Les mesures du Bas-Rhin pour lutter contre le racisme et l’antisémitisme
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Les mesures du Bas-Rhin pour lutter contre le racisme et l’antisémitisme

"Le Bas-Rhin dit non à l'antisémitisme et à toutes les formes de racisme et de rejet de l'autre", pouvait-on lire sur une grande bâche déployée sur un mur de l'hôtel départemental

Frédéric Bierry, président du Conseil départemental du Bas-Rhin, devant une centaine de personnes rassemblées devant l'hôtel du département à Strasbourg (Crédit : Frédéric Bierry/Twitter)
Frédéric Bierry, président du Conseil départemental du Bas-Rhin, devant une centaine de personnes rassemblées devant l'hôtel du département à Strasbourg (Crédit : Frédéric Bierry/Twitter)

Confronté à une recrudescence des actes antisémites et racistes sur son territoire, le département du Bas-Rhin a annoncé jeudi une série de mesures « concrètes » et « fortes » pour lutter contre ce « cancer qui ronge (la) société ».

« Nous proposerons, dès la prochaine séance plénière (le 4 avril, NDLR), des mesures très concrètes et fortes », a déclaré Frédéric Bierry, président du Conseil départemental du Bas-Rhin, devant une centaine de personnes rassemblées devant l’hôtel du département à Strasbourg.

Création de « lieux de mixité et de rencontre entre les différentes confessions », « renforcement du dialogue interreligieux » ou multiplication des actions éducatives dans les collèges : l’élu départemental a détaillé des pistes de réflexion pour s’attaquer à ce « cancer qui ronge notre société ».

« L’Alsace est une terre de fratrie (…) la situation est insupportable », a estimé M. Bierry, après avoir égrené une longue liste d’actes racistes et antisémites commis ces derniers mois dans le département.

« Le Bas-Rhin dit non à l’antisémitisme et à toutes les formes de racisme et de rejet de l’autre », pouvait-on lire sur une grande bâche déployée sur un mur de l’hôtel départemental en cette Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale.

« L’Alsace, c’est le Concordat, le vivre-ensemble et cette action l’illustre parfaitement », a dit Farrid Darrouf, imam de la mosquée du Neuhof à Strasbourg, saluant la volonté du département d’insister sur l’éducation et la pédagogie auprès des plus jeunes.

Le Bas-Rhin a été le terrain récemment de multiples actes antisémites et racistes : dans le cimetière juif de Quatzenheim, au nord-ouest de Strasbourg, 96 tombes avaient été recouvertes de croix gammées le 19 février, et celui de Herrlisheim, au nord-est de la ville, avait été souillé de graffitis antisémites le 11 décembre, jour de l’attentat contre le Marché de Noël de Strasbourg.

Des écrits à caractère antisémite ont également été découverts début mars devant une école de Strasbourg et des croix gammées sur les murs d’une ancienne synagogue de Mommenheim. Des mairies et permanences d’élus ont également été la cible de dégradations.

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