L’opposition va présenter un projet de loi visant à disqualifier Netanyahu
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L’opposition va présenter un projet de loi visant à disqualifier Netanyahu

Gantz exhorte à soutenir l'initiative suite à l'impasse budgétaire et le risque d'élections ; Lapid: "Tout ce qui intéresse" le Premier ministre, ce sont ses accusations pénales

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu le 11 mars 2020 (à gauche) ; le leader de Yesh Atid-Telem Yair Lapid, en décembre 2019. (Miriam Alster/FLASH90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu le 11 mars 2020 (à gauche) ; le leader de Yesh Atid-Telem Yair Lapid, en décembre 2019. (Miriam Alster/FLASH90)

Les partis d’opposition se sont engagés à présenter cette semaine un projet de loi qui empêcherait un membre de la Knesset mis en accusation de former un gouvernement, ce qui empêcherait le Premier ministre Benjamin Netanyahu de tenter de former une nouvelle coalition si une autre élection avait lieu prochainement.

Cette décision, annoncée samedi et dimanche, est intervenue alors que la réunion hebdomadaire du cabinet a été annulée en raison d’un profond désaccord entre le parti Likud de Netanyau et Kakhol lavan du ministre de la Défense Benny Gantz sur le budget de l’État, qui risque de renvoyer le pays aux urnes.

« Le fait qu’il n’y ait pas eu de réunion du cabinet aujourd’hui et que nous galopions vers des élections parce que le Premier ministre a des accusations [contre lui] et que c’est tout ce qui l’occupe est une honte totale », a déclaré dimanche le chef de l’opposition Yair Lapid, qui dirige le parti Yesh Atid-Telem, dans un communiqué.

Il a déclaré que le projet de loi visant à disqualifier Netanyahu serait voté mercredi.

Faisant référence à la crise économique provoquée par la pandémie, il a ajouté : « Les gens n’ont rien à manger, les entreprises ferment. La situation ne peut pas continuer ainsi. »

La veille, le député Nitzan Horowitz, chef du parti de gauche Meretz, avait également déclaré qu’il déposerait un tel projet de loi.

Le leader du Meretz, Nitzan Horowitz, participe à une conférence du parti à Tel Aviv, le 14 janvier 2020. (Miriam Alster/Flash90)

« Il n’est pas possible qu’un accusé gère un pays entier selon ses caprices et ses intérêts en matière judiciaire », a déclaré M. Horowitz. « L’actuelle Knesset a une majorité pour une telle loi, et elle peut empêcher la tenue d’une quatrième élection » (depuis avril 2019).

Netanyahu est jugé pour corruption, fraude et abus de confiance dans trois affaires criminelles. Il nie tout acte répréhensible.

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