Israël en guerre - Jour 143

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Les ventes de biens immobiliers en juillet ont chuté de 27 % par rapport à 2022

Avec seulement 6 912 ventes, c'est le chiffre le plus bas pour juillet depuis la récession économique due à l'Intifada de 2002. Les primo-acquisitions augmentent légèrement

Construction de nouveaux immeubles résidentiels sur la rue Allenby à Tel Aviv, le 21 mai 2023. Illustration (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Construction de nouveaux immeubles résidentiels sur la rue Allenby à Tel Aviv, le 21 mai 2023. Illustration (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le nombre d’achats de biens immobiliers en juillet a fortement chuté par rapport aux chiffres de juillet 2022, en raison de la hausse des taux d’emprunt qui a dissuadé les acheteurs et fait chuter le marché à son plus bas niveau depuis des dizaines d’années.

Seulement 6 912 biens se sont vendus en juillet, selon un rapport mensuel publié lundi par l’économiste en chef du ministère des Finances, soit une baisse d’environ 27 % par rapport au chiffre de juillet 2022 de 9 432, lui-même en baisse de 28 % par rapport à juillet 2021.

Toujours selon le rapport, les transactions ont chuté de 3 % de juin à juillet, avec un marché immobilier israélien passé de la surchauffe à l’arrêt.

Le total de juillet dépasse à peine le niveau le plus bas jamais enregistré pour juillet, enregistré au plus fort de la deuxième Intifada palestinienne, en 2002, lorsque les problèmes de sécurité ont plongé l’économie dans la récession.

Les achats dans le neuf comme dans l’occasion ont diminué, indique le ministère.

« Ce creux est particulièrement sensible pour les biens d’occasion, même si sur le marché libre du neuf », il y a également eu une détérioration, indique le rapport.

Si l’on exclut les ventes subventionnées par le gouvernement, seuls 6 264 biens se sont vendus en juillet, soit une baisse de 29 % par rapport à juillet 2022 et une baisse d’un pour cent par rapport au mois précédent.

« Il n’y a rien de bien nouveau sous le soleil. Les acheteurs continuent d’attendre », explique Raul Sargo, président de l’Association des entrepreneurs de Boni Ha’aretz, dans une déclaration à Walla.

« Le gouvernement israélien doit veiller à augmenter l’offre de biens en offrant des incitations économiques aux entrepreneurs, pour lutter contre la baisse des ventes », a-t-il demandé.

Sans surprise, les achats de résidences secondaires ont été parmi les plus durement touchés, chutant de 41 % d’une année sur l’autre, avec seulement 1 026 biens dits d’investissement achetés en juillet, contre 1 800 auparavant. Ce chiffre représente une baisse de 9 % par rapport à juin de cette année.

Vue d’un chantier de construction de logements dans la ville de Beer Sheva, dans le sud d’Israël, le 28 juillet 2022. (Crédit : Nati Shohat / Flash90)

Avec plus de 3 971 biens achetés, les primo-acquéreurs ont suivi une toute autre tendance, puisque ce chiffre est seulement de 11 % inférieur à celui de juillet 2022 et de 4 % supérieur à celui de juin 2023. Cette baisse annuelle est la plus modeste depuis avril 2022, date à laquelle les achats ont commencé à refluer.

Les achats de biens fluctuent au fil de l’année et d’une année sur l’autre.

Ces dernières décennies, le marché immobilier israélien avait cru de manière continue avant que la Banque d’Israël ne commence à relever ses taux d’intérêt, en 2022, de façon à contenir l’inflation qui s’avère par ailleurs plus forte que prévue. Seules 4 001 transactions immobilières ont été enregistrées en avril 2023, contre quelque 9 000 en avril 2022.

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