Les vaccins ne sont pas risqués pendant la grossesse et aident les bébés – étude
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Les vaccins ne sont pas risqués pendant la grossesse et aident les bébés – étude

Après avoir examiné les données de 3 000 femmes, des médecins de Jérusalem affirment que celles qui contractent le COVID courent un risque plus élevé d'accouchement prématuré

Illustration : une infirmière en néonatalogie remet un bébé à sa mère pendant la pandémie de coronavirus. (Crédit : Hannah McKay/Pool Photo via AP)
Illustration : une infirmière en néonatalogie remet un bébé à sa mère pendant la pandémie de coronavirus. (Crédit : Hannah McKay/Pool Photo via AP)

Une analyse des données de santé recueillies auprès de 3 000 femmes à Jérusalem a révélé que les vaccins contre le coronavirus n’augmentent pas les risques pendant la grossesse, mais que le fait de contracter le COVID-19 peut rendre les femmes légèrement plus vulnérables face à un accouchement prématuré, a déclaré un médecin mardi.

Les autorités sanitaires recommandent largement de vacciner toutes les personnes âgées de plus de 12 ans, y compris les femmes enceintes, qui allaitent ou qui souhaitent être enceintes, mais beaucoup de ces femmes hésitent.

Les médecins de l’hôpital Shaare Zedek de Jérusalem ont examiné les données de 3 000 femmes et n’ont trouvé aucune corrélation entre la vaccination et les complications liées à la grossesse. Ils ont même trouvé des signes précurseurs indiquant que les bébés de mères vaccinées pourraient être moins susceptibles de développer des complications.

« Nous voulions voir si les vaccins avaient un impact sur les bébés à naître, et nous avons constaté qu’il n’y avait absolument aucune complication de grossesse liée à la vaccination », a déclaré au Times of Israël le Dr Misgav Rottenstreich, médecin principal de Shaare Zedek.

L’étude a cependant révélé un risque légèrement accru d’accouchement précoce chez les femmes ayant contracté le COVID, même si elles se sont rétablies de la COVID. Alors que 2,8 % des femmes vaccinées et non vaccinées ont connu un accouchement prématuré, ce taux est passé à
3,4 % chez les femmes qui avaient contracté le virus et s’en étaient remises. « Cela reflète principalement les contaminations proches de la date d’accouchement, qui semblent exposer les mères au risque d’accouchement prématuré », a déclaré Rottenstreich.

Il a ajouté que depuis la fin de l’étude en avril, les données de centaines d’autres femmes ont été recueillies et qu’elles corroborent les premiers résultats.

« Il s’agit d’une vaste étude, ce qui signifie que nos conclusions sont solides. Nous espérons que cette étude incitera un plus grand nombre de femmes enceintes à se faire vacciner, car beaucoup d’entre elles ont peur de se faire vacciner en raison des inquiétudes liées à la grossesse. »

L’étude n’a pas été publiée ni examinée par des pairs. Cependant, d’autres études publiées, telles qu’une analyse de plus de 17 000 femmes publiée par le Journal of the American Medical Association la semaine dernière, ont également montré que les vaccins sont sans danger pour les femmes enceintes.

Une soignante israélienne administre une dose du vaccin de Pfizer-BioNtech à une femme enceinte dans un centre de la Clalit, à Tel Aviv, le 23 janvier 2021. (Crédit : AFP)

« La vaccination contre le COVID n’entraîne aucune conséquence néfaste, et il peut même y avoir des conséquences positives », a déclaré Rottenstreich, ajoutant qu’il n’a pas d’explication médicale pour ces éventuelles conséquences positives.

Parmi les conséquences positives possibles :

  • Davantage de bébés nés de mères non vaccinées ont été placés en soins intensifs : 4,5 % d’entre eux se sont retrouvés en soins intensifs, contre 4,1 % pour les bébés nés de mères vaccinées. Le taux était de
    5,2 % chez les enfants dont la mère avait contracté le COVID-19 et s’était rétablie.
  • Une assistance respiratoire a été nécessaire pour 0,8 % des nourrissons nés de mères vaccinées, contre 1,5 % des bébés des mères non vaccinées et 1,1 % de ceux dont les mères se sont rétablies du coronavirus.
Illustration : une infirmière s’occupe d’un nourrisson dans la nouvelle unité de soins intensifs néonatals de Shaare Zedek à Jérusalem, le 24 février 2014. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Notre étude a révélé que le virus est susceptible d’avoir un impact négatif à la fois sur la mère et sur le nourrisson, tandis que le vaccin améliore uniquement la santé des futures mères et leur permet de poursuivre leur mode de vie sans qu’il soit nécessaire de les isoler de la population générale », a déclaré le professeur Sarina Grisaru, directrice du Wilf Women and Infant Center de l’hôpital Shaare Zedek et co-auteur de l’étude.

« Avec ces nouvelles données, nous pouvons conseiller de manière concluante à toutes les femmes enceintes de sortir et de se faire vacciner. »

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