Listes des jihadistes liés aux attentats de Paris
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Listes des jihadistes liés aux attentats de Paris

Le père de Foued Mohamed Aggad explique que son fils a été victime d'une radicalisation incontrôlable

Une femme pleure devant le Bataclan après les attentats de Paris du 13 novembre 2015  (Crédit : AFP)
Une femme pleure devant le Bataclan après les attentats de Paris du 13 novembre 2015 (Crédit : AFP)

Un jihadiste français rentré de Syrie a été identifié comme le troisième kamikaze de la salle de concert du Bataclan, théâtre de la principale tuerie (90 morts) des attentats du 13 novembre à Paris.

Selon une source proche du dossier, l’homme âgé de 23 ans, Foued Mohamed Aggad, était originaire de Strasbourg (est) et était parti en Syrie fin 2013 avec son frère et un groupe d’amis.

Son père, Saïd Mohamed-Abbag, a réagi devant les caméras de LCI face à cette annonce.

Originaire de Strasbourg, le père explique que les fréquentations du terroriste l’ont fortement influencé.

« C’est les mauvaises fréquentations, il était comme tous les jeunes, d’un coup, on n’a rien compris, il a grandi ici, il était scolarisé ici.»

Foued Mohamed Aggad serait parti en Syrie en 2013 avec son frère et un groupe d’amis.

« Ca fait longtemps que je n’avais pas eu de nouvelles de lui, seulement par skype. »

Le père a expliqué qu’il ne reconnaissait plus son fils.

« Ils les ont radicalisé pour partir d’ici, c’est eux qui l’ont complètement changé,» déclare le père du terroriste en dénonçant les jihadistes.

Le père confesse aux caméra qu’il a peur depuis 2013 « j’ai peur, je ne dors pas, je pense à lui, j’ai peur qu’il lui arrive quelque chose dans un bombardement, et ce matin j’ouvre mes yeux et je vois mon fils à la télé. »

Qui sont les jihadistes liés aux attentats de Paris ?

– Abdelhamid Abaaoud, l’organisateur –

« Petite frappe » devenue une figure des jihadistes francophones du groupe Etat islamique (EI), ce Belgo-Marocain de 28 ans est né à Molenbeek, une commune bruxelloise. Il a été tué le 18 novembre lors d’un assaut policier contre un appartement de Saint-Denis, au nord de Paris.

Le gouvernement l’a présenté comme « un des cerveaux » des tueries, impliqué aussi dans quatre des six attentats « déjoués » en France depuis le printemps. Pour la justice, Abaaoud comptait se faire exploser dans le quartier d’affaires de La Défense, près de Paris, le 18 ou 19 novembre.

Condamné en Belgique par défaut à 20 ans de réclusion, Abaaoud avait rejoint la Syrie en 2014. Il est arrivé en France en échappant à la surveillance des renseignements européens.

– Salah Abdeslam, le fugitif –

Ce Français de Belgique de 26 ans a loué des voitures et réservé des logements utilisés par des assaillants. Les enquêteurs pensent qu’il a convoyé les kamikazes du Stade de France et qu’il était peut-être chargé d’une attaque dans le nord de Paris, évoquée dans la revendication de l’EI mais qui n’a jamais eu lieu. Sa trace se perd en Belgique et il reste introuvable.

– Le Bataclan –

Trois hommes surgis d’une voiture Polo font un carnage dans cette salle de spectacle. Un premier est abattu par un policier, les deux autres explosent lors de l’assaut.

– OMAR ISMAÏL MOSTEFAÏ
Ce Français de 29 ans, né en banlieue parisienne, a été condamné huit fois entre 2004 et 2010 mais jamais incarcéré. Fiché pour radicalisation depuis 2010, il a séjourné en Syrie.

– SAMY AMIMOUR

Cet ex-chauffeur de bus de 28 ans, originaire de Drancy, en banlieue parisienne, avait été inculpé en 2012 dans un dossier de terrorisme. Il a rejoint la Syrie en 2013 et était depuis visé par un mandat d’arrêt international.

– FOUED MOHAMED-AGGAD

Ce Français originaire de l’est de la France, 23 ans, faisait partie d’un groupe d’amis parti en Syrie. Il a été identifié grâce à la comparaison de son ADN avec des membres de sa famille, qui avaient mis la justice sur sa piste.

– Le commando des terrasses –

Trois assaillants tirent sur des terrasses de cafés et de restaurants parisiens.

– ABDELHAMID ABAAOUD

– BRAHIM ABDESLAM

Ce Français résidant en Belgique, 31 ans, frère de Salah, est tué, seul, lorsque sa ceinture d’explosifs est actionnée, dans un restaurant au terme de cette équipée meurtrière.

– UN TROISIÈME ASSAILLANT NON IDENTIFIÉ

Les analyses ADN peuvent laisser penser qu’il s’agit du kamikaze tué lorsque son gilet explosif est actionné lors de l’assaut policier à Saint-Denis.

– Le Stade de France –

Trois kamikazes explosent aux abords du Stade de France au nord de Paris.

– BILAL HADFI

Âgé de 20 ans, Français résidant en Belgique, il est allé en Syrie.

– Deux hommes aux faux passeports syriens enregistrés parmi les migrants passés par la Grèce. Des appels à témoins avec photo ont été diffusés pour les identifier, sans résultat.

– A Saint-Denis –

. Trois personnes sont mortes le 18 novembre lors d’un assaut policier contre un appartement de Saint-Denis.

– ABDELHAMID ABAAOUD

– HASNA AITBOULAHCEN

Cette Française de 26 ans d’origine marocaine est la cousine d’Abaaoud. Elle a négocié cette planque et c’est en la pistant que les enquêteurs sont arrivés jusqu’à lui.

– Un homme mort en kamikaze. Les enquêteurs tentent d’établir si cet homme est aussi passé parmi les migrants en Grèce.

. JAWAD BENDAOUD, le logeur 

Jawad Bendaoud a fourni le logement de Saint-Denis « contre rémunération ». C’est lui qui a accueilli Abaaoud le soir du 17 novembre. Il a été inculpé notamment pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », tout comme un de ses proches, Mohamed S., 25 ans.

– La Belgique –

L’enquête s’est orientée vers le quartier de Molenbeek à Bruxelles, base arrière de nombreux jihadistes. Huit personnes ont été inculpées dans le cadre des attentats parisiens.

La justice belge a lancé un mandat d’arrêt contre Mohamed Abrini, Belgo-Marocain de 30 ans, filmé par une caméra de vidéosurveillance en compagnie de Salah Abdeslam, deux jours avant les attaques, dans le nord de la France.

Mohammed Amri, Hamza Attou sont soupçonnés d’avoir exfiltré Salah Abdeslam vers Bruxelles au lendemain des attaques. Ali Oulkadi l’aurait aussi transporté en voiture dans Bruxelles. Du sang et deux armes ont été retrouvés à l’intérieur du véhicule de Lazez Abraimi, un Marocain de 39 ans.

Quatre autres personnes ont été inculpées et placées en détention provisoire.

La Turquie a aussi arrêté un Belge d’origine marocaine, Ahmad Dahmani, 26 ans, arrivé à Antalya le 14 novembre en provenance d’Amsterdam. Il est soupçonné d’avoir participé au repérage des cibles des attaques parisiennes.

L’AFP a contribué à cet article.

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