L’Unesco fier d’avoir de nouveau réuni Israéliens et Palestiniens sur un texte
Rechercher

L’Unesco fier d’avoir de nouveau réuni Israéliens et Palestiniens sur un texte

Le Conseil exécutif de l'agence a adopté par consensus des décisions sur le patrimoine mondial de Jérusalem et sur l'éducation dans les Territoires palestiniens

L'envoyé israélien à l'UNESCO,  Carmel Shama-Hacohen, tente de livrer des documents officiels annonçant le retrait israélien de l'organisation culturelle, le 28 décembre 2017 (Autorisation)
L'envoyé israélien à l'UNESCO, Carmel Shama-Hacohen, tente de livrer des documents officiels annonçant le retrait israélien de l'organisation culturelle, le 28 décembre 2017 (Autorisation)

L’Unesco a de nouveau réuni Israéliens et Palestiniens autour d’un même texte mercredi, y voyant un signe de plus pour convaincre l’Etat hébreu de ne pas sortir de l’organisation à la fin de l’année.

Le Conseil exécutif de l’Unesco a adopté par consensus des décisions sur le patrimoine mondial de Jérusalem et sur l’éducation dans les Territoires palestiniens, a annoncé cette organisation dans un communiqué.

Depuis un an, la totalité des douze décisions prises sur le Moyen-Orient ont ainsi fait l’objet d’un consensus après une négociation entre les parties, facilitée par le Secrétariat de l’Unesco, poursuit-elle.

« Ce résultat nous rappelle toute la pertinence du multilatéralisme (…) et la nécessité d’être ici à l’Unesco autour de la table et de faire preuve de bonne volonté », a déclaré la Directrice générale de l’organisation, Audrey Azoulay, qui oeuvre en faveur de ce consensus depuis son élection en novembre 2017.

Audrey Azoulay, ancienne ministre française de la Culture et nouvelle directrice de l’UNESCO, en conférence de presse suite à son élection, au siège de l’UNESCO à Paris, le 13 octobre 2017. (Crédit : Thomas Samson/AFP)

En octobre 2017, Israël a annoncé – juste après les Etats-Unis – vouloir se retirer de l’Unesco, reprochant à l’organisation un parti pris foncièrement anti-israélien.

Mais en juin 2018, l’ambassadeur israélien à l’Unesco avait envoyé un signal plus positif, déclarant qu’il allait recommander à son gouvernement de revenir sur sa décision, ou au moins la reporter d’un an, en raison du « nouvel état d’esprit » de l’Unesco envers l’Etat hébreu.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait ensuite décliné en septembre une invitation à une conférence sur l’antisémitisme organisée par l’Unesco à New York, en raison du « parti pris persistant » selon lui de cette organisation contre Israël.

« Ce qu’on a fait aujourd’hui, c’est d’avoir un texte qui est consensuel entre les Israéliens, les Jordaniens et les Palestiniens. Il n’y a pas ailleurs dans le monde une quelconque organisation qui ait réussi à faire cela », relève une source diplomatique à l’Unesco.

« Est-ce que c’est l’intérêt des Israéliens de sortir de l’Unesco alors qu’ils voient bien qu’ils ont obtenu ces consensus essentiellement parce qu’ils étaient là, autour de la table ? », ajoute la même source.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...