Israël en guerre - Jour 147

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L’octogénaire qui a escaladé la fenêtre pour échapper au Hamas retourne chez elle

Jacqueline Glicksman revient dans sa maison en ruines au kibboutz Ein HaShlosha et décrit sa fuite éperdue devant les terroristes qui ont incendié son domicile

Jacqueline Glicksman, 81 ans, racontant comment elle a sauté par la fenêtre de son mamad pour échapper aux terroristes du Hamas le 7 octobre, lors de sa première visite de sa maison en ruines depuis les attaques, dans un reportage diffusé le 1er février 2024. (Crédit : Capture d'écran de la Douzième chaîne ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur).
Jacqueline Glicksman, 81 ans, racontant comment elle a sauté par la fenêtre de son mamad pour échapper aux terroristes du Hamas le 7 octobre, lors de sa première visite de sa maison en ruines depuis les attaques, dans un reportage diffusé le 1er février 2024. (Crédit : Capture d'écran de la Douzième chaîne ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur).

Jacqueline Glicksman, 81 ans, vivait seule à Ein HaShlosha jusqu’au 7 octobre, date à laquelle les terroristes palestiniens du Hamas ont envahi le kibboutz et détruit sa maison. Jeudi, elle est retournée chez elle pour la première fois depuis les attaques qui ont déclenché la guerre à Gaza.

« Cela fait mal qu’ils aient brûlé ma maison, ma vie », a-t-elle déclaré à la Douzième chaîne. « Il ne reste plus rien. »

La veuve a sauté par la fenêtre de son mamad – la pièce sécurisée – et a couru 1,5 kilomètre pour se mettre à l’abri lorsque les terroristes ont mis le feu à sa maison.

Glicksman a été élevée au Maroc et a fait ses études à Paris. Elle s’est installée à Ein HaShlosha avec son époux à la fin des années 1970 et ils y ont vécu avec leurs trois enfants. Son mari est décédé l’année dernière.

Elle a raconté que le matin du 7 octobre, elle était entrée dans son mamad lorsqu’elle avait entendu les sirènes des roquettes, mais qu’elle n’avait pas mesuré l’ampleur du danger jusqu’à ce que son fils l’appelle d’Amérique et lui dise de rester là où elle était. Peu après, un terroriste est entré chez elle et l’a trouvée dans la pièce sécurisée, qui n’était pas fermée à clé.

L’homme lui a fait signe de se taire, et sans lui faire du mal, il a volé divers appareils électroniques et de l’argent, puis est reparti. Par la suite, trois autres hommes sont à nouveau entrés par effraction, et sont repartis lorsqu’ils ont compris qu’elle n’avait rien de valeur.

Des dommages causés au kibboutz Ein HaShlosha lors du massacre du 7 octobre. (Crédit : Facebook ; utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur les droits d’auteur/via Zman)

Un peu plus tard, elle a entendu des individus disperser du liquide dans le couloir à l’extérieur du mamad et a réalisé qu’elle était en danger. Juste avant que sa maison ne soit la proie des flammes, Glicksman, en pyjama et en pantoufles, a sauté par la fenêtre et a couru vers le bureau central du kibboutz, où elle espérait trouver l’équipe de sécurité.

Malheureusement, elle a plutôt trouvé un véhicule de sécurité détruit, avec le chef de l’équipe de sécurité gisant mort sur le sol à côté. Elle a couru devant des cadavres, des véhicules et des maisons brûlés, et a frappé à plusieurs portes, essayant de se mettre à l’abri alors qu’une centaine de terroristes en maraude dévastaient la communauté. Elle a finalement été recueillie par ses voisins Marcelo et Collie Cohen.

De retour chez elle jeudi, pour la première fois depuis le 7 octobre, elle a confié à la Douzième chaîne qu’elle était émue et effrayée.

« Peur de quoi ? », a demandé l’intervieweur. « Que quelque chose se produise tout d’un coup », a-t-elle répondu, faisant référence à une nouvelle attaque.

Glicksman s’est mise à pleurer lorsqu’elle a vu ce qu’était devenue sa maison. Elle a fait visiter à l’équipe de télévision les restes calcinés de sa maison, expliquant où se trouvait chaque meuble.

Ce qui a fait le plus mal à Glicksman, c’est que l’un de ses enfants, qui vivent tous les trois à l’étranger, a vraiment cru qu’elle allait mourir lorsqu’il a appris qu’il y avait un terroriste dans sa maison.

« Il m’a dit après coup qu’il avait dit à son épouse : ‘C’est fini' », a-t-elle expliqué. « Et cela m’a fait mal. »

Glicksman a déclaré à la chaîne qu’elle avait l’intention de retourner vivre à Ein HaShlosha dès qu’elle pourrait le faire en toute sécurité.

« C’est ma maison », a-t-elle déclaré. « Je n’en ai pas d’autre. »

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