L’Iran à Israël : les « méfaits » régionaux seront combattus avec une grande force
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L’Iran à Israël : les « méfaits » régionaux seront combattus avec une grande force

Le commandant des Gardiens de la révolution a commenté l'attaque présumée d'un navire iranien au large des côtes syriennes et dans un contexte de troubles à Jérusalem et à Gaza

Le chef des Gardiens de la révolution iraniens, le général Hossein Salami, s'exprime lors d'un rassemblement pro-gouvernemental à Téhéran, en Iran, le 25 novembre 2019. (Ebrahim Noroozi/AP)
Le chef des Gardiens de la révolution iraniens, le général Hossein Salami, s'exprime lors d'un rassemblement pro-gouvernemental à Téhéran, en Iran, le 25 novembre 2019. (Ebrahim Noroozi/AP)

Le puissant Corps des Gardiens de la Révolution islamique d’Iran a mis en garde Israël, lundi, contre toute nouvelle « incartade », affirmant qu’il y répondra avec une grande force.

Ces commentaires, faits par le commandant, le général Hossein Salami, dans une interview accordée à la chaîne d’information en langue arabe al-Mayadeen, faisaient apparemment référence aux récents troubles à Jérusalem et à la frontière de Gaza, ainsi qu’à la guerre maritime larvée entre Téhéran et Jérusalem et à une récente explosion dans une installation nucléaire que l’Iran a attribuée à Israël.

« Les méfaits que les sionistes commettent dans la région se retourneront contre eux. La République islamique d’Iran donnera une réaction égale et plus puissante à tout acte maléfique », a déclaré M. Salami, selon l’agence de presse Fars.

« Ces derniers jours, vous avez été témoins de la manière dont leurs actes malveillants ne sont pas restés sans réponse et dont certains développements se sont produits dans les territoires occupés, et ces incidents et développements vont certainement se répéter et s’amplifier à l’avenir », a-t-il déclaré.

Des troupes des Gardiens de la révolution participent à un défilé militaire marquant le 39e anniversaire du début de la guerre Iran-Irak, devant le sanctuaire du défunt fondateur de la révolution, l’ayatollah Khomeini, juste à l’extérieur de Téhéran, en Iran, le 22 septembre 2019. (Bureau de la présidence iranienne via AP)

Ces commentaires font suite à des remarques similaires faites dimanche par le chef d’état-major des forces armées iraniennes, le général Mohammad Bagheri, qui a également fait référence à une attaque signalée contre un pétrolier iranien au large des côtes syriennes samedi.

« Les sionistes s’imaginent qu’ils peuvent continuellement cibler les territoires syriens et mener des méfaits dans différents endroits et en mer et ne recevoir aucune réponse », a déclaré Bagheri.

M. Bagheri a menacé de « donner une très bonne leçon à Israël », mais n’a pas voulu imputer explicitement la responsabilité de l’incident à Jérusalem.

Bagheri a déclaré aux journalistes : « Nous n’annonçons rien sur les incidents qui se sont produits récemment, et nous ne savons pas non plus qui en est l’auteur, mais le Front de résistance donnera une très bonne leçon à Israël », selon plusieurs journalistes iraniens.

Les commentaires des responsables militaires sont intervenus dans un contexte de tensions croissantes avec l’Iran, les deux pays s’étant mutuellement accusés d’attaques contre leurs navires dans la région, qui ont causé des dommages mineurs, ainsi que d’une explosion perturbant les opérations dans une installation nucléaire iranienne clé, que Téhéran a attribuée à Israël.

Capture d’écran d’une vidéo diffusée par une chaîne de télévision syrienne montrant un incendie sur un navire au large de la côte de Banyas, un incendie qui, selon la Syrie, aurait été déclenché par une attaque de drone. (Capture d’écran : Twitter)

Pour attiser encore les tensions, les factions armées de Gaza, dont certaines bénéficient d’un soutien iranien, ont lancé plus de 40 roquettes sur Israël au cours du week-end. Samedi, un certain nombre de groupes terroristes palestiniens ont tiré des roquettes expérimentales vers la mer Méditerranée en guise de démonstration de force.

Les groupes terroristes palestiniens ont déclaré que les attaques à la roquette du week-end étaient une réponse aux troubles en cours à Jérusalem, où les résidents arabes ont manifesté pendant plusieurs jours contre les restrictions imposées pendant le ramadan aux rassemblements près de la porte de Damas de Jérusalem.

Ces restrictions ont été levées par la police dimanche soir.

Le Hamas, qui dirige de facto la bande de Gaza, a parfois bénéficié du soutien de l’Iran, mais a refusé de se rapprocher ouvertement des partisans de la ligne dure à Téhéran. Toutefois, l’année dernière, le chef du Hamas, Ismail Haniyeh, a pris la parole lors des funérailles du général iranien Qassem Soleimani, à Téhéran, et a attribué au chef de la Force Al-Qods le mérite de la création de son groupe et d’autres groupes palestiniens.

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