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L’inflation en Turquie repart fortement à la hausse

En juin, l'inflation avait atteint 38,2 % sur un an, son plus bas niveau en dix-huit mois après avoir culminé à 85,5 % en octobre 2022

Le vice-Premier ministre turc Mehmet Şimşek lors du Forum économique mondial sur l'Europe et l'Asie centrale à Istanbul, en Turquie, le 31 octobre 2008 (Crédit : Copyright World Economic Forum / Serkan Edeleklioglu)
Le vice-Premier ministre turc Mehmet Şimşek lors du Forum économique mondial sur l'Europe et l'Asie centrale à Istanbul, en Turquie, le 31 octobre 2008 (Crédit : Copyright World Economic Forum / Serkan Edeleklioglu)

L’inflation en Turquie est repartie en forte hausse en juillet après huit mois de ralentissement, entraînée par la dépréciation de la monnaie mais conformément aux prévisions de la Banque centrale.

Selon les données officielles publiées jeudi, la hausse des prix à la consommation atteint 47,83 % sur un an, soit +9,6 % sur un mois, la plus forte augmentation en dix-huit mois.

Cette flambée, relève le cabinet londonien Capital Economics dans une note, suit la dégringolade de la monnaie nationale: la livre turque, qui a perdu près du tiers de sa valeur depuis mai, valait jeudi 26,95 livres pour un dollar.

En juin, l’inflation avait atteint 38,2 % sur un an, son plus bas niveau en dix-huit mois après avoir culminé à 85,5 % en octobre 2022.

Dans un commentaire sur la messagerie X (autrefois Twitter), le ministre turc des Finances, Mehmet Simsek, rappelle que cette hausse « est conforme aux attentes du marché »: « Nous sommes dans une période de transition où la désinflation et la stabilité des prix sont visées. Avec l’effet positif de la politique monétaire, l’inflation annuelle commencera à baisser à partir de la mi-2024 », assure-t-il.

« L’objectif principal de nos politiques est de réduire durablement l’inflation à un chiffre à moyen terme », promet-il.

La Banque centrale avait prévenu d’une inflation en hausse lors d’une conférence de presse le 27 juillet de sa nouvelle gouverneure, Hafize Gaye Erkan.

Selon ses prévisions annuelles, elle doit atteindre 58 %, plus du double des précédentes projections, à la fin 2023 mais elle a promis « la stabilité » à partir de 2025.

L’inflation était passée en mai sous la barre des 40% pour la première fois depuis décembre 2021.

Les chiffres officiels sont toutefois régulièrement contestés par les économistes indépendants du Groupe de recherche sur l’inflation (Enag) : selon eux, l’inflation atteint 69,21 % depuis janvier et 122,88 % sur les douze mois écoulés.

Resserrement monétaire

La nouvelle équipe à la tête des finances publiques, composée d’experts reconnus tant à la Banque centrale, où l’entourage autour de Mme Erkan a été entièrement renouvelé, qu’au ministère de l’Economie, autour de Mehmet Simsek, relève progressivement le taux directeur, à 17,5 % le mois dernier.

Une hausse plus timide qu’espérée par les investisseurs mais que la Banque veut progressive.

« Le resserrement monétaire sera progressivement renforcé (…) si besoin jusqu’à une amélioration significative des perspectives d’inflation », avait expliqué la Banque après une première hausse, en juin, de 8,5 % à 15 %, pour la première fois en plus de deux ans.

La nouvelle équipe, entrée en fonction après la réélection fin mai du président Recep Tayyip Erdogan, renoue avec l’orthodoxie monétaire après des années de politique des taux bas, souhaitée par le chef de l’Etat.

« La banque centrale a présenté un ensemble de prévisions plus réalistes lors de son rapport sur l’inflation la semaine dernière en relevant ses prévisions d’inflation de fin d’année à 58 % sur l’année », souligne jeudi Capital Economics.

« Il est clair que les hausses de taux d’intérêt ne sont qu’une partie de la nouvelle politique » ajoute le cabinet qui mise sur « une hausse du taux directeur à environ 27,50 % d’ici la fin de l’année, nécessaire pour maintenir la confiance des investisseurs ».

De son côté, Timothy Ash, spécialiste des marchés émergents au cabinet BlueBay, salue « une équipe impressionnante, capable de dessiner une sortie de crise ».

L’analyste fait en outre valoir les revenus du tourisme en hausse de 27% sur le premier semestre 2023.

Cette bonne nouvelle, rappelle-t-il, s’ajoute aux 50 milliards de dollars de contrats signés avec les Emirats arabes unis lors de la tournée de M. Erdogan dans le Golfe en juillet, qui atteindraient au total 100 milliards de dollars avec les accords conclus en Arabie Saoudite et avec le Qatar et le Koweit.

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