L’ONG Latet lance sa campagne pour aider les survivants de la Shoah
Rechercher

L’ONG Latet lance sa campagne pour aider les survivants de la Shoah

Cet été, l’association organise une levée de fonds afin de pouvoir acheter des lunettes de vue et payer traitements dentaires et réparations d’appartements aux rescapés démunis

Une distribution d'appareils auditifs, en mai 2019, par l’association Latet. Reuven, Genia et Myriam sont tous les trois des survivants de l'Holocauste et des bénéficiaires de l'aide de Latet. (Crédit : Latet)
Une distribution d'appareils auditifs, en mai 2019, par l’association Latet. Reuven, Genia et Myriam sont tous les trois des survivants de l'Holocauste et des bénéficiaires de l'aide de Latet. (Crédit : Latet)

L’ONG israélienne Latet, qui vient notamment en aide aux survivants de la Shoah démunis, a annoncé le lancement de sa campagne estivale.

Cet été, l’association organise ainsi une levée de fonds afin de pouvoir acheter des lunettes de vue et payer traitements dentaires et réparations d’appartements aux survivants de la Shoah vivant dans la pauvreté, qui seraient plus de 40 000 en Israël. Cette levée de fonds, ouverte sur la plateforme FundMe, vise à récolter 80 000 dollars afin d’aider 80 personnes.

Le mois dernier, l’association avait déjà distribué des appareils auditifs à 150 survivants de la Shoah, leur permettant ainsi de retrouver l’audition. L’opération s’est déroulée en partenariat avec ORL sans frontières et Audyx. Une délégation de médecins français étaient présents pour l’occasion.

Sur les 200 000 survivants de la Shoah en Israël, 1 sur 4 (50 000 selon le contrôleur d’Etat) vivent dans la pauvreté, dont 5 000 dans l’extrême pauvreté. Ils ne reçoivent que peu d’aides de l’Allemagne et ont une pension faible du Bitouah Léoumi, l’agence nationale de sécurité sociale. Parmi eux, plus d’un millier reçoit une aide de Latet toute l’année.

Latet est actuellement la seule organisation israélienne offrant une aide complète aux survivants vivant dans la pauvreté, avec des paquets alimentaires, restaurations d’appartements et fonds d’urgence pour les soins médicaux. L’association organise aussi des évènements et des soirées à destination des survivants, leur permettant d’entretenir leur vie sociale.

En septembre dernier, outre une campagne dans les supermarchés visant à récolter de la nourriture, Latet avait organisé « des repas de Rosh HaShana pour permettre aux survivants de la Shoah qui vivent dans la pauvreté et dans la solitude d’être entourés pendant la fête, et de passer une soirée en sachant qu’on ne les a pas oubliés ». Ces dîners ont eu lieu dans les principales villes en Israël.

Créée en 1996 dans la propre cuisine du fondateur, Gilles Darmon, à Tel Aviv, Latet a dépassé le simple stade d’association pour devenir une quasi-institution israélienne.

Outre son programme d’assistance aux survivants, Latet porte assistance à au moins 60 000 familles en Israël et a un volume d’activité de plus de 85 millions de shekels. En avril, par exemple, à l’occasion de Pessah, l’association et ses bénévoles ont redistribué plus de 11 000 boîtes de nourriture aux familles israéliennes dans le besoin.

Gilles Darmon, fondateur de l’ONG Latet. (Crédits : autorisation)

Chaque année, le rapport alternatif de Latet sur la pauvreté fait la une des journaux et offre « une photographie indépendante de la question de la pauvreté en Israël » expliquait son patron, également PDG de banques d’affaires, au Times of Israël en français en 2016.

L’association gère également un mouvement de jeunesse dans plus d’une quinzaine de villes de l’ensemble du pays. « Nous sommes pratiquement la seule organisation en Israël à, à la fois, agir sur le terrain et préparer les futures générations israéliennes à assumer leur rôle de solidarité citoyenne, expliquait Darmon. Il faut former au plus tôt les futurs citoyens israéliens à prendre conscience de la responsabilité qu’ils ont vis-à-vis d’autrui et non pas attendre que quelqu’un d’autre fasse le travail à leur place ».

Latet porte aussi plusieurs combats socio-économiques et veut « alimenter le débat sur des réflexions, comme la TVA à 0 % sur les fruits et légumes, la mise en place d’une commission nationale de lutte contre la pauvreté et la création d’un index indépendant du Bitouah Léoumi pour mesurer le phénomène de pauvreté en Israël ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...