Qassam Barghouti, fils du tristement célèbre terroriste palestinien Marwan Barghouti, qui purge cinq peines de prison à perpétuité pour son rôle dans des attentats terroristes meurtriers perpétrés pendant la Seconde Intifada, au cours desquels cinq Israéliens ont été tués, a déclaré sur Facebook avoir reçu ce matin un appel lui annonçant que les gardiens israéliens de Marwan l’avaient « physiquement brisé », lui cassant les côtes et les dents et lui coupant une partie de l’oreille, « pour s’amuser ».
Le correspondant a dit être un prisonnier palestinien libéré et a appelé depuis un numéro de téléphone israélien, a expliqué Qassam dans son message, qu’il semble avoir supprimé.
Dans un message ultérieur, Qassam a déclaré que sa famille essayait toujours de joindre l’ex-prisonnier dont le nom n’a pas été divulgué, et qu’elle avait contacté tous les organismes officiels possibles pour obtenir plus d’informations, sans succès.
« Je m’excuse d’avoir inquiété tant de personnes », a-t-il déclaré.
« J’espère que mon père et tous les autres prisonniers vont bien. C’est tout ce qui m’importe. »
Dans un communiqué adressé au Times of Israel, un porte-parole de l’administration pénitentiaire israélienne (IPS) a déclaré que ces allégations étaient « un autre mensonge éhonté de la machine à mensonges et à propagande » contre le personnel de l’IPS, « qui fait preuve de professionnalisme face à un terroriste condamné ».
En réponse à la publication de Qassam, la commission des Affaires pénitentiaires de l’Autorité palestinienne (AP) a déclaré qu’elle s’efforçait d’en savoir plus sur l’état de santé de Barghouti, ajoutant que les familles des prisonniers palestiniens étaient parfois victimes de harcèlement et d’intimidation.
Le bureau du dirigeant de l’AP, Mahmoud Abbas, a également publié une déclaration condamnant le traitement réservé à Barghouti et aux autres prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes.
« Ces violations constituent un crime de guerre à part entière », indique le communiqué.
Barghouti est la figure de proue du Tanzim, la branche armée du Fatah, le parti du dirigeant de l’Autorité palestinienne (AP), Mahmoud Abbas.
Considéré par de nombreux Palestiniens comme le potentiel successeur d’Abbas, Barghouti est incarcéré depuis 2002. Il purge cinq peines de prison à perpétuité cumulées, auxquelles s’ajoutent 40 ans de prison, pour avoir aidé à planifier des attentats terroristes durant la Seconde Intifada, attentats qui ont coûté la vie à cinq civils.
Barghouti a nié les accusations pour lesquelles il a été condamné et a refusé de reconnaître la compétence du tribunal israélien qui l’a jugé en tant que membre du Parlement de l’AP.
Depuis le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, Barghouti est détenu à l’isolement, selon sa famille et ses codétenus récemment libérés.
Selon sa famille, il aurait été frappé à quatre reprises par des gardiens au cours des deux dernières années, ce qui lui aurait valu des côtes cassées et d’autres blessures. Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, qui supervise les prisons, a déclaré le mois dernier qu’il était « fier que les conditions de détention de Barghouti aient radicalement changé » sous son mandat.
Barghouti a été vu pour la dernière fois en public dans une vidéo diffusée en août par le bureau de Ben Gvir.