de Gaza, placée sous blocus israélien depuis plus de 10 ans.

Jeudi matin, un photographe de l’AFP a vu un premier bus de 70 personnes, dont des femmes et des enfants, passer par Rafah pour se rendre en Egypte.

L’ouverture de la frontière intervient à la veille d’un troisième vendredi consécutif de manifestations palestiniennes prévues le long de la frontière entre Gaza et Israël.

Selon les médias israéliens, l’Egypte, l’un des deux seuls pays arabes à avoir signé un traité de paix avec Israël, négocie avec les dirigeants du mouvement terroriste islamiste du Hamas, au pouvoir à Gaza, pour tenter de calmer la crise.

Depuis le 30 mars, 32 Palestiniens ont été tués et des centaines blessés par les forces israéliennes lors de manifestations massives près de la barrière séparant Gaza de l’Etat hébreu. Ce mouvement d’un genre inédit vise à réclamer le « droit au retour » de quelque 700 000 Palestiniens ayant fui lors de la guerre qui a suivi la création d’Israël en 1948.

Le point de passage de Rafah est la seule sortie pour les habitants de Gaza du côté égyptien, mais l’Egypte l’a largement maintenu fermé ces dernières années, invoquant des menaces pour sa sécurité.

Les autorités égyptiennes entretiennent des relations tendues avec le Hamas, issu des Frères musulmans, une organisation islamiste interdite en Egypte.

Israël impose depuis plus d’une décennie un blocus paralysant à la bande de Gaza dont ses détracteurs estiment qu’il s’agit d’une punition collective contre les deux millions de Palestiniens qui peuplent l’enclave.

Israël défend ce blocus en disant qu’il est nécessaire pour isoler le Hamas, contre lequel il a mené trois guerres défensives depuis 2008.

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