L’offre de paix égyptienne n’entre « pas en conflit » avec l’initiative française
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L’offre de paix égyptienne n’entre « pas en conflit » avec l’initiative française

Un officiel palestinien donne son opinion sur les derniers événements diplomatiques alors qu'Abbas se prépare à se rendre au Caire

Le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi écoute le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, au cours d'une réunion au palais présidentiel, au Caire, le 18 mai 2016 (Crédit : Amr Nabil/Pool/AFP)
Le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi écoute le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, au cours d'une réunion au palais présidentiel, au Caire, le 18 mai 2016 (Crédit : Amr Nabil/Pool/AFP)

L’initiative de paix israélo-arabe du président égyptien n’entre pas en conflit, et ne remplace pas, la proposition française de négociation d’un accord de paix entre Jérusalem et Ramallah, a déclaré un haut responsable palestinien jeudi.

L’ambassadeur de l’Autorité palestinienne au Caire, Jamal al-Shoubaki, s’est exprimé dans la perspective de la visite de vendredi dans la capitale égyptienne du président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas pour une réunion des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe, selon le site d’informations Ynet.

Les responsables égyptiens ont démenti les rapports établissant que le président égyptien Abdel-Fattah el-Sissi travaille en coulisse pour relancer le processus de paix israélo-palestinien et organiser des pourparlers avec Abbas et le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Le Caire espère organiser un sommet trilatéral « dans un avenir proche », dans lequel Sissi jouerait le rôle d’intermédiaire, a confirmé un responsable palestinien au journal Yedioth, mardi, ajoutant que « personne ne ferme la porte » à l’initiative égyptienne.

Les dernières semaines ont vu une intense activité diplomatique.

Le 18 mai, le secrétaire d’Etat américain John Kerry s’est brièvement rendu au Caire. L’initiative pour la paix de Sissi semblait en être l’épicentre.

Cette visite a eu lieu un jour avant que Sissi déclare dans un discours télévisé qu’il avait vu une « réelle opportunité » pour un accord de paix israélo-palestinien.

Accueillant les commentaires de Sissi, Netanyahu a exprimé sa « volonté d’investir tous les efforts pour faire avancer un avenir de paix et de sécurité entre nous et les Palestiniens ». Il a dit qu’Israël était prêt à rejoindre l’Egypte et d’autres Etats arabes pour « faire avancer le processus de paix et de stabilité dans la région ».

Lundi, une délégation de diplomates israéliens est arrivée au Caire pour des entretiens avec des responsables égyptiens.

Et mardi, l’ancien Premier ministre britannique, Tony Blair, a déclaré à Londres que les pays musulmans sunnites étaient prêts à normaliser les relations avec Israël si Israël négociait un accord de paix avec l’Autorité palestinienne sur la base de l’Initiative de paix arabe.

Proposée pour la première fois en 2002 et réaffirmée au cours des dernières années, cette initiative appelle à la pleine normalisation des relations entre Israël et le monde arabe, en échange d’un retrait israélien de la Cisjordanie et du plateau du Golan.

Le plan français, objet de discussions lundi, lors d’une réunion à Jérusalem entre le Premier ministre français Manuel Valls et Netanyahu, a été rejeté d’emblée par Israël. La proposition appelle à une conférence internationale, le 3 juin, qui ne comprendrait pas les représentants israéliens ni palestiniens, suivie d’une conférence à l’automne avec les deux parties en présence.

Netanyahu a critiqué l’initiative disant qu’elle fournit une excuse aux dirigeants palestiniens pour qu’ils évitent des négociations de paix directes avec Israël.

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