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Londres annonce un nouveau régime de sanctions contre l’Iran

Le Royaume-Uni a depuis début 2022 dû répondre à plus de 15 "menaces crédibles" d'assassinat ou d'enlèvement par l'Iran de Britanniques ou personnes basées au Royaume-Uni

Le ministre britannique des Affaires étrangères, James Cleverly, arrivant à Downing Street, à Londres, le 17 novembre 2022. (Crédit : AP Photo/Alastair Grant)
Le ministre britannique des Affaires étrangères, James Cleverly, arrivant à Downing Street, à Londres, le 17 novembre 2022. (Crédit : AP Photo/Alastair Grant)

Le Royaume-Uni a annoncé jeudi de nouvelles sanctions contre l’Iran et un nouveau dispositif accordant davantage de pouvoirs pour cibler les décisionnaires de Téhéran pour leurs « activités hostiles » au Royaume-Uni ou à l’étranger.

Une contestation inédite, sévèrement réprimée, a éclaté en Iran après la mort en détention le 16 septembre 2022 de Mahsa Amini, une Kurde iranienne âgée de 22 ans, trois jours après son arrestation par la police des mœurs qui lui reprochait d’avoir enfreint le code vestimentaire strict imposant aux femmes notamment le port du voile dans la République islamique.

Depuis, « le régime iranien a augmenté de manière spectaculaire ses tentatives de réduire au silence la contestation, qui ne s’est jamais limitée au territoire iranien », a fait valoir jeudi le ministre britannique des Affaires étrangères James Cleverly.

Evoquant devant les députés des tentatives d’actions de la part de Téhéran dans plusieurs pays occidentaux – Grèce, États-Unis, Turquie, France et Danemark – le chef de la diplomatie britannique a estimé que celles-ci prouvent le « désespoir croissant du régime iranien face à son impopularité chez lui et son isolement à l’étranger ».

Selon le ministère des Affaires étrangères, le Royaume-Uni a ces 18 derniers mois dû répondre à plus de 15 « menaces crédibles » d’assassinat ou d’enlèvement de Britanniques ou personnes basées au Royaume-Uni perçues par Téhéran comme des « ennemis du régime ».

James Cleverly a notamment cité la fermeture des bureaux londoniens d’une chaîne de télévision privée iranienne, dont les employés ont été « menacés d’enlèvement » ou de « meurtre ».

Face à ces activités, le chef de la diplomatie britannique a annoncé un nouveau régime de sanctions, qui donnera au Royaume-Uni « des pouvoirs nouveaux et renforcés pour contrer les activités hostiles et déstabilisatrice de l’Iran au Royaume-Uni et à travers le monde, qui nous permettra d’imposer gels d’avoirs et interdiction de territoires sur davantage de décisionnaires iraniens ».

Le Royaume-Uni dirigera ainsi « l’opposition internationale à la prolifération des armes et à l’escalade nucléaire de l’Iran » au Conseil de sécurité, dont Londres assure la présidence tournante en juillet, a ajouté la diplomatie britannique dans son communiqué, a-t-il indiqué, ajoutant qu’il prévoyait de dénoncer le comportement de Téhéran lors de la réunion d’aujourd’hui, à laquelle assistera l’ambassadeur d’Iran à l’ONU.

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, s’exprimant lors d’une cérémonie commémorant l’anniversaire de la mort du fondateur de la révolution, l’ayatollah Khomeini, dans son mausolée situé à l’extérieur de Téhéran, en Iran, le 4 juin 2023. (Crédit : Bureau du guide suprême iranien via AP)

« Fervent espoir » de « jours meilleurs »

Le futur nouveau régime britannique de sanctions, qui doit être introduit cette année au Parlement, définit en effet de nouveaux critères selon lesquels individus et entités peuvent être ciblés, notamment les « activités du régime sapant la paix, la stabilité et la sécurité au Moyen-Orient et dans le monde », « l’utilisation et la diffusion d’armes et de technologies d’armement » iraniennes, selon le ministère des Affaires étrangères.

Le chef de la diplomatie britannique a en outre annoncé que le Royaume-Uni avait désigné « 13 individus et entités supplémentaires responsables de « violations graves des droits de l’Homme ».

Parmi eux figurent cinq responsables du système carcéral où « règnent torture et mauvais traitements ».

Ces sanctions comportent de nouvelles mesures ciblant le Conseil suprême de la Révolution culturelle, chargé de « mettre en place les normes sociales et culturelles qui oppriment les Iraniens » et « six acteurs-clés responsables d’avoir supprimé la liberté d’expression en ligne ».

Cet ensemble de mesure est une « boîte à outils que je préfèrerais ne pas utiliser », a déclaré James Cleverly, « mais la décision pour que je le fasse ou non est entre les mains du régime iranien ». « Nous ne cherchons pas l’escalade », a-t-il assuré, « notre but est d’empêcher et dissuader toute activité hostile iranienne sur le sol britannique et sur le territoire de nos partenaires et alliés ».

« L’Iran vend des drones à la Russie, ils attaquent leurs voisins » et « même leur propre peuple », a-t-il poursuivi, exprimant son « fervent espoir » de « jours meilleurs dans les relations entre nos deux pays ».

Londres affirme avoir remis aux membres du Conseil de sécurité des preuves montrant que l’Iran continue à envoyer des armes aux Houthis au Yémen et à la Russie pour leur utilisation en Ukraine, en « violation des restrictions du Conseil de sécurité ».

Le Royaume-Uni et ses partenaires condamneront « ce comportement nuisible en présence du représentant permanent iranien aux Nations unies », annoncé à l’événement, selon la diplomatie britannique.

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