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Les forces de l’ordre en état d’alerte à Jérusalem en ce premier vendredi du Ramadan

Un officier de police supérieur insiste sur le fait que les non-musulmans seront interdits d’accès au mont du Temple pendant les prières

Les forces de l'ordre israéliennes patrouillent alors que les Palestiniens se rassemblent devant la porte de Damas, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 22 mars 2023, avant le mois de jeûne musulman du Ramadan. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)
Les forces de l'ordre israéliennes patrouillent alors que les Palestiniens se rassemblent devant la porte de Damas, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 22 mars 2023, avant le mois de jeûne musulman du Ramadan. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

Les forces de l’ordre israéliennes étaient en état d’alerte à Jérusalem pour le premier vendredi du Ramadan, avant les prières très fréquentées de l’après-midi, sur le mont du Temple.

Le mois sacré musulman, qui a commencé jeudi et se terminera le 21 avril prochain, est souvent l’occasion de fortes tensions israélo-palestiniennes, compliquées cette année par des mois d’affrontements et un bilan déjà lourd à Jérusalem et en Cisjordanie.

Chargée de maintenir le calme, la police a fait savoir, par la voix d’un haut gradé à Jérusalem, que les non-musulmans ne pourraient se rendre sur le mont du Temple, dans la Vieille Ville de Jérusalem, au moment des prières, suivies par un grand nombre de fidèles à la mosquée Al-Aqsa.

L’armée israélienne a assoupli certaines restrictions à la circulation des Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza pour permettre aux femmes, aux enfants et à certains hommes de venir prier sans besoin de permis.

« Les Juifs ne seront pas autorisés à se rendre sur le mont [du Temple] aux heures de prière musulmane », a déclaré le surintendant principal Amir Ben-Kiki, chef des opérations de police dans la capitale, à la radio publique Kan.

Pour les musulmans palestiniens, les prières à la mosquée Al-Aqsa – troisième lieu le plus saint de l’islam – sont un élément central de la fête.

Les Juifs considèrent le mont du Temple comme le site le plus sacré du judaïsme

Des Palestiniens se rassemblent dans l’enceinte de la mosquée Al-Aqsa, sur le mont du Temple avant la prière du vendredi midi à Jérusalem le 27 janvier 2023. (Photo par Ahmad Gharabli/AFP)

S’agissant des démolitions d’édifices palestiniens pendant le Ramadan, Ben-Kiki a souligné que l’affaire relevait de la municipalité de Jérusalem, la police n’assurant que la sécurité.

Les autorités israéliennes s’abstiennent généralement de procéder à de telles destructions pendant le ramadan, mais le ministre d’extrême droite de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir – dont les actions alimentent les tensions, de l’aveu-même des forces de l’ordre – n’a pas fait mystère de son intention d’intensifier la destruction de constructions illégales à Jérusalem-Est.

« Pour le moment, nous ne savons pas si la municipalité a l’intention de détruire des maisons pendant le ramadan », a déclaré Ben-Kiki.

Par ailleurs, le cabinet de Ben Gvir a fait avoir qu’il assisterait à un point de sécurité avec des policiers, près du Mont du Temple, avant de faire une déclaration publique.

La police des frontières a déclaré que quelque 2 400 agents avaient été déployés vendredi à Jérusalem, en Cisjordanie et ailleurs en application de mesures de sécurité renforcées.

Dimanche dernier, Israéliens et Palestiniens se sont engagés à désamorcer les tensions avant le Ramadan lors d’un sommet régional relativement rare, bien que peu important, à Charm el-Cheikh, en Égypte.

Des responsables craignent que ce ramadan soit le plus difficile depuis des années, car les tensions ne sont pas retombées depuis le cycle d’opérations sécuritaires israéliennes en Cisjordanie et d’attentats terroristes palestiniens, compliqué par l’augmentation de la violence des résidents d’implantations.

Selon le quotidien Haaretz, lors d’une récente réunion avec le ministre de la Défense Yoav Gallant, des responsables militaires auraient déclaré que les troubles internes à Israël, la baisse de popularité de l’Autorité palestinienne, le regain des attaques juives nationalistes et les actions de Ben Gvir contribuaient à une très forte instabilité en Cisjordanie.

Des soldats israélien sur les lieux d’une fusillade dans la ville cisjordanienne de Hawara, le 19 mars 2023. (Crédit : AP Photo/Majdi Mohammed)

Les attentats palestiniens de ces derniers mois, en Israël et en Cisjordanie, ont fait 15 morts et plusieurs blessés graves, presque tous Israéliens.

Bon nombre de ces attentats ont eu lieu dans la capitale, perpétrés par des résidents palestiniens de Jérusalem-Est.

Par ailleurs, 85 Palestiniens ont été tués depuis le début de l’année, la plupart lors d’attentats ou d’affrontements avec les forces de l’ordre. Des civils ont également trouvé la mort dans des circonstances qui font l’objet d’une enquête.

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