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L’historienne Stephanie Share retrace l’histoire du négationnisme

Dans ce livre, elle aborde le phénomène du négationnisme dans sa dimension internationale depuis ses origines jusqu’à nos jours

Stephanie Courouble Share est historienne, spécialiste du négationnisme, petite-fille de déporté, et actuellement chercheure associée à l’Institute for the Study of Global Antisemitism and Policy (ISGAP-New York).

Elle a sorti en octobre l’ouvrage Les Idées fausses ne meurent jamais : Le négationniste, histoire d’un réseau international (Éditions Le Bord de L’Eau), préfacé par Pascal Ory de l’Académie française.

Dans ce livre, elle aborde le phénomène du négationnisme dans sa dimension internationale depuis ses origines jusqu’à nos jours.

Elle y montre son émergence, sa pénétration dans la sphère publique des démocraties occidentales, et expose avec minutie les diverses réactions face à ce phénomène, qu’elles soient d’ordre politique, juridique, associatif, médiatique, ou intellectuel.

« Ce livre s’attache notamment à l’analyse des scandales négationnistes qui ont défrayé la chronique ces 60 dernières années. Il met en lumière la naissance d’une idéologie où l’antisémitisme et l’anti-sionisme sont étroitement intriqués, et où ex-nazis, néo-nazis, libertariens, libertaires et islamistes radicaux se sont retrouvés pour nier et réécrire l’histoire du Génocide des Juifs », explique-t-elle.

« Fruit d’un travail de longue haleine initié auprès de mon mentor Pierre Vidal-Naquet, cet ouvrage est le résultat de nombreuses enquêtes et recherches menées à travers le monde, dans les archives de presse et privées, de la France aux États-Unis, en passant par l’Angleterre, l’Allemagne, Israël et le Canada. Ce livre, je l’espère, par la connaissance plus aigüe du phénomène qui y est analysé, alertera sur l’urgence qu’il y a, à combattre le négationnisme. »

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