Israël en guerre - Jour 148

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La CIJ rendra vendredi une décision provisoire au sujet d’Israël, accusé de « génocide » par l’Afrique du Sud

Tsahal trouve et détruit un tunnel du Hamas situé à 1,5 km de la frontière israélienne ; tensions dans le nord ; l’envoyé américain est au Qatar

Des troupes de Tsahal en opération dans la bande de Gaza dans une image autorisée à la publication le 24 janvier 2024. (Crédit : Tsahal)
Des troupes de Tsahal en opération dans la bande de Gaza dans une image autorisée à la publication le 24 janvier 2024. (Crédit : Tsahal)

Smotrich s’en prend au Qatar, un « État soutenant le terrorisme » qui n’aura pas de rôle à Gaza après la guerre

Le ministre des Finances Bezalel Smotrich s'exprime lors d'une conférence à Jérusalem, le 11 janvier 2024. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
Le ministre des Finances Bezalel Smotrich s'exprime lors d'une conférence à Jérusalem, le 11 janvier 2024. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

Dans ce qui semble être un conflit diplomatique croissant entre Israël et le Qatar suite à des critiques acerbes de Doha à l’encontre du Premier ministre Benjamin Netanyahu, le ministre des Finances Bezalel Smotrich a qualifié l’État du Golfe « d’État qui soutient et finance le terrorisme ».

Retweetant un précédent post de Majed Al Ansari, porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, qui fustigeait Netanyahu, Smotrich a affirmé que Doha était « le patron du Hamas et était en grande partie responsable du massacre de citoyens israéliens commis par le Hamas [le 7 octobre] ».

« Le traitement que l’Occident lui réserve est hypocrite et fondé sur des intérêts financiers inappropriés », a poursuivi Smotrich. « L’Occident peut et doit user d’influence bien plus forte et provoquer immédiatement la libération des otages. »

« Une chose est sûre : le Qatar ne sera impliqué d’aucune manière dans la gestion de Gaza au lendemain de la guerre. »

Lors d’une récente réunion avec des familles des otages, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré que le rôle de médiateur du Qatar entre Israël et le groupe terroriste palestinien était « problématique ». Il a semblé exprimer sa déception à l’égard de Washington, qui n’exerce pas davantage de pression sur l’État du Golfe qui abrite des dirigeants du Hamas.

« Le Qatar, de mon point de vue, n’est pas différent par essence des Nations unies… et la Croix-Rouge. [Le Qatar] est encore plus problématique », a-t-il dit, ajoutant toutefois qu’il était prêt à parler à toute personne « qui pourrait [l]’aider à ramener [les otages] à la maison ».

« Je ne me fais aucune illusion à leur sujet. Ils ont une influence [sur le Hamas]… Parce que [le Qatar] les finance. »

Netanyahu dit qu’il s’est mis « récemment en colère contre les Américains » pour avoir renouvelé un accord visant à prolonger la présence militaire américaine dans une base au Qatar pour 10 ans supplémentaires.

En plus d’héberger les dirigeants du Hamas, le Qatar abrite également la plus grande base américaine au Moyen-Orient et est un allié majeur des États-Unis hors OTAN.

Les Houthis affirment avoir ciblé des navires américains avec des missiles balistiques

Les Houthis, au Yémen, ont affirmé avoir ciblé aujourd’hui plusieurs navires de guerre américains avec des missiles balistiques dans le golfe d’Aden et le détroit de Bab al-Mandab alors qu’ils protégeaient deux navires commerciaux américains.

Cet « affrontement » a directement touché un navire de guerre américain et forcé les deux navires commerciaux « à se retirer et à faire demi-tour », a déclaré le porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree, dans un communiqué.

Tsahal enquête sur une frappe contre un centre de l’ONU à Gaza, affirme qu’elle pourrait avoir été causée par le Hamas

Des Palestiniens tentent d'éteindre un incendie dans un centre de formation professionnelle de l'UNRWA à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, qui servait d'abri aux personnes déplacées, après avoir été touché le 24 janvier 2024. (Crédit : AP Photo/Ramez Habboub)
Des Palestiniens tentent d'éteindre un incendie dans un centre de formation professionnelle de l'UNRWA à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, qui servait d'abri aux personnes déplacées, après avoir été touché le 24 janvier 2024. (Crédit : AP Photo/Ramez Habboub)

L’armée israélienne a indiqué aujourd’hui enquêter sur une frappe contre un abri des Nations unies à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, qui aurait tué neuf personnes et blessé d’autres, ajoutant qu’elle soupçonnait que cette frappe pourrait avoir été causée par des tirs de roquettes du Hamas.

Plus tôt dans la journée, le chef de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens et leurs descendants a affirmé que des chars israéliens avaient frappé l’abri.

« Deux obus de char ont touché un bâtiment abritant 800 personnes – le bilan fait état de 9 morts et 75 blessés », a déclaré Thomas White, directeur de l’UNRWA à Gaza.

Tsahal affirme qu’« après une inspection des systèmes opérationnels, Tsahal a désormais exclu la possibilité que l’incident ait été causé par une frappe aérienne ou des tirs d’artillerie des forces de Tsahal ».

L’armée indique que, « dans le même temps, elle mène un examen approfondi des activités des forces terrestres dans la zone de l’installation ».

« Tsahal enquête sur la possibilité que la frappe ait été provoquée par des tirs du Hamas », a ajouté l’armée.

Les soldats israéliens ont essuyé des tirs de roquettes et de mortiers à Gaza au cours de leurs opérations.

Le Hamas recevrait entre 8 et 12 M$ par mois de charités, selon des responsables anonymes

Des organisations, qui prétendent collecter des fonds pour les civils de Gaza, achemineraient en réalité des millions de dollars au groupe terroriste palestinien du Hamas, a rapporté Bloomberg, citant plusieurs responsables anonymes du Bureau national israélien de lutte contre le financement du terrorisme, ainsi qu’un haut responsable américain sous couvert d’anonymat.

Selon ces responsables, le Hamas toucherait entre 8 et 12 millions de dollars par mois, principalement par le biais de ces organisations d’aide, une activité dans laquelle il a accumulé des années d’expérience, ce qui lui permettrait d’échapper aux effets des sanctions internationales.

Washington est déterminé à mettre un terme à ce phénomène, selon le site d’information américain qui cite le responsable américain.

Les États-Unis « déplorent » des présumés bombardements israéliens qui auraient touché un centre de formation de l’ONU à Gaza

Les États-Unis sont préoccupés par de présumés bombardements israéliens qui auraient frappé un centre de formation des Nations unies abritant des personnes déplacées à Khan Younès, à Gaza, a déclaré le porte-parole adjoint du Département d’État, Vedant Patel, réitérant les appels de Washington à la protection des civils, des travailleurs humanitaires et des installations humanitaires.

« Nous déplorons l’attaque d’aujourd’hui contre le centre de formation de l’ONU à Khan Younès », a déclaré Patel lors d’un point presse, la qualifiant « d’incroyablement préoccupante ».

Le directeur des affaires de l’UNRWA à Gaza a affirmé que neuf Palestiniens avaient été tués et 75 autres blessés lorsque deux obus de char ont frappé le bâtiment qui abritait environ 800 personnes dans le sud de la bande de Gaza.

« Les civils doivent être protégés, et la nature protégée des installations de l’ONU doit être respectée, et les travailleurs humanitaires doivent être protégés afin qu’ils puissent continuer à fournir aux civils l’aide humanitaire vitale dont ils ont besoin », a déclaré Patel.

Washington indique que son envoyé est au Qatar pour des négociations sur les otages

L’envoyé de la Maison Blanche pour le Moyen-Orient, Brett McGurk, est actuellement à Doha pour des réunions avec les dirigeants qataris au sujet d’un éventuel accord sur les otages entre Israël et le Hamas, a déclaré le porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain, John Kirby.

McGurk était au Caire plus tôt cette semaine pour des entretiens avec ses homologues égyptiens en vue du même objectif.

Kirby a souligné que les discussions avaient été « sérieuses et sobres », reprenant une qualification que les responsables américains utilisent depuis des semaines.

La CIJ rendra vendredi une décision provisoire au sujet d’Israël, accusé de « génocide » par l’Afrique du Sud

La Cour internationale de Justice (CIJ), principale instance judiciaire des Nations unies, lors de l'audience publique sur la requête d'ordonnance de mesures conservatoires soumise par l'Afrique du sud, qui accuse Israël de génocide, au Palais de la paix à La Haye, le siège du tribunal, le 11 et le 12 janvier 2024. (Autorisation : International Court of Justice)
La Cour internationale de Justice (CIJ), principale instance judiciaire des Nations unies, lors de l'audience publique sur la requête d'ordonnance de mesures conservatoires soumise par l'Afrique du sud, qui accuse Israël de génocide, au Palais de la paix à La Haye, le siège du tribunal, le 11 et le 12 janvier 2024. (Autorisation : International Court of Justice)

Les juges de la Cour internationale de Justice, basée à La Haye, décideront vendredi s’ils accorderont ou non des mesures d’urgence contre Israël suite aux accusations de l’Afrique du Sud selon lesquelles l’opération militaire israélienne à Gaza est un « génocide » dirigé par l’État.

La plus haute juridiction des Nations unies a publié un communiqué indiquant que le panel de 17 juges rendra sa décision devant le tribunal le 26 janvier à 12h00 GMT, soit à 14h heure d’Israël.

Si le tribunal est censé se prononcer sur d’éventuelles mesures d’urgence, il ne se prononcera pas pour le moment sur les allégations de génocide – cette procédure pourrait prendre des années.

Israël a rejeté les accusations de « génocide » comme étant sans fondement et a déclaré que l’Afrique du Sud agissait en tant qu’émissaire du groupe terroriste du Hamas, qui cherche à éliminer l’État juif. Jérusalem affirme que son armée cible les terroristes du Hamas, et non les civils palestiniens, mais que les pertes civiles dans les combats sont inévitables dans la mesure où les terroristes opèrent au sein de la population.

Le chef de Tsahal a déclaré au contrôleur que son enquête détournerait l’attention de l’armée de la guerre

Le contrôleur d'État Matanyahu Englman photographié lors de la conférence Calcalist à Tel Aviv, le 31 décembre 2019. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Le contrôleur d'État Matanyahu Englman photographié lors de la conférence Calcalist à Tel Aviv, le 31 décembre 2019. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le chef d’état-major de Tsahal, le lieutenant-général Herzi Halevi, a écrit une lettre au contrôleur de l’État lui demandant de retarder une enquête prévue sur les multiples échecs survenus avant, pendant et après le massacre du groupe terroriste du Hamas le 7 octobre.

« L’armée israélienne est engagée dans une guerre sans précédent. L’audit détournera l’attention des commandants des combats, nuira à la capacité opérationnelle d’investigation et ne permettra pas de tirer les leçons nécessaires pour atteindre les objectifs de la guerre », a déclaré Halevi à Matanyahu Englman.

« Il n’y a aucun précédent pour organiser un tel examen pendant la guerre », a ajouté le chef de Tsahal.

En décembre, Englman a déclaré que son bureau « ne ménagerait aucun effort » dans son enquête.

Parmi les questions qui seront examinées par le bureau du contrôleur figurent la conduite du cabinet de sécurité du gouvernement ; la conduite des décideurs politiques et de l’armée le 7 octobre ; la préparation du renseignement avant le 7 octobre ; la posture de défense à la frontière de Gaza avant l’invasion du Hamas ; l’état de préparation des équipes de sécurité civile dans la région frontalière de Gaza avant la guerre ; le financement du Hamas ; et le manque d’équipement pour les soldats de Tsahal, avait-il déclaré à l’époque.

Tsahal mène une série de frappes contre des sites du Hezbollah au sud du Liban

L’armée israélienne affirme avoir mené une série de frappes contre des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban.

Les sites touchés par les avions de combat et les bombardements d’artillerie à Yaroun comprennent des bâtiments militaires et d’autres infrastructures utilisées par le groupe terroriste, selon Tsahal.

L’armée israélienne affirme avoir également frappé des zones du sud du Liban pour « éliminer les menaces ».

Tsahal critique un réseau britannique après la diffusion d’une vidéo à Gaza qui serait truquée

Tsahal a critiqué une chaîne de télévision britannique pour un reportage affirmant qu’un Palestinien non armé levant les mains en l’air avec plusieurs autres personnes, dont un brandissant un drapeau blanc, avait été abattu par les troupes de Tsahal à Khan Younès.

L’armée affirme que les images sont truquées et accuse ITV News de servir de bras armés aux efforts de propagande du Hamas.

Les images montrent Ramzi Abu Sahloul, 51 ans, interviewé, expliquant que lui et les quatre hommes qui l’accompagnaient avaient reçu l’ordre de l’armée israélienne d’évacuer un bâtiment qui devait être pris pour cible par l’armée. Abu Sahloul raconte qu’ils essayaient de retourner dans la zone afin de rejoindre sa mère et son frère qui n’avaient pas réussi à évacuer à temps.

Puis, sous un autre angle, dans une autre séquence, on voit le groupe se déplacer et, après des coups de feu, l’un d’eux – apparemment Abu Sahloul – tombe au sol après avoir apparemment reçu une balle dans la poitrine.

Les images ne montrent pas qui a tiré.

Au milieu des cris, les hommes autour le mettent en sécurité avant que sa femme n’arrive et crie de détresse.

En réponse aux images, Tsahal a déclaré à ITV : « Il est impératif de souligner que la caractérisation alarmante, diffamatoire et grossière de la guerre avec ces accusations méprisables ne peut être considérée que comme une extension des efforts de propagande du Hamas pour diffamer Tsahal et saper notre politique, qui est de démanteler le Hamas et de garantir que l’entité terroriste ne détienne plus jamais le pouvoir et ne puisse plus jamais constituer une armée terroriste, envahir Israël, assassiner, brûler, violer et enlever des Israéliens. »

En France, le député LFI Aymeric Caron, obsédé par Israël, a partagé la vidéo.

Un internaute lui a rapidement répondu en expliquant comment la vidéo aurait été truquée.

L’US Navy intercepte des missiles en mer Rouge alors qu’elle escortait des navires Maersk, selon la société

La compagnie maritime Maersk a indiqué que deux navires battant pavillon américain transitant par le détroit de Bab el-Mandeb en direction nord, accompagnés par la marine américaine, avaient fait demi-tour aujourd’hui après avoir fait face à des explosions à proximité.

« Pendant leur route, les deux navires ont signalé avoir fait face à des explosions à proximité, et l’accompagnement de la marine américaine a également intercepté plusieurs projectiles », a déclaré Maersk dans un communiqué.

Les navires et l’équipage sont indemnes et ont été reconduits vers le golfe d’Aden par la marine américaine, a indiqué Maersk.

Les deux navires sont exploités par la filiale américaine de Maersk qui transporte des marchandises pour le ministère de la Défense, le département d’État, l’USAID et d’autres agences gouvernementales américaines.

Ils sont tous deux inscrits au programme de sécurité maritime et au programme de transport maritime intermodal volontaire du gouvernement américain, raison pour laquelle ils ont été escortés à travers le détroit par des navires de la marine américaine, explique Maersk.

Tsahal trouve et détruit un tunnel du Hamas situé à 1,5 km de la frontière israélienne

Soldats de Tsahal à l'entrée d'un tunnel du Hamas trouvé dans le centre de la bande de Gaza et situé à seulement un kilomètre et demi de la frontière israélienne, le 24 janvier 2024. (Capture d'écran/Armée israélienne)
Soldats de Tsahal à l'entrée d'un tunnel du Hamas trouvé dans le centre de la bande de Gaza et situé à seulement un kilomètre et demi de la frontière israélienne, le 24 janvier 2024. (Capture d'écran/Armée israélienne)

Tsahal déclare avoir démoli un tunnel du Hamas dans le centre de la bande de Gaza qui était situé à seulement un kilomètre et demi de la frontière israélienne.

Le tunnel, découvert par des réservistes de la 646e brigade et des ingénieurs de combat de l’unité d’élite Yahalom, relie le nord et le sud de la bande de Gaza, selon l’armée.

Tsahal indique que le tunnel mesurait un kilomètre de long et 20 mètres de profondeur, et qu’il a été construit à environ 1,5 kilomètre de la frontière.

Il a ensuite été détruit par le génie de combat.

Au cours de l’opération, la 646e brigade a également localisé des roquettes, des missiles antiaériens et d’autres équipements militaires utilisés par le Hamas.

 

Alerte aux roquettes dans le nord d’Israël, la première depuis plus de 24 heures

Illustration : De la fumée s'élevant près d'un avant-poste israélien à cause des roquettes tirées par le Hezbollah, sur une photo prise depuis le village de Tayr Harfa, au sud du Liban, près de la frontière avec Israël, le 15 décembre 2023. (Crédit : AFP)
Illustration : De la fumée s'élevant près d'un avant-poste israélien à cause des roquettes tirées par le Hezbollah, sur une photo prise depuis le village de Tayr Harfa, au sud du Liban, près de la frontière avec Israël, le 15 décembre 2023. (Crédit : AFP)

Les premières alertes aux roquettes à l’échelle nationale depuis plus de 27 heures ont retenti dans les villes de Yiron, Dovev et Baram, dans le nord du pays, en Haute-Galilée.

À ce stade, il n’y a pas eu d’informations sur de possibles blessés ou dégâts.

Les sirènes ont retenti lors des nombreuses attaques du Hezbollah sur le nord d’Israël, mais aucune alerte n’avait été activée depuis hier après-midi.

COGAT : Aucune limite sur la quantité d’aide pour Gaza, mais tout doit être inspecté

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi au Caire, le 11 janvier 2024. (Crédit : EVELYN HOCKSTEIN / POOL / AFP)
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi au Caire, le 11 janvier 2024. (Crédit : EVELYN HOCKSTEIN / POOL / AFP)

Le poste-frontière de Rafah, qui sépare l’Égypte de la bande de Gaza, est ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept mais la procédure mise en place par Israël pour permettre l’entrée des aides gêne leur livraison, a accusé le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi.

« Ce qui résulte, en partie, de la manière dont Israël a choisi d’exercer des pressions dans le cadre de la remise en liberté des otages », a-t-il ajouté.

Le COGAT, le bureau de liaison avec les Palestiniens qui est placé sous l’autorité du ministère de la Défense, a répondu qu’il n’y avait aucune limite sur la quantité des aides autorisées à pénétrer dans la bande mais qu’elles devaient être minutieusement inspectées pour des raisons de sécurité.

« Nous avons un rôle dans l’opération d’assistance humanitaire à Gaza : celui d’inspecter les aides pour des raisons de sécurité. Notre procédure d’inspection est efficace et nous renforçons nos capacités pour optimiser nos aptitudes en ce qui concerne ces inspections », a déclaré le COGAT.

« Il n’y a aucune limite sur la quantité des aides qui sont autorisées à entrer à Gaza », a ajouté le COGAT.

Tshal : des terroristes tués et des armes saisies à Khan Younès

Les troupes de la brigade Givati en opération à Khan Younès, dans le sud de Gaza, une image diffusée le 24 janvier 2024. (Crédit : Armée israélienne)
Les troupes de la brigade Givati en opération à Khan Younès, dans le sud de Gaza, une image diffusée le 24 janvier 2024. (Crédit : Armée israélienne)

L’armée a diffusé des images des opérations menées par la Brigade Givati à Khan Younès, dans le sud de Gaza, au cours des dernières vingt-quatre heures. Les soldats ont tué de nombreux terroristes du Hamas et ils ont effectué des raids sur différents sites utilisés par ce dernier.

La Brigade Givati a lancé ces derniers jours une offensive aux côtés d’autres unités de la 98e Division dans le sud de Gaza, encerclant Khan Younès.

Tsahal a fait savoir que les soldats de la Brigade Givati avaient tué plusieurs hommes armés du Hamas pendant des affrontements, notamment grâce à des tirs d’artillerie lourde et grâce à des frappes aériennes.

Les troupes de Givati ont aussi mené des opérations dans plusieurs avant-postes du Hamas dans le secteur de Khan Younès, localisant des caches d’armes utilisées par les membres du groupe terroriste, ont ajouté les militaires.

L’armée de l’air a largement bombardé des cibles du Hamas dans la zone avant l’entrée des soldats de la Brigade Givati. « Ces frappes de précision préparent la situation sur le terrain pour les forces terrestres », a noté Tsahal.

Dans le contexte de cette opération, l’armée a annoncé que trois hommes armés du Hamas avaient été remarqués au moment où ils sortaient d’un immeuble et qu’ils s’avançaient vers les soldats. La Brigade a demandé le renfort de l’armée de l’air et les trois individus ont été tués.

L’agence maritime britannique a reçu un signalement au sud du Yémen

L’agence maritime britannique (UKMTO) a reçu un rapport d’incident à 45 milles nautiques au sud d’Aden, au Yémen.

L’UKMTO ajoute que les autorités enquêtent sur l’incident et qu’aucun autre détail n’a été fourni.

Le Hamas annonce un nouveau bilan de 25 700 morts

Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé mercredi un bilan de 25 700 personnes tuées dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre entre Israël et le groupe terroriste islamiste palestinien. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables de manière indépendante.

Durant les dernières 24 heures, 210 personnes ont été tuées, indique le Hamas, qui fait également état de 63 740 personnes blessées depuis le début du conflit, le 7 octobre.

Le Hamas est accusé de gonfler le nombre des victimes civiles et d’y inclure les Palestiniens tués par les roquettes tirées par les factions terroristes qui retombent dans la bande. Le Hamas ne fait pas non plus de distinction, dans ce bilan, entre les civils et les terroristes.

Manifestation contre le passage de camions d’aide à la frontière de Gaza :

Des dizaines d’Israéliens protestent contre l’autorisation donnée par les autorités aux camions d’aide d’entrer dans la bande de Gaza par le point de passage de Kerem Shalom.

Les manifestants agitent des drapeaux israéliens devant les camions tout en scandant des slogans contre « l’aide à l’ennemi ».

« C’est de la folie », a déclaré au Times of Israel une manifestante, Reut Ben Haim, mère de huit enfants, originaire de Netivot.

« Pendant que le peuple israélien attend une victoire, le gouvernement nourrit, habille et alimente l’ennemi, alors même qu’il tente de tuer nos troupes et nos civils avec des roquettes et qu’il torture nos otages affamés.

Israël laisse entrer des centaines de tonnes de marchandises définies comme de l’aide humanitaire qui, ces dernières semaines, ont été expédiées d’Égypte à Gaza en passant par Israël, où les marchandises sont inspectées par les forces de sécurité.

Des centaines de milliers de Palestiniens qui ont fui leurs maisons à cause des combats vivent dans des tentes et ailleurs dans le sud de la bande de Gaza, où la crise humanitaire ne cesse de s’aggraver. Les autorités américaines, ainsi que celles de l’Union européenne et du Royaume-Uni, font pression sur Israël pour qu’il autorise l’acheminement d’une plus grande quantité d’aide humanitaire.

Pas eu de percée dans les pourparlers, le Hamas durcit constamment sa position – responsable

Les familles et les soutiens des otages enlevés par le Hamas pendant le massacre du Hamas, le 7 octobre, aux abords du ministère de la Défense à Tel Aviv, le 15 décembre 2023. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)
Les familles et les soutiens des otages enlevés par le Hamas pendant le massacre du Hamas, le 7 octobre, aux abords du ministère de la Défense à Tel Aviv, le 15 décembre 2023. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

Un haut responsable israélien a rejeté les informations selon lesquelles les pourparlers en vue d’un accord qui verrait les otages détenus par les terroristes à Gaza libérés au cours d’un cessez-le-feu temporaire ont évolué.

« Les informations faisant état de progrès dans les négociations et d’une percée sont erronées », a déclaré un fonctionnaire anonyme aux médias israéliens.

« Il y a de très grandes lacunes et aucun progrès dans les pourparlers. C’est très compliqué et le Hamas ne cesse de durcir ses positions. Personne ne doit être dupe, cela prendra beaucoup de temps », déclare le fonctionnaire

Tsahal « augmente » la pression sur le Hamas et frapper des cellules terroristes

Des troupes de Tsahal en opération dans la bande de Gaza dans une image autorisée à la publication le 24 janvier 2024. (Crédit : Tsahal)
Des troupes de Tsahal en opération dans la bande de Gaza dans une image autorisée à la publication le 24 janvier 2024. (Crédit : Tsahal)

L’armée israélienne déclare que sa 98e division poursuit une offensive à grande échelle contre le Hamas dans la zone du camp de Khan Younis dans le sud de Gaza.

Elle indique que les troupes « augmentent la pression » sur le Hamas, tout en éliminant « de nombreuses cellules terroristes » par des tirs de snipers, des tirs de chars et des frappes aériennes.

Au cours de la journée écoulée, les troupes de la brigade Commando ont effectué des raids sur des sites du Hamas dans le camp de Khan Younès, où elles ont été confrontées de nombreux terroristes, y compris des escadrons préparant des tirs de missiles antichars.

Toujours dans le cadre des opérations à Khan Younès, Tsahal indique que la brigade Givati a dirigé des frappes aériennes sur deux cellules d’hommes armés du Hamas ; la 7e brigade blindée a effectué un raid sur un certain nombre de sites du Hamas, où les troupes ont tué plusieurs terroristes et saisi des armes utilisées par le groupe terroriste ; et la brigade des parachutistes a tué « un grand nombre de terroristes », dans une série d’attaques.

Pendant ce temps, dans le centre de Gaza, Tsahal déclare que des réservistes de la brigade Yiftah ont repéré un terroriste du Hamas qui observait les troupes depuis un bâtiment. Les soldats ont bombardé le bâtiment, tuant le tireur.

Dans le nord de Gaza, Tsahal indique que le 215e régiment d’artillerie a dirigé plusieurs frappes aériennes, tuant « de nombreux terroristes ».

Riyad al-Maliki: Le Hamas peut être intégré à l’OLP s’il reconnaît Israël et se démilitarise

Le ministre des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne, Riyad al-Maliki, donne une conférence de presse à l'issue d'une réunion à Moscou, le 5 mai 2021. (Crédit: Alexander Zemlianichenko / POOL / AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne, Riyad al-Maliki, donne une conférence de presse à l'issue d'une réunion à Moscou, le 5 mai 2021. (Crédit: Alexander Zemlianichenko / POOL / AFP)

Le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne, Riyad al-Maliki, déclare que le Hamas peut rejoindre l’Organisation de libération de la Palestine s’il reconnaît Israël et abandonne son aile militaire.

« S’ils acceptent nos conditions, à savoir qu’ils doivent accepter toutes les résolutions internationales relatives à la Palestine », a expliqué Maliki dans une interview accordée à Euronews.

Le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne est alors interrompu par l’interviewer qui lui demande si cela signifie également que le Hamas devrait reconnaître Israël comme l’a fait l’OLP.

« Oui, absolument… Nous ne pouvons pas simplement… ignorer l’existence d’Israël alors qu’Israël occupe déjà toute la bande de Gaza et continue d’occuper… la Cisjordanie et Jérusalem-Est », répond M. Maliki.

« Si le Hamas accepte toutes ces conditions, nous ferons tout notre possible pour les intégrer et faire du Hamas un parti politique sans aile militaire », ajoute-t-il.

Bien qu’elles soient toutes deux dirigées par Mahmoud Abbas, l’OLP est censée être distincte de l’AP, la première servant d’organe politique faîtier représentant les Palestiniens dans le monde entier et la seconde agissant en tant qu’entité gouvernante dans certaines parties de la Cisjordanie.

Avant sa visite en Israël, Cameron demande une « pause immédiate » dans les combats à Gaza

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à droite, rencontre le ministre britannique des Affaires étrangères David Cameron, à Tel Aviv, le 23 novembre 2023. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à droite, rencontre le ministre britannique des Affaires étrangères David Cameron, à Tel Aviv, le 23 novembre 2023. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

LONDRES – Le ministre britannique des Affaires étrangères David Cameron se rendra en Israël mercredi, où il devrait exprimer ses préoccupations concernant le bilan côté palestinien et faire pression pour un cessez-le-feu « durable » dans la guerre Israël-Hamas à Gaza.

Le voyage de Cameron, qui comprendra des visites en Cisjordanie, où est basée l’Autorité palestinienne, ainsi qu’au Qatar et en Turquie, est sa troisième visite au Moyen-Orient en un peu plus de deux mois.

Il plaidera pour une issue à la guerre impliquant la libération de tous les otages israéliens détenus par le Hamas, le groupe terroriste islamiste au pouvoir à Gaza, la prise en charge de la gestion de l’enclave par l’Autorité palestinienne et la fin des tirs de roquettes sur Israël.

En Israël, Cameron dira au Premier ministre Benjamin Netanyahu qu’il faut « faire davantage, plus rapidement, pour augmenter de manière significative le flux d’aide vitale à Gaza » et il fera part de ses « préoccupations concernant le nombre élevé de victimes civiles », selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

« Personne ne souhaite voir ce conflit durer plus longtemps que nécessaire », déclare Cameron. « Une pause immédiate est maintenant nécessaire pour acheminer l’aide et libérer les otages. La situation est désespérée. »

Cameron demandera instamment à Israël d’ouvrir davantage de points de passage pour permettre l’acheminement de l’aide à Gaza, notamment le port israélien d’Ashdod et le point de passage de Kerem Shalom, et de rétablir l’approvisionnement en eau, en carburant et en électricité dans l’enclave palestinienne.

Lors d’une visite en Cisjordanie, où l’Autorité palestinienne exerce une autonomie limitée, Cameron rencontrera le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et soulignera le soutien à long terme de la Grande-Bretagne en faveur d’un accord de paix établissant un État palestinien coexistant avec Israël.

Cameron se rendra ensuite au Qatar et en Turquie plus tard dans la semaine pour de nouvelles discussions diplomatiques.

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