L’impératrice de la beauté Helena Rubinstein à l’honneur au Mahj à Paris
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L’impératrice de la beauté Helena Rubinstein à l’honneur au Mahj à Paris

Du 20 mars au 25 août, le Musée d’art et d’histoire du judaïsme rend hommage à l’industrielle française du cosmétique

Helena Rubinstein, 1953 ; Paris, Archives Helena Rubinstein - L'Oréal ; conception graphique Doc Levin
Helena Rubinstein, 1953 ; Paris, Archives Helena Rubinstein - L'Oréal ; conception graphique Doc Levin

« L’aventure de la beauté ». Telle a été la vie de l’industrielle Helena Rubinstein. Ce mercredi 20 mars, pour la première fois en France, s’ouvrira une exposition en son honneur au Musée d’art et d’histoire du judaïsme, à Paris.

L’évènement sera organisé jusqu’au 25 août prochain.

Née à Cracovie en 1872 dans une modeste famille juive orthodoxe, Rubinstein créa sa première pommade pour peaux abimées peu après son déménagement en Australie alors qu’elle avait 24 ans. La jeune femme fonde ensuite sa société éponyme et ouvre un salon à Melbourne. Elle inventerait plus tard le premier mascara waterproof et le premier masque aux hormones et se retrouverait à la tête d’un véritable empire du cosmétique, racheté par L’Oreal en 1984.

À la mort de sa fondatrice, en 1965, la société comptait quinze usines et 30 000 employés à travers le monde. Un succès obtenu autant par son sens aiguisé des affaires que par sa vision moderne du cosmétique, mettant la science au service de ses produits de beauté. Une vie et une carrière qui lui vaudrait le surnom de « l’impératrice de la beauté » par Jean Cocteau.

Helena Rubinstein pose devant ses portraits peints par Salvador Dali, Marie Laurencin, Candido Portinari, Graham Sutherland, Pavel Tchelitchew, etc… New York, années 1940-1950 ; Paris, Archives Helena Rubinstein – L’Oréal © ADAGP, Paris, 2019

Dans l’exposition qui lui est dédiée, plus de trois cents documents, objets, vêtements, photos, gravures, ouvrages, peintures, sculptures et tapisseries seront exposés, annonce le communiqué de presse de l’évènement. On y retrouve notamment des œuvres de Marc Chagall, Michel Kikoïne, Sarah Lipska, Louis­ Marcoussis, Elie Nadelman ou Maurice Utrillo, issues de sa collection personnelle – elle avait tissé de nombreux liens et amitiés avec des artistes de renom.

Grande voyageuse, l’exposition s’articule autour des villes qui ont le plus compté pour elle : Cracovie, Vienne, Melbourne, Londres, Paris, New York et Tel-Aviv.

Dans cette ville israélienne, découverte peu avant sa mort, Helena Rubinstein rencontre David Ben Gourion et Golda Meir. Conquise par le pays et sa population, elle financera le « Helena Rubinstein Pavilion for Contemporary Art » au musée d’art de Tel-Aviv et fera don d’un portrait d’elle par le peintre brésilien Candido Portinari et de deux tableaux de Maurice Utrillo. Elle ouvrira enfin une nouvelle usine.

En marge de l’exposition, plusieurs rencontres seront organisées au fil des semaines. Le 12 juin, la rabbin Delphine Horvilleur donnera une conférence intitulée « Corps féminin, beauté et judaïsme ».

Le programme complet est disponible sur le site du Musée d’art et d’histoire du judaïsme.

Helena Rubinstein en compagnie de Golda Meïr à Tel-Aviv, 1958 ; Paris, Archives Helena Rubinstein – L’Oréal ; DR
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