Les avocats de la veuve d’Arafat demandent des « actes supplémentaires »
Rechercher

Les avocats de la veuve d’Arafat demandent des « actes supplémentaires »

Des experts mandatés par la justice française ont écarté à deux reprises la thèse d'un empoisonnement

Yasser Arafat (Crédit : Thomas Coex/AFP)
Yasser Arafat (Crédit : Thomas Coex/AFP)

Les avocats de la veuve de Yasser Arafat ont annoncé vendredi qu’ils avaient demandé « une quinzaine d’actes supplémentaires » à la suite de la clôture de l’enquête française sur la mort du chef historique des Palestiniens en 2004 près de Paris.

Les avocats, Me Francis Szpiner et Me Renaud Semerdjian, estiment que les trois juges saisis d’une enquête pour « assassinat » depuis 2012 ont agi dans la « précipitation et l’urgence », alors que les causes de la mort de Yasser Arafat dans un hôpital militaire restent « inexpliquées ».

Selon eux, « la procédure démontre que la mort n’est pas une mort naturelle » et il faut donc continuer à en chercher les causes.

A la suite de la découverte de polonium 210, substance radioactive hautement toxique, sur des effets personnels de son mari, Mme Arafat avait porté plainte en France.

La tombe de Yasser Arafat, en Cisjordanie, avait été ouverte en novembre 2012 et une soixantaine d’échantillons avaient été prélevés sur sa dépouille et répartis pour analyse entre trois équipes d’experts suisses, français et russes.

Des experts mandatés par la justice française ont écarté à deux reprises la thèse d’un empoisonnement. Pour eux, la présence d’un gaz radioactif naturel, le radon, dans l’environnement extérieur expliquerait les fortes quantités de polonium décelées. Des experts suisses avaient, quant à eux, jugé la thèse d’un empoisonnement « plus cohérente » avec leurs propres résultats.

Les conseils de Souha Arafat ont donc demandé à la justice française une « nouvelle expertise par un collège international ». Ils réclament aussi l’audition de l’un des juges, qu’ils soupçonnent d’avoir violé le secret de l’instruction en évoquant l’affaire devant un journaliste.

La justice a un mois pour répondre à ces demandes. Le parquet doit théoriquement rendre son réquisitoire aux fins de non-lieu ou de renvoi devant une juridiction d’ici au 30 juillet.

Nombre de Palestiniens soupçonnent Israël, qui l’a toujours nié, d’avoir empoisonné Yasser Arafat avec des complicités dans son entourage.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...