Israël en guerre - Jour 151

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Après 104 jours, des familles d’otages s’engagent à prendre des mesures radicales

Daniel Elgarat s'exprimant lors d'une conférence de presse, à Tel Aviv le 18 janvier 2024. (Crédit : Capture d'écran Facebook)
Daniel Elgarat s'exprimant lors d'une conférence de presse, à Tel Aviv le 18 janvier 2024. (Crédit : Capture d'écran Facebook)

Quatre membres de familles d’otages à Gaza tiennent une conférence de presse animée à Tel Aviv, s’engageant à prendre des mesures drastiques après avoir perdu patience avec le gouvernement, qui n’a pas réussi à obtenir la libération de leurs proches après 104 jours.

« Le temps est écoulé (…). Vos 100 jours de grâce sont terminés », déclare Daniel Elgarat, frère de l’otage Itzik Elgarat.

Daniel affirme que les familles empêcheront l’aide humanitaire d’entrer à Gaza avec leurs propres corps.

« Nous prendrons des mesures très extrêmes », dit-il, en exhortant le public à se tenir prêt aux côtés des familles des otages.

Eli Albag s’exprimant lors d’une conférence de presse, à Tel Aviv le 18 janvier 2024. (Crédit : Capture d’écran Facebook)

Eli Albag, dont la fille Liri est détenue à Gaza, fustige les membres du gouvernement, et particulièrement le ministre David Amsalem (Likud), pour ses dernières remarques qui sèment la discorde, l’accusant d’agir comme si l’assaut du groupe terroriste palestinien du Hamas du 7 octobre n’avait jamais eu lieu.

Eli dénonce les termes de l’accord qu’Israël a accepté et qui prévoit le transfert de médicaments aux otages, notant qu’Israël n’a aucune idée de qui recevra les médicaments et s’ils les ont en réalité reçus ou non.

Shir Segal s’exprimant lors d’une conférence de presse, à Tel Aviv le 18 janvier 2024. (Crédit : Capture d’écran Facebook)

Faisant écho aux propos de Daniel, Eli ajoute : « Nous allons commencer à faire des choses que nous ne voulions pas faire (…). Et nous ne vous laisserons pas travailler. »

Shir Siegel, dont le père Keith est toujours aux mains du Hamas, reproche au gouvernement de donner la priorité à « la destruction d’organisations qui ne peuvent pas être détruites » plutôt qu’au retour de leurs proches.

« Ce n’est pas à nous de trouver des solutions, c’est à vous de le faire », dit-elle dans un message sévère adressé au gouvernement.

« Le pays est en train de s’effondrer (…). Nous en avons fini de jouer les gentils. Nous en avons fini de nous rester les bras croisés et d’acquiescer quand vous dites que vous faites tout votre possible (…). Arrêtez de nous mentir. »

Ella Ben Ami s’exprimant lors d’une conférence de presse, à Tel Aviv le 18 janvier 2024. (Crédit : Capture d’écran Facebook)

Ella Ben-Ami, fille de l’otage israélo-allemand Ohad, demande à Israël de convoquer une conférence internationale réunissant des représentants du Qatar, de l’Égypte, des États-Unis et de l’Union européenne. « Asseyez-vous ensemble et ne partez pas tant qu’il n’y a pas de solution. »

« Si nous devons mettre le pays sens dessus dessous, nous le ferons (…). Si nous devons recruter des citoyens pour empêcher l’aide [d’entrer à Gaza], nous le ferons », prévient Ella.

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