Rechercher

Liban : la France appelle à l’élection d’un nouveau président

Michel Aoun a signé un décret contestant au Premier ministre démissionnaire le droit de diriger le pays, accentuant la paralysie des institutions

Un chauffeur de camion tient un drapeau libanais alors que d'autres chauffeurs bloquent une autoroute principale avec leurs véhicules pendant une grève générale des transports publics et des syndicats de travailleurs, à Beyrouth, au Liban, jeudi 13 janvier 2022. (Crédit : AP Photo/Bilal Hussein)
Un chauffeur de camion tient un drapeau libanais alors que d'autres chauffeurs bloquent une autoroute principale avec leurs véhicules pendant une grève générale des transports publics et des syndicats de travailleurs, à Beyrouth, au Liban, jeudi 13 janvier 2022. (Crédit : AP Photo/Bilal Hussein)

La France a appelé lundi les députés libanais à élire un nouveau président au lendemain du départ du chef de l’Etat Michel Aoun sans successeur désigné, et en plein effondrement économique du pays.

« La France appelle l’ensemble des acteurs libanais à prendre leurs responsabilités et à être à la hauteur du moment, pour le Liban et les Libanais. Elle appelle les députés libanais à élire, sans délai, un nouveau président de la République », a indiqué son ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

« Le Liban traverse une crise économique, financière, sociale grave et inédite, qui requiert le bon et plein fonctionnement de toutes ses institutions (Présidence, Gouvernement, Parlement) pour prendre les mesures qui s’imposent pour redresser le pays et améliorer urgemment la situation des Libanais », a ajouté le Quai d’Orsay.

Michel Aoun a quitté dimanche le palais présidentiel à la veille de l’expiration de son mandat. Juste avant, il a signé un décret contestant au Premier ministre démissionnaire le droit de diriger le pays, accentuant la paralysie des institutions.

Sur cette photo publiée par le photographe officiel du gouvernement libanais, le président libanais Michel Aoun signe l’accord négocié par les États-Unis établissant une frontière maritime entre le Liban et Israël, au palais présidentiel, à Beyrouth, Liban, le 27 octobre 2022 (Dalati Nohra via AP)

Le Parlement s’est réuni en vain, à quatre reprises depuis un mois, pour élire un président : ni le camp du Hezbollah musulman chiite, le puissant groupe terroriste pro-iranien qui domine la vie politique au Liban, ni celui de ses opposants ne disposent d’une claire majorité pour imposer un candidat.

Le mandat de Michel Aoun a été marqué par l’effondrement économique du Liban, l’explosion dévastatrice du port de Beyrouth et un soulèvement populaire inédit.

La France, traditionnellement proche du Liban, multiplie les appels à son personnel politique pour un retour à une gouvernance responsable et stable.

« Les dirigeants libanais doivent être à la hauteur de leurs responsabilités politiques et institutionnelles », avait déclaré mi-octobre à Beyrouth la cheffe de la diplomatie française, soulignant que le pays ne pouvait plus « prendre le risque d’une vacance du pouvoir ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...