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Les politiques israéliennes en Cisjordanie minent le droit international – rapport ONU

Francesca Albanese, qui a été accusée d'antisémitisme, appelle l'AP à cesser sa coopération sécuritaire avec Israël en raison des crimes liés à "l'apartheid dans les colonies"

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

La rapporteuse spéciale des Nations unies, Francesca Albanese, s'adressant à l'ONU, en octobre 2022. (Crédit : YouTube)
La rapporteuse spéciale des Nations unies, Francesca Albanese, s'adressant à l'ONU, en octobre 2022. (Crédit : YouTube)

La responsable de l’ONU chargée d’examiner la politique d’Israël en Cisjordanie et à Gaza a présenté lundi à Genève un rapport cinglant accusant l’État juif d’emprisonner collectivement les Palestiniens, d’abuser sexuellement des femmes palestiniennes et de remettre en cause les fondements mêmes du droit international.

Dans son « Rapport du rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967 », Francesca Albanese appelle les États membres de l’ONU à poursuivre les responsables israéliens en vertu du droit international et exhorte les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne à suspendre la coopération avec Israël « qui pourrait conduire à la violation des droits et libertés fondamentaux en vertu du droit international ».

« Un rapport de 10 700 mots ne peut rendre compte de l’ampleur et de l’étendue de la privation arbitraire de liberté dans le territoire palestinien occupé, » écrit-elle. « Il ne peut pas non plus rendre compte de la souffrance des millions de Palestiniens qui ont été, directement ou indirectement, affectés. »

Albanese est connue pour son antisémitisme, pour lequel elle ne s’est jamais explicitement excusée, dénonçant plutôt les critiques de sa rhétorique comme une campagne de diffamation.

Dans son rapport, Albanese accuse Israël de tortures, de mauvais traitements infligés aux cadavres palestiniens, de contraindre les Palestiniens homosexuels à fournir des informations, et de « fouilles à nu invasives, d’abus sexuels et de menaces » à l’encontre des femmes.

Elle a également dénoncé l’Autorité palestinienne (AP), déclarant qu’elle « a ajouté une couche de répression à la vie des Palestiniens sous l’occupation ».

Des troupes israéliennes lors d’une opération à Jénine, en Cisjordanie, le 29 mai 2023. (Crédit : Armée israélienne)

« La coordination de la sécurité entre l’Autorité palestinienne et Israël a permis d’établir une connexion directe entre les appareils de détention palestiniens et israéliens », écrit-elle.

« Les arrestations et détentions arbitraires menées par l’Autorité palestinienne en Cisjordanie et les autorités de facto dans la bande de Gaza ont contribué à étouffer les droits et les libertés des Palestiniens », a-t-elle poursuivi, sans jamais nommer l’organisation terroriste Hamas tout au long de son rapport.

Albanese n’a pas mentionné le terrorisme palestinien dans son rapport. La phrase qui s’en rapproche le plus est celle de la conclusion où elle dit ne pas « tolérer aucun acte criminel commis par les Palestiniens, alors qu’ils vivent sous une occupation illégale depuis des dizaines d’années et que la plupart des Palestiniens ont été condamnés au travers d’une série de violations du droit international, y compris des violations des droits de la défense, qui entachent la légitimité de l’administration de la justice par la puissance occupante ».

Elle a également accusé Israël « d’apartheid dans les colonies » et fait référence aux communautés israéliennes situées au-delà de la Ligne verte comme étant des « colonies. »

L’avocate italienne a également reproché à la Cour suprême d’Israël d’avoir approuvé ses politiques en Cisjordanie et à Gaza.

Forces de sécurité israéliennes en action alors que les Palestiniens protestent contre le plan israélien d’annexion de certaines parties de la Cisjordanie, dans le village palestinien de Haris, le 26 juin 2020. (Crédit : Nasser Ishtayeh/Flash90)

En 2014, Albanese avait affirmé que le « lobby juif » contrôlait les États-Unis, des propos qui avaient été révélés pour la première fois par le Times of Israel.

Elle a également sympathisé avec des organisations terroristes, rejeté les préoccupations sécuritaires israéliennes, comparé les Israéliens aux nazis, accusé l’État juif de crimes de guerre potentiels, déclaré qu’Israël contrôlait la BBC et affirmé que l’État juif déclenchait des guerres par cupidité.

En février, un groupe bipartisan de membres du Congrès américain a exhorté les dirigeants de l’ONU à démettre Albanese de ses fonctions.

Israël ne l’a pas autorisée à pénétrer dans les zones palestiniennes pour son reportage. Le ministère des Affaires étrangères a refusé tout commentaire sur le rapport.

L’International Legal Forum, une ONG pro-israélienne, a qualifié le rapport de « nouvelle démonstration d’un parti pris anti-israélien sans fard et d’un feu vert au terrorisme palestinien, dépourvu de toute réalité et de la moindre base juridique ».

L’Assemblée générale des Nations unies et le Conseil des droits de l’homme ont tous deux été fortement critiqués par Israël et les États-Unis pour leur partialité à l’égard de l’État juif. Israël a accusé les Palestiniens, qui ont le statut d’État observateur non membre de l’ONU, d’essayer d’utiliser l’organisation mondiale pour contourner les négociations de paix.

Luke Tress a contribué à cet article.

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