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« Les violons de l’espoir », un documentaire sur le luthier israélien Amnon Weinstein

Le film, hommage vibrant au luthier qui répare des violons sauvés de la Shoah, sera projeté le lundi 24 octobre à 19h à l’Institut français d’Israël, à Tel Aviv

L’Institut français d’Israël organise le lundi 24 octobre à 19h la projection en avant-première du documentaire « Les violons de l’espoir », produit par la société de production française Adamis Production.

Le documentaire est un hommage vibrant au luthier Amnon Weinstein.

Né en 1939, l’homme est un luthier israélien de renommée internationale.

Fondateur et promoteur de la collection « Violons de l’espoir », il s’applique à redonner vie à des violons « rescapés » de la Shoah. Son atelier de Tel Aviv a ainsi redonné vie à plus de 110 violons.

Cette année, Eric Danon, ambassadeur de France en Israël, lui a remis les insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur et lui a rendu visite dans son atelier.

La projection – en français – aura lieu dans l’auditorium de l’Institut français de Tel Aviv (7 boulevard Rothschild), en présence d’Amnon Weinstein – un échange avec lui suivra la diffusion. Évènement en entrée libre, l’inscription est obligatoire par email à l’adresse accueilifta@ambfr-il.org.

« Certains violons étaient abîmés par la neige ou rongés par l’humidité. D’autres sont restés cachés dans les caves d’un ghetto ou ont été jetés d’un convoi sans retour », écrit l’Institut français d’Israël.

« Des instruments meurtris, malmenés, parfois éventrés qui ont survécu à la barbarie nazie, à la déportation et à la Solution finale, contrairement à leurs propriétaires. Des centaines de victimes de la Shoah qui ont dû abandonner leurs instruments sur les routes verglacées de Pologne ou en entrant dans la chambre à gaz. »

« Amnon Weinstein, luthier israélien, a décidé de consacrer sa vie à retrouver ces violons rescapés. Un à un. Pour les soigner, leur redonner la capacité de jouer et devenir les témoins vibrants de tous ceux qui ne peuvent plus raconter l’indicible. Avec une infinie douceur, cet artisan dont presque toute la famille a péri dans les camps de concentration prend soin de ces violons devenus de véritables capsules de mémoire. En frôlant leurs courbes, en caressant leur bois ambré, en suivant le tracé des étoiles de David en nacre marquetées, on peut presque entendre les plaintes de ces femmes, de ces hommes et de ces enfants. Verlaine parlait, lui, des ‘sanglots longs des violons de l’automne…’, vers poétique qui annonçait d’ailleurs le Débarquement sur Radio Londres. Ceux que Amnon a patiemment ressuscités n’en finissent pas de pleurer, en musique, le silence laissé par les absents. »

Le documentaire vise ainsi à montrer « l’intimité de l’atelier d’Amnon Weinstein, qui s’intéresse autant à la réparation, qu’à l’histoire et à la généalogie de ces violons issus du patrimoine culturel des Juifs d’Europe centrale ».

Il suit le travail de ce luthier, dont le père avant lui et le fils aujourd’hui partagent la même passion. Il montre une immersion au cœur de ce véritable laboratoire, installé dans un modeste sous-sol de Tel Aviv, où la matière révèle la persistance de l’humanité en dépit du crime perpétré contre elle.

« Tous ces modestes violons – aucun n’est un Stradivarius – dont la grâce provient à la fois de leur destin tragique et de l’amour mis par Amnon Weinstein dans leur restauration, profitent aujourd’hui d’une seconde vie. Ils constituent le programme des ‘Violons de l’espoir’ et se produisent sur les scènes du monde entier. À Berlin, Monte-Carlo, New York ou Tel Aviv, les plus grands virtuoses actuels interprètent des œuvres majeures du répertoire classique avec ces instruments réchappés de l’enfer. »

« Chaque concert est une parenthèse enchantée, une bulle d’émotions où se mêlent le deuil, le recueillement, mais aussi une incroyable énergie salvatrice, la force de la musique et le sentiment de reprendre le dessus face à la barbarie. »

Deux concerts sont prévus prochainement à Paris, le premier à la Scène musicale le jeudi 17 novembre, et le second à la Salle Gaveau le samedi 19 novembre, avec l’orchestre du palais royal, sous la direction de Jean-Philippe Sarcos.

La première diffusion télévisée du documentaire est programmée le 18 novembre à 20h50 sur la chaîne Histoire TV. Le film sera diffusé sur TV5 Monde, France Télévisions et Public Sénat dans les semaines qui suivront.

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