L’UE appelle à des « mesures d’incitation » pour qu’Israéliens et Palestiniens fassent la paix
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L’UE appelle à des « mesures d’incitation » pour qu’Israéliens et Palestiniens fassent la paix

Les 28 ministres des Affaires étrangères de l'Union veulent que soit offerte une contribution "concrète et substantielle" aux efforts de paix

La chef de la diplomatie de l'Union européenne, Federica Mogherini, à droite, est accueillie par le ministre des Affaires étrangères français Jean-Marc Ayrault avant une réunion internationale et interministérielle dans le but de relancer le processus de paix israélo-palestinien, à Paris, le 3 juin 2016 . (Crédit : AFP / Pool / Stephane de SAKUTIN)
La chef de la diplomatie de l'Union européenne, Federica Mogherini, à droite, est accueillie par le ministre des Affaires étrangères français Jean-Marc Ayrault avant une réunion internationale et interministérielle dans le but de relancer le processus de paix israélo-palestinien, à Paris, le 3 juin 2016 . (Crédit : AFP / Pool / Stephane de SAKUTIN)

L’Union européenne a proposé des incitations « concrètes » pour que les Israéliens et les Palestiniens reprennent les négociations de paix lors d’un sommet sur la paix prévu plus tard cette année à Paris.

Pendant leur réunion mensuelle à Bruxelles, les 28 ministres des Affaires étrangères de l’Union ont demandé à la Commission européenne et au service d’action extérieur de l’UE – son équivalent d’un ministère des Affaires étrangères – d’offrir une contribution « concrète et substantielle » aux efforts internationaux afin de revitaliser le processus de paix Israélo-Palestinien dans l’impasse, à travers un « ensemble global d’incitations » pour les deux parties.

« L’UE est déterminée, tout comme d’autres partenaires internationaux et régionaux, à apporter une contribution concrète et substantielle à un ensemble global de mesures incitant les parties à faire la paix avec en vue une conférence de paix internationale prévue pour se tenir avant la fin de l’année », ont affirmé les ministres des Affaires étrangères réunis à Luxembourg.

Ils ont invité la Commission européenne et le service diplomatique de l’UE, dirigé par Federica Mogherini, « à présenter sans tarder des propositions, y compris concernant des mesures d’incitation économiques ».

Les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont également adopté de façon unanime l’initiative de paix française, initiative qui a débuté avec une conférence à Paris plus tôt ce mois-ci.

Israël a catégoriquement rejeté le geste français, arguant qu’il contribuait à durcir les positions de négociations palestiniennes et qu’en conséquence il constituait un obstacle pour la paix.

L’UE agite depuis décembre 2013 la carotte d’un paquet « sans précédent » de « mesures de soutien en matière politique et économique et dans le domaine de la sécurité » aux deux parties, si Israël et les Palestiniens scellaient un accord de paix permettant de faire coexister côte à côte deux Etats dans les frontières de 1967.

Le gouvernement israélien a néanmoins réitéré lundi son opposition catégorique à l’organisation d’une conférence internationale, qui, selon un porte-parole, « éloigne plus encore la paix en permettant aux Palestiniens de continuer à éviter à la fois des négociations directes et tout compromis ».

Interrogé sur ce rejet, M. Ayrault a assuré que « c’est l’intérêt d’Israël de bouger, d’évoluer. C’est sa sécurité, son avenir qui est en cause, donc on ne peut pas simplement être dans la politique du dos à la mer », a-t-il plaidé.

« Nous voulons la sécurité d’Israël, nous voulons l’avenir d’Israël, nous sommes sincères dans cette démarche », a-t-il répété. « Mais il faut faire bouger les choses car sinon le désespoir s’installe », a insisté M. Ayrault.

Le président israélien Reuven Rivlin a débuté lundi une visite de quatre jours à Bruxelles, où il doit rencontrer les dirigeants de l’UE et de l’Otan.

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, est par ailleurs attendu en milieu de semaine à Bruxelles, également pour des entretiens avec des hauts responsables européens.

Mais aucune rencontre n’est prévue à Bruxelles entre MM. Abbas et Rivlin, selon des sources diplomatiques.

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