L’entraineuse des gymnastes israéliennes : la politique était contre nous
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L’entraineuse des gymnastes israéliennes : la politique était contre nous

Alors que les JO de Rio se concluent, Ira Vigdorchik dénonce les mauvaises conditions d'entrainement de sa délégation

L'équipe israélienne concoure au ruban en finale de gymnastique rythmique pendant les Jeux olympiques de Rio, le 21 août 2016. (Crédit : AFP/Thomas Coex)
L'équipe israélienne concoure au ruban en finale de gymnastique rythmique pendant les Jeux olympiques de Rio, le 21 août 2016. (Crédit : AFP/Thomas Coex)

Après que l’équipe de gymnastique rythmique d’Israël a terminé sixième aux Jeux olympiques de Rio, l’entraîneuse de l’équipe a déclaré, dimanche, que la politique, la mauvaise représentation dans l’instance dirigeante de ce sport, et les conditions d’entraînements en dessous de la norme ont été un obstacle pour gagner une médaille.

Après deux tours de ruban virevoltant et de lancer de cerceaux, l’équipe a terminé avec un score total de 34.549 points, loin derrière la médaillée d’or, la Russie, qui a recueilli 36.233 points. L’Espagne et la Bulgarie était à égalité pour la médaille d’argent avec 35.766 points.

L’équipe, qui a remporté une médaille d’or dans l’épreuve des cerceaux et des clubs aux Championnats d’Europe en juin, était considérée comme le meilleur espoir d’Israël pour remporter l’or aux Jeux.

L’entraineuse, Ira Vigdorchik, a déclaré que l’équipe avait à gérer plus de choses que de simplement avoir à présenter une performance parfaite.

« Je ne pensais pas gagner une médaille », a-t-elle affirmé sur la Deuxième chaîne. « Même si nous n’avions fait aucune erreur, il n’y avait aucune chance de ramener une médaille des Jeux olympiques ».

L'équipe israélienne concoure au ruban en finale de gymnastique rythmique pendant les Jeux olympiques de Rio, le 21 août 2016. (Crédit : AFP/Thomas Coex)
L’équipe israélienne concoure au ruban en finale de gymnastique rythmique pendant les Jeux olympiques de Rio, le 21 août 2016. (Crédit : AFP/Thomas Coex)

« Il y a une situation qui ne se produit que lors des Jeux olympiques », a-t-elle expliqué. « Dans toutes les autres compétitions, la compétition débute avec chaque pays qui présente un juge, y compris nous ».

« Dès que tous les pays ont un juge, il y a une neutralisation de la subjectivité, mais dès que nous arrivons aux Jeux olympiques et que nous n’avons pas même un représentant, là nous avons un problème. L’Espagne a un juge à la Fédération internationale de gymnastique, la Bulgarie a un juge, le Japon a un juge. Ce sont des pays forts et nous n’avons aucun moyen de composer avec eux ».

Vigdorchik avait fait les unes avant les Jeux parce que les membres de l’équipe s’étaient plaintes de son régime d’entraînement rigoureux et qu’à une occasion, elle aurait donné des coups de pied à une gymnaste.

Sur la Dixième chaîne, elle a expliqué que l’équipe israélienne était séparée des autres concurrents dans les heures précédant l’événement olympique et qu’elle devait s’entraîner dans une tente chaude et humide, tandis que leurs rivaux ont eu accès à des installations plus appropriées.

Dans une critique apparente sur les ressources disponibles pour l’équipe en Israël, elle a déclaré que les conditions n’étaient pas mieux qu’à l’Institut Wingate, au sud de Rehovot, où les gymnastes s’entraînaient à l’approche des Jeux olympiques.

« Merci à l’Institut Wingate qui nous a préparé pour les mauvaises conditions. C’était humide ici comme là-bas. Nous nous sommes entraînés dans une tente humide pendant deux heures, alors que toutes les autres équipes qui ont fini au-dessus se sont entraînées ici », a-t-elle dénoncé faisant référence à l’emplacement principal où a eu lieu l’épreuve de gymnastique aux Jeux olympiques.

Malgré l’absence de médaille, la capitaine de l’équipe Ilana Koshbetzki était ravie de la performance de l’équipe composée de cinq membres.

« Nous ne pourrons jamais oublier cette expérience », a-t-elle déclaré au site Walla. « Je suis très fière de tout ce que nous avons fait au fil des ans, et surtout ici à Rio. Nous sommes arrivés à un grand moment que nous attendions depuis longtemps. Nous avons fait tout ce que nous pouvions. Ce qui est arrivé, il semble, était ce qui était censé se produire. »

Vigdorchik, dont le contrat comme entraîneuse a pris fin avec la conclusion des Jeux de Rio, a déclaré que si on lui demandait de continuer comme entraîneuse, elle envisagerait cette option.

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