Les dernières mesures concernant les voyages pour Israël et les Israéliens
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Les dernières mesures concernant les voyages pour Israël et les Israéliens

Grèce, Croatie et Bulgarie autorisent les Israéliens à entrer sans quarantaine, mais avec restrictions ; les citoyens en provenance de 17 pays autorisés à rentrer sans quarantaine

La salle de départ de l'aéroport international Ben Gurion, le 16 août 2020. (Avshalom Sassoni/Flash90)
La salle de départ de l'aéroport international Ben Gurion, le 16 août 2020. (Avshalom Sassoni/Flash90)

Après des mois de fermeture du ciel, les Israéliens en provenance d’un certain nombre de pays désignés comme « verts » pourront entrer en Israël dès dimanche sans avoir besoin de se mettre en quarantaine, tandis que les touristes israéliens pourront faire leurs valises et se rendre dans trois pays sans avoir à se mettre en quarantaine au préalable.

Seuls les citoyens israéliens, les personnes ayant un statut de résident ou un permis de travail peuvent entrer en Israël, ce qui exclut les touristes étrangers.

Le directeur général du ministère de la Santé, Chezy Levy, a signé un décret autorisant les voyageurs de 20 pays à entrer en Israël sans aucune quarantaine, a indiqué le ministère de la Santé dans un communiqué.

Il s’agit des pays suivants : Royaume-Uni, Slovénie, Nouvelle-Zélande, Géorgie, Danemark, Autriche, Canada, Estonie, Rwanda, Italie, Finlande, Lettonie, Hong Kong, Allemagne, Hongrie, Chypre, Lituanie, Grèce, Croatie et Bulgarie.

L’ordonnance est rétroactive, ce qui signifie que toute personne arrivée de l’un de ces pays au cours des 14 derniers jours et mise en quarantaine n’a plus besoin de le faire.

Le ministère de la Santé n’a pas rendu publique la façon dont il a pris la décision de classer les pays en vert.

En outre, la Grèce, la Croatie et la Bulgarie autoriseront les Israéliens à entrer sur leur territoire sans avoir recours à l’isolement automatique, mais avec certaines autres restrictions.

Des personnes portant des masques faciaux pour prévenir la propagation du coronavirus attendent de monter à bord d’un ferry dans le port du Pirée, près d’Athènes, le 7 août 2020. (AP/ Thanassis Stavrakis)

Les Israéliens devront présenter un test de dépistage au coronavirus négatif dans les 72 heures précédentes à leur arrivée en Bulgarie et dans les 48 heures pour la Croatie. Aucun des deux pays n’exigera de test à l’atterrissage, ni d’isolement.

La Grèce a des règles plus strictes, avec seulement 600 touristes israéliens autorisés à venir par semaine, et seulement à quatre endroits : Athènes, Crète, Thessalonique et Corfou.

Le radiodiffuseur public Kan a indiqué que les touristes israéliens devront passer un test coronavirus entre leur arrivée en Grèce et leur transfert vers l’une des quatre destinations. Ils resteraient en quarantaine jusqu’à ce qu’ils reçoivent les résultats du test – un processus qui pourrait théoriquement prendre jusqu’à 48 heures. Il n’a pas été précisé qui paierait pour la quarantaine initiale ni comment les 600 places seraient attribuées.

L’accord a été conclu entre Israël et la Grèce après une rencontre entre le ministre grec des Affaires étrangères Nikos Dendias et son homologue israélien, Gabi Ashkenazi, à Jérusalem la semaine dernière.

Le ministre grec des Affaires étrangères Nikos Dendias (à droite) rencontre son homologue israélien Gabi Ashkenazi à Jérusalem, le 13 août 2020. (Twitter)

Depuis le début de la pandémie, la Grèce, qui a une population plus importante qu’Israël, a connu 6 858 infections et 226 décès. Israël, en revanche, a enregistré plus de 92 000 cas et 674 décès.

Le premier vol d’Israël vers la Bulgarie devait partir dimanche matin, et le premier vol vers la Grèce lundi. Les premiers vols seront assurés par des transporteurs étrangers, mais Israir commencera à assurer ces liaisons à partir de mardi, selon les informations de la Douzième chaîne de télévision.

Les Israéliens devront remplir une déclaration de santé lors de leur entrée et de leur sortie du pays.

Le radiodiffuseur public Kan a indiqué que la liste des pays qui ne nécessiteront pas de quarantaine sera généralement réévaluée tous les quinze jours ; toutefois, les données relatives aux infections seront également examinées à la fin de la première semaine.

Le trafic aérien est au ralenti depuis des mois, Israël étant plus ou moins fermé aux ressortissants étrangers depuis mars, et presque tous les pays interdisant aux Israéliens de venir sur leur territoire.

La salle de départ de l’aéroport international Ben Gurion, le 16 août 2020. (Avshalom Sassoni/Flash90)

Au début de ce mois, Israël a décidé d’autoriser des milliers d’étudiants étrangers à entrer dans le pays, malgré les restrictions de voyage liées au coronavirus.

Selon un communiqué du ministère de la Santé, 2 000 étudiants des universités et 12 000 étudiants des yeshivot seront autorisés à entrer en Israël pour leurs programmes respectifs. 5 000 autres participants aux programmes Massa, 500 lycéens participant au programme Naale et 1 500 personnes travaillant dans des institutions privées seront également autorisés à entrer dans le pays.

Selon une déclaration du ministère, 17 000 étudiants ont été autorisés à entrer sur le territoire, bien que l’on ne sache pas exactement à quoi correspondent ces chiffres.

Passagers vus à l’aéroport Ben Gurion, le 13 août 2020. (Flash90)

La députée Merav Michaeli, membre de la coalition du Parti travailliste qui vote avec l’opposition, a adressé une pétition au ministère de l’Intérieur, demandant des explications sur cette « grave discrimination », car des membres de la famille de citoyens israéliens se voient refuser l’entrée dans le pays depuis des mois, en raison de la pandémie.

Il y a des milliers d’Israéliens qui ont des conjoints étrangers et qui n’ont pas vu leurs proches depuis de nombreux mois, sans qu’aucune solution ne se profile à l’horizon pour eux pour le moment.

Israël a l’un des taux de morbidité par habitant les plus élevés au monde et de nombreux pays en interdisent actuellement l’accès aux visiteurs.

Seuls les pays qui ont des exigences d’entrée plus laxistes, comme le Brésil, les États-Unis, le Mexique, le Kenya et d’autres, autorisent l’entrée des Israéliens, bien que dans certains cas, ils doivent encore présenter des tests COVID-19 négatifs ou une mise en quarantaine à leur entrée.

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