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Les chefs du Hezbollah et du Jihad islamique se rencontrent au Liban

Nasrallah et Nakhaleh ont discuté "des rôles des différentes parties dans la résistance" et ont évoqué leur coopération future après le récent conflit dans la bande

Le leader du Hezbollah Hassan Nasrallah, à droite, et le chef du Jihad islamique palestinien, Ziyad Nakhaleh, au Liban, le 24 août 2022. (Capture d'écran : Twitter)
Le leader du Hezbollah Hassan Nasrallah, à droite, et le chef du Jihad islamique palestinien, Ziyad Nakhaleh, au Liban, le 24 août 2022. (Capture d'écran : Twitter)

Hassan Nasrallah, leader du Hezbollah, a rencontré le chef du Jihad islamique palestinien Ziyad Nakhaleh au Liban, mercredi, et les deux hommes ont discuté de différents développements survenus dans la région – et notamment à Gaza et en Cisjordanie, selon Al Mayadeen, site d’information affilié au Hezbollah.

Cette réunion a eu lieu dans une banlieue du sud de Beyrouth, a ajouté le reportage, et les deux parties ont réexaminé le récent conflit survenu dans les territoires palestiniens et les résultats des combats qui ont opposé, ce mois-ci, Israël et les terroristes du Jihad islamique palestinien à Gaza, dans le cadre de « l’Opération Aube ».

Nasrallah et Nakhaleh ont évalué la bataille qui a eu lieu sur le front ainsi que « ses dimensions médiatiques et politiques », a noté le site.

Les deux responsables auraient aussi parlé de future coopération entre leurs deux organisations terroristes et « des rôles que peuvent assumer les parties variées dans l’axe de la résistance dans les étapes futures ».

Le reportage n’a pas détaillé ce que pouvaient être exactement ces « étapes futures ».

Cette rencontre a eu lieu dans un contexte de tensions accrues entre Israël et le Hezbollah, en conflit sur les réserves de gaz offshore qui, en Méditerranée, contiendraient d’importantes quantités de gaz fossile, et dans un contexte de menaces répétées proférées par Nasrallah qui inquiètent l’État juif, qui redoute une flambée potentielle de violences sur sa frontière nord.

Israël et le Liban sont actuellement en pourparlers – les négociations ont commencé il y a un an – pour résoudre le conflit qui les oppose sur leurs frontières maritimes respectives. Ils sont en désaccord sur un périmètre de 860 kilomètres carrés qu’ils revendiquent tous les deux.

Le Liban affirme, par ailleurs, que le champ de gaz israélien de Karish se trouve dans ce périmètre contesté, alors que l’État juif dit, pour sa part, qu’il est situé dans ses frontières économiques reconnues à l’international.

Début juillet, le Hezbollah avait envoyé plusieurs drones en direction du champ de Karish. Ils avaient été abattus par l’armée israélienne.

Nasrallah a récemment renforcé sa rhétorique sur le sujet, avertissant dans un discours télévisé, le mois dernier – quelques jours après l’envoi des drones – que les provocations du groupe n’étaient « que le commencement ».

Début août, il avait déclaré que « la main qui voudra se poser sur les richesses du Liban, quelles qu’elles soient, sera coupée » et, pendant le week-end, il a mis en garde contre « une escalade » si les demandes libanaises n’étaient pas prises en compte et honorées dans les pourparlers maritimes qui se déroulent actuellement sous l’égide des Américains.

Un système anti-missile maritime du Dôme de fer sur un navire de guerre, montant la garde près de la plateforme d’Energean au champ de gaz de Karish, dans des images publiées par l’armée le 2 juillet 2022. (Crédit : Armée israélienne)

Des déclarations telles que « nous atteindrons Karish, nous atteindrons tout au-delà de Karish et nous atteindrons tout encore au-delà », ainsi que « la guerre est plus honorable que la situation vers laquelle le Liban se dirige actuellement – l’effondrement et la faim » ont amené Israël à renforcer ses défenses autour de la plateforme gazière installée à Karish.

Les deux pays seraient malgré tout proche d’un accord dans leur conflit frontalier. Mais les responsables israéliens ont dit s’inquiéter de ce que le Hezbollah n’accumule encore les provocations pour donner l’impression d’être à l’origine des concessions faites par Israël dans le cadre de l’accord.

Lundi, le ministre de la Défense, Benny Gantz, a averti le groupe chiite, basé au Liban, que toute attaque contre le gaz israélien pourrait entraîner une guerre.

« Nous sommes forts et nous sommes prêts pour ce scénario mais nous ne le voulons pas », a dit Gantz.

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