Rechercher

L’UE et Israël reconnaîtront mutuellement leurs attestations de vaccination

Cet accord offrira aux voyageurs vaccinés l'accès au système du Passe vert pour entrer dans les lieux publics

Des touristes prennent des photos devant la basilique Sagrada Familia créée par l'architecte Antoni Gaudi à Barcelone, en Espagne, le vendredi 9 juillet. (Crédit :  AP Photo/Joan Mateu)
Des touristes prennent des photos devant la basilique Sagrada Familia créée par l'architecte Antoni Gaudi à Barcelone, en Espagne, le vendredi 9 juillet. (Crédit : AP Photo/Joan Mateu)

Israël et l’Union européenne ont trouvé un accord, mercredi, de reconnaissance mutuelle de leurs certificats de vaccination, a annoncé le ministère des Affaires étrangères – une initiative qui permettra aux voyageurs d’accéder aux lieux publics et autres dont l’entrée est actuellement régie par le système du Passe vert.

Le ministère a indiqué que la finalisation de l’accord pourrait avoir lieu début octobre et que ce dernier offrira aux touristes et hommes d’affaires israéliens vaccinés l’accès au Passe vert de l’UE, ce qui leur permettra d’entrer dans « les restaurants, les centres culturels, les institutions publiques et plus ».

Cela permettra aussi à l’État juif de se préparer à accepter des touristes de l’Europe, a noté le communiqué. De plus, les Israéliens pourront aussi accéder aux programmes mis en place dans d’autres pays si ces derniers se joignent à l’avenir à cette initiative.

Néanmoins, le ministère a averti que cet accord ne se substituait pas aux autres exigences mises en œuvre dans les nations européennes au niveau individuel – comme le Portugal et la Suède qui interdisent l’accès sur leur territoire aux Israéliens. Il permet aussi à Israël de continuer à interdire l’entrée des voyageurs en provenance de pays de l’UE spécifiques si l’État juif le juge nécessaire.

Le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid a salué l’accord qui est, selon lui, « une avancée importante qui permet de poser les fondations d’un retour à la normale en ce qui concerne les déplacements et les liens touristiques tissés entre l’État juif et l’Union européenne ».

« Je félicite les équipes du ministère de l’Intérieur, du ministère de la Santé et de l’ambassade israélienne au sein de l’Union européenne à Bruxelles pour cette réussite significative », a-t-il commenté.

Le ministre de la Santé Nitzan Horowitz a évoqué « un pas en avant important dans notre effort visant à faciliter les choses pour le public et à permettre un retour à une vie la plus normale possible dans l’ombre du coronavirus ».

La passagère d’un avion arrivé à Faro quitte l’aéroport, dans la région de l’Algarve, au sud du Portugal. (Crédit : AP Photo/Ana Brigida, File)

Les déplacements des Israéliens en Europe ont diminué, ces dernières semaines, après que l’Union a supprimé l’État juif de la liste des nations considérées comme « épidémiologiquement sûres », et le Portugal et la Suède ont répondu en interdisant aux Israéliens l’accès à leur territoire, sauf pour raisons essentielles ou humanitaires.

Les agences de voyage ont expliqué que de nombreux Israéliens avaient riposté en annulant leurs projets de déplacement, y-compris dans les autres nations de l’UE, craignant que de nouvelles restrictions ne soient imposées, perturbant les éventuels séjours prévus.

Deux autres pays, la France et la Suisse, ont décidé d’interdire l’entrée des Israéliens non-vaccinés. Les voyageurs en provenance d’Israël et des États-Unis qui ne sont pas immunisés contre le coronavirus ne peuvent dorénavant entrer en France que pour raison essentielle et s’ils sont en mesure de présenter un test négatif avant d’embarquer dans l’avion.

Et tous doivent se mettre en quarantaine pendant sept jours après l’arrivée.

De son côté, la Suisse a expliqué que, dès lundi, Israël figurera sur la liste des « pays à risque » concernant la COVID-19 et que les ressortissants israéliens non-vaccinés ne pourront entrer dans le pays que dans un cas de « nécessité absolue ». Les Israéliens vaccinés pourront, pour leur part, entrer dans le pays.

La Hollande exige que tous les Israéliens arrivant sur son sol se placent à l’isolement, ce qui en fait une destination peu attirante pour les touristes.

« Nous nous attendions à avoir beaucoup de voyageurs en Europe pendant les fêtes mais cela s’est arrêté net », a commenté Mark Feldman, le directeur-général de Ziontours, une importante agence de voyage de Jérusalem, auprès du Times of Israel. Il a expliqué que la crainte d’un élargissement des diverses interdictions avait finalement davantage dissuadé les touristes que les restrictions d’ores et déjà en place.

Des voyageurs à l’aéroport international Ben Gurion, le 13 septembre 2021. (Crédit : Nati Shohat/FLASH90)

Feldman a expliqué que si deux pays européens seulement avaient fermé leurs portes aux Israéliens, la confiance de l’ensemble des voyageurs avait été touchée. Ils craignent dorénavant que d’autres pays prennent des initiatives d’interdiction soudaines à leur égard.

« Nous tentons d’expliquer aux gens que prévoir des choses, même à très court-terme, même à l’horizon des prochaines 24 ou 48 heures est quasiment impossible », a-t-il ajouté.

L’impact sur le secteur des affaires est énorme, a-t-il continué. « Une fois que l’UE a fait son annonce, toutes les entreprises israéliennes spécialisées dans les voyages ont totalement stoppé leurs activités vers l’Europe », a continué Feldman.

Les changements fréquents qui surviennent dans les régulations de quarantaine en Israël, pour les voyageurs qui reviennent dans le pays, découragent aussi les déplacements, a continué Feldman. Le ministère de la Santé réexamine régulièrement et modifie les directives de quatorzaine qui s’appliquent aux citoyens qui reviennent sur le sol israélien.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...