Israël en guerre - Jour 431

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Les proches d’otages « humiliés » affirment que le cabinet refuse de les recevoir

Les familles menacent d'organiser un sit-in devant le ministère de la Défense jusqu’à qu'elles rencontrent Netanyahu, dont le bureau a affirmé que c'était déjà prévu

Tamir Adar, à droite, et d'autres proches d'Israéliens retenus en otage par les terroristes du Hamas à Gaza depuis le massacre du 7 octobre, lors d'une conférence de presse, à Tel Aviv, le 4 décembre 2023. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
Tamir Adar, à droite, et d'autres proches d'Israéliens retenus en otage par les terroristes du Hamas à Gaza depuis le massacre du 7 octobre, lors d'une conférence de presse, à Tel Aviv, le 4 décembre 2023. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Les familles des otages encore retenus en captivité à Gaza ont demandé lundi à rencontrer les membres du cabinet et menacent d’intensifier les manifestations contre le gouvernement s’ils refusent.

Ils ont fait remarquer qu’ils avaient demandé une réunion il y a deux jours, après la rupture d’une trêve avec le Hamas et l’arrêt des libérations d’otages, et ont déclaré qu’il était scandaleux qu’ils soient ainsi ignorés.

« Tout ce que nous demandons, c’est que le cabinet nous reçoive aujourd’hui, nous le méritons. Nous ignorer est humiliant », a déclaré Yaël Adar, mère de l’otage Tamir Adar, lors d’une conférence de presse.

« S’ils ne nous reçoivent pas avant 20h ce soir, nous devrons nous demander ce qu’il faut faire pour intensifier nos protestations », a-t-elle ajouté, précisant que les familles se rassembleront à l’entrée du complexe du ministère de la Défense de Tel Aviv, la Kirya, et y resteront.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a réfuté les accusations des familles d’otages selon lesquelles le cabinet les ignorait et a souligné qu’une réunion avec elles avait déjà été fixée pour mercredi.

« Une réunion entre le cabinet de guerre et les familles des otages a déjà été fixée hier pour mercredi », a déclaré son bureau dans un communiqué.

Des proches d’Israéliens pris en otage par des terroristes du Hamas à Gaza depuis le massacre du 7 octobre tenant une conférence de presse, à Tel Aviv, le 4 décembre 2023. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

« En raison de la demande des familles, la possibilité d’avancer cette rencontre est à l’étude. »

Le ministre de la Défense Yoav Gallant a rencontré quelques familles d’otages dimanche. Avec Netanyahu et le ministre Benny Gantz, ils forment tous les trois le cabinet spécial spécialement formé pour superviser la guerre.

Les otages ont été kidnappés le 7 octobre, lorsque 3 000 terroristes du Hamas ont franchi la frontière israélienne depuis la bande de Gaza par voie terrestre, aérienne et maritime, tuant au moins 1 200 personnes et s’emparant de plus de 240 otages de tous âges sous le couvert de milliers de roquettes tirées sur les villes et communautés israéliennes. La grande majorité des personnes tuées, alors que les terroristes palestiniens s’emparaient des communautés frontalières, étaient des civils, notamment des bébés, des enfants et des personnes âgées.

Israël a répondu par une opération militaire intense, dans le but déclaré de renverser le Hamas du pouvoir à Gaza et de libérer les otages.

Au cours d’une trêve de sept jours – qui a pris fin vendredi après que le Hamas n’a pas fourni la liste des otages qu’il avait l’intention de libérer et a commencé à tirer des roquettes une heure avant l’expiration de la trêve – ont été libérés des geôles du Hamas 105 otages civils : 81 Israéliens, 23 Thaïlandais et un Philippin. 137 otages se trouveraient encore à Gaza.

En retour, Israël a libéré 210 prisonniers de sécurité palestiniens, tous des femmes et des mineurs. En outre, quelque 200 camions, dont quatre camions-citernes de carburant et quatre camions-citernes de gaz de cuisine, sont entrés à Gaza chaque jour.

La trêve a été organisée par des acteurs internationaux, notamment le Qatar, l’Égypte et les États-Unis. Des responsables israéliens, dont le chef de l’agence de renseignement du Mossad David Barnea, se sont rendus à Doha pour participer à la médiation.

Adar a expliqué que les familles voulaient être rassurées sur le fait que la libération des otages reste la priorité du gouvernement après qu’Israël a rappelé ses négociateurs des pourparlers et repris son incursion terrestre à Gaza.

Illustration : Des terroristes du Hamas et du Jihad islamique palestinien vus alors qu’un véhicule de la Croix-Rouge transporte des otages récemment libérés à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 28 novembre 2023. (Crédit : Flash90)

« Nous demandons des réponses sur les prochaines étapes, et qu’ils [le cabinet] nous assurent que les otages sont une priorité », a-t-elle imploré.

Elle a rappelé les témoignages des otages libérés sur les mauvais traitements qui leur ont été infligés par le Hamas.

Daniel Lifshitz, dont les grands-parents Yocheved et Oded Lifshitz ont été pris en otage, appelle le gouvernement à libérer les otages « à n’importe quel prix ».

Yocheved a été libérée mais Oded, 83 ans, est toujours otage.

Daniel Lifshitz, dont le grand-père Oded est retenu en otage par les terroristes du Hamas à Gaza depuis le massacre du 7 octobre, lors d’une conférence de presse, à Tel Aviv, le 4 décembre 2023. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

« Revenez immédiatement à la table des négociations… et parvenez à un accord à n’importe quel prix. C’est ce que vous nous avez promis », a-t-il déclaré. « Nous ne supplierons pas. »

Notant également les conditions signalées dans lesquelles les otages sont maintenus et le fait que dix des personnes encore détenues sont âgées de plus de 70 ans, il a averti que « le temps est compté pour les otages ».

« Nous sommes ignorés », a-t-il fulminé. « Nous nous sentons humiliés. Vous avez du temps pour tout, sauf pour les familles. C’est une honte. »

Lifshitz a juré que les familles se rassembleraient aux portes de la Kirya et y resteraient jusqu’à ce qu’une réunion s’organise.

Il a ajouté que si le cabinet n’était pas en mesure de les aider, les familles « se tourneraient vers un organisme international », sans préciser lequel.

Dani Miran, dont le fils Omri a été enlevé au kibboutz Nahal Oz, a exigé que le cabinet fixe des réunions régulières avec les familles des otages.

« Il n’est pas possible qu’à chaque fois que nous demandons une réunion pour avoir des nouvelles de nos proches, nous devions supplier et ramper », a-t-il déclaré. « Il n’est pas possible que nous, les parents de nos enfants, ne soyons pas au courant de ce qui se passe. »

Haim Yitzhak Or, le frère de l’otage Avinatan Or, a déclaré que le cabinet de guerre s’était engagé il y a plus de deux semaines à organiser des réunions régulières avec les familles, mais que cela n’avait toujours pas eu lieu.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le ministre de la Défense Yoav Gallant et le ministre du cabinet de guerre Benny Gantz, lors d’une conférence de presse organisée au siège du ministère de la Défense, à Tel Aviv, le 22 novembre 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)

« Nous sommes restés assis en silence jusqu’à ce que nous ne le puissions plus », a-t-il déclaré. « Nous voulons des réponses. »

Netanyahu a nié les accusations selon lesquelles le cabinet ignore les familles des otages et a déclaré qu’une réunion avec elles avait déjà été fixée pour plus tard dans la semaine.

« Une réunion entre le cabinet de guerre et les familles des otages a déjà été fixée hier pour mercredi », a déclaré son bureau dans un communiqué. « En raison de la demande des familles, la possibilité de l’avancer est examinée. »

Netanyahu a rencontré pour la première fois les familles des otages le 15 octobre, au milieu de critiques acerbes formulées à l’époque par les proches, selon lesquelles le gouvernement avait délaissé les personnes détenues à Gaza.

Haïm Yitzhak Or, frère d’Avinatan Or retenu en otage par les terroristes du Hamas à Gaza depuis le massacre du 7 octobre lors d’une conférence de presse, à Tel Aviv, le 4 décembre 2023. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Le ministre de la Défense Gallant a tenu des réunions hebdomadaires avec les familles. Dimanche, il leur a dit que la pression militaire poussait le Hamas à libérer davantage d’otages.

Lors de la réunion, Gallant a déclaré que les pourparlers visant à prolonger la trêve négociée par le Qatar avaient échoué parce que le Hamas avait refusé de libérer davantage de femmes otages et a plutôt cherché à libérer d’autres personnes enlevées appartenant à d’autres groupes, en violation de l’accord.

« Lorsque les opérations militaires progressent, la pression sur le Hamas augmente, ainsi que nos chances de restituer davantage d’otages », a déclaré Gallant aux familles.

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