Rechercher

L’ex-comptable d’Auschwitz a déposé un pourvoi en cassation

Oskar Gröning, 94 ans, a été condamné à quatre ans de prison pour "complicité" dans le meurtre de 300 000 Juifs

Oskar Gröning au premier jour de son procès à Luneberg, en Allemagne, le 21 avril 2015 (Crédit : JTA/Andreas Tamme/Getty Images)
Oskar Gröning au premier jour de son procès à Luneberg, en Allemagne, le 21 avril 2015 (Crédit : JTA/Andreas Tamme/Getty Images)

L’ancien comptable d’Auschwitz Oskar Gröning, 94 ans, condamné en Allemagne à quatre ans de prison pour « complicité » dans le meurtre de 300 000 Juifs, a déposé un pourvoi en cassation, a annoncé lundi son avocat à l’AFP.

Ce pourvoi devant la Cour fédérale allemande suspend l’exécution de la peine infligée mercredi dernier au vieil homme par le tribunal de Lunebourg (nord), en conclusion de ce qui pourrait être le dernier procès d’un ancien nazi.

Il offre aussi à la juridiction suprême basée à Karlsruhe (sud-ouest) l’occasion de statuer sur la responsabilité pénale des anciens SS à qui l’on ne reproche aucune violence directe, comme Gröning, dépeint par l’accusation en simple « rouage » de l’extermination.

Après trois mois d’audience, le nonagénaire a été condamné la semaine dernière pour avoir accepté « un travail de bureau sûr » à Auschwitz, camp emblématique de la Shoah qualifié par le tribunal de « machine entièrement destinée à tuer des gens ».

Le parquet avait requis trois ans et demi de prison, mettant en balance la « contribution mineure » de l’accusé au fonctionnement du camp avec le nombre « presque inimaginable » de victimes.

Le vieil homme, soucieux de s’expliquer, a d’emblée assumé une « faute morale » et a présenté à plusieurs reprises ses excuses, mais sa défense a plaidé l’acquittement, estimant qu’il n’a joué aucun rôle « pertinent sur le plan pénal » dans l’extermination.

Le procès Gröning illustre la sévérité accrue de la justice allemande à l’égard des derniers nazis encore vivants, depuis la condamnation en 2011 de John Demjanjuk, ex-gardien de Sobibor, à cinq ans de prison: sa seule présence au sein du camp avait suffi pour le juger « complice » de meurtres, sans preuve d’actes plus précis.

Demjanjuk s’était pourvu en cassation mais était décédé pendant l’examen de son pourvoi, sans que la Cour fédérale n’ait pu trancher son cas et valider ou invalider cette conception élargie de la responsabilité.

Selon le patron de l’office fédéral chargé d’enquêter contre les crimes nazis, une dizaine de procédures contre d’anciens gardes de camps de la mort sont toujours en cours, même si « beaucoup ont dû être abandonnées » en raison du décès ou de l’état de santé des suspects.

Quelque 1,1 million de personnes, dont un million de Juifs, ont péri entre 1940 et 1945 à Auschwitz-Birkenau, libéré par les troupes soviétiques fin janvier 1945.

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.