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L’exploitation potentielle de gaz à Gaza discutée par des responsables

Le conseiller à la Sécurité nationale insiste sur le fait qu'aucun accord ne sera conclu tant que le Hamas n'aura pas restitué les dépouilles des soldats

Pêcheurs palestiniens à quelques centaines de mètres de la plage de Gaza Ville, le 10 août 2014. (Crédit : Roberto Schmidt/AFP)
Pêcheurs palestiniens à quelques centaines de mètres de la plage de Gaza Ville, le 10 août 2014. (Crédit : Roberto Schmidt/AFP)

De hauts responsables de la sécurité ont tenu des discussions sur le développement potentiel de champs de gaz naturel au large de la côte de la bande de Gaza, dans le cadre de récentes réunions entre Israël et l’Autorité palestinienne (AP), a rapporté vendredi dernier la télévision israélienne.

Selon la Treizième chaîne, les discussions sont menées par le conseiller à la Sécurité nationale Tzahi Hanegbi et le général de division Ghassan Aliane, chargé de la liaison militaire avec les Palestiniens, après avoir reçu le feu vert du Premier ministre Benjamin Netanyahu et du ministre de la Défense Yoav Gallant.

La chaîne n’a pas précisé quand les discussions internes ont eu lieu, mais les a décrites comme étant liées aux sommets tenus en Égypte et en Jordanie au début de l’année. À la suite de la réunion de Charm el-Cheikh, en mars, qui s’est essentiellement concentrée sur la désescalade des tensions, les responsables israéliens et palestiniens ont déclaré qu’ils avaient convenu d’œuvrer à l’amélioration des conditions économiques du peuple palestinien ainsi que de la situation financière de l’AP, à court d’argent, qui bénéficierait du développement des champs Marine 1 et Marine 2, situés à quelque 30 kilomètres de Gaza.

Les deux parties ont tenu des négociations sporadiques sur la question au fil des ans, mais ne sont jamais parvenues à un accord en raison de nombreux obstacles. Outre les objections israéliennes et autres différends, l’AP n’a exercé aucun contrôle sur Gaza depuis qu’elle en a été chassée en 2007 par le groupe terroriste palestinien du Hamas, qui contrôle désormais l’enclave côtière.

Selon la chaîne, l’une des questions soulevées lors des discussions est que l’AP n’étant pas un État, Israël souhaite que l’Égypte soit chargée de diriger cette initiative. Il a également souligné les difficultés résultant de la domination du Hamas sur la bande de Gaza.

Un fonctionnaire israélien anonyme cité dans le reportage a déclaré que tout accord avec l’AP susciterait probablement des réactions négatives en Israël, citant deux soldats israéliens tués en combattant à Gaza pendant la guerre de 2014 et dont les corps sont toujours détenus par le Hamas – leur retour ne ferait pas partie de l’accord.

Israël a informé les Palestiniens, les États-Unis et l’Égypte de l’évolution des discussions. Un haut fonctionnaire israélien a déclaré que les deux derniers avaient exprimé leur soutien, tandis que le premier était sceptique, compte tenu des années de discussions sur le sujet qui n’ont jamais abouti.

Le conseiller à la Sécurité nationale Tzahi Hanegbi arrivant à une réunion du cabinet au Bureau du Premier ministre, à Jérusalem, le 15 janvier 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Dans une interview accordée à la Treizième chaîne, Hanegbi a reconnu qu’il était « impliqué » dans cette affaire, mais a insisté sur le fait « qu’il n’y aura rien concernant le développement des infrastructures » à Gaza tant que les corps des soldats Oren Shaul et Hadar Goldin n’auront pas été restitués. Le Hamas détient également deux Israéliens vivants, Avraham Mengistu et Hisham al-Sayed.

« Nous pouvons parler et faire des plans pour qu’ils comprennent le coût de cette perte. Ce n’est pas seulement une question de gaz, il y a des infrastructures que le monde entier est prêt à soutenir à Gaza. Nous ne le permettrons pas tant que nos garçons ne seront pas revenus », a-t-il déclaré.

Le rapport sur l’exploitation possible du gaz naturel au large de la bande de Gaza a été publié après qu’Israël a engagé la semaine dernière des combats avec le Hamas et le groupe terroriste du Jihad islamique palestinien, basé à Gaza, à la suite de la mort d’un membre important du Jihad islamique palestinien qui faisait une grève de la faim dans une prison israélienne.

En ce qui concerne la réponse d’Israël aux tirs de roquettes palestiniens, Hanegbi a déclaré qu’il pensait qu’il y avait eu « dissuasion » et qu’il rendait le Hamas responsable de la flambée des hostilités.

« Il y a un jeu compliqué entre le Hamas et le Jihad islamique et parfois le Hamas le laisse ‘évacuer sa frustration’, comme cette fois-ci », a-t-il déclaré. « Le Hamas l’a permis en faisant un clin d’œil et c’est pourquoi la réponse israélienne a été puissante. »

L’AFP a contribué à cet article.

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