Les Alsaciens d’Israël n’oublient ni les cigognes ni les Vosges
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Les Alsaciens d’Israël n’oublient ni les cigognes ni les Vosges

Malgré une implantation solide et ancienne, les juifs d'Alsace ont immigré en masse en Israël. Un phénomène qui date d'avant même la création d'Israël

Panneau de la rue des juifs à Strasbourg, France (Crédit : wikimedia commons)
Panneau de la rue des juifs à Strasbourg, France (Crédit : wikimedia commons)

Le journal l’Alsace est allé à la rencontre de ces juifs ayant décidé de quitter Strasbourg, surnommée comme d’autres villes de France, « la petite Jérusalem », et sa région pour aller s’installer en Israël.

Une d’elle, Strasbourgeoise d’une cinquantaine d’années partie vivre seule en Israël, témoigne : « Mon pays, dans lequel j’ai grandi et j’ai travaillé, n’a pas levé le petit doigt après l’assassinat de soldats et d’enfants. Le gouvernement a mis du temps pour reconnaître que ce n’était pas l’attentat d’un dingue isolé (…) [Mohamed Merah a tué le rabbin Jonathan Sandler et deux de ses enfants, Gabriel, 3 ans, et Aryeh, 6 ans ainsi qu’une autre petite fille de 8 ans, Myriam Monsonégo en mars 2012 à l’école Ozar HaTorah de Toulouse.] Ce qui a achevé de me convaincre, c’était la manifestation à Strasbourg, il y a quatre ans. Il y a eu des cris “Morts aux juifs”, et après, “Mort à Israël. »

Mais tout le monde n’a pas quitté la France pour des raisons sécuritaires. Pour nombre de ces Alsaciens, ce problème n’a pas été « déterminant ».

« J’étais orienté vers Israël dès mon plus jeune âge », reconnaît Michel Rothé, un dentiste de Mulhouse qui vit à Jérusalem depuis 1983, rapporte l’Alsace. « Il y a toujours eu, dans nos maisons, un Misrach [un tableau représentant les colonnes du temple de Jérusalem NDLR] orienté vers l’Est. Cela faisait partie du patrimoine du juif traditionaliste ».

Des Alsaciens, arrivés parfois avant même la création de l’Etat d’Israël, peuplent également nombre de kibboutz du nord d’Israël.

Tous conservent un certain attachement à leur région d’origine : « Les cigognes volent aussi par ici… » explique Michel Rothé qui avoue que « la cathédrale, les cloches, le marché de Noël [lui] manquent ».

Ils ont dû être ravis avec la semaine de la Gastronomie, organisée par la France et Israël, il y a deux semaines.

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