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Manifestation propalestinienne à Melbourne : une synagogue évacuée pendant Shabbat

Le rabbin a dit que la police avait demandé aux fidèles de quitter les locaux en plein office ; ils y a eu ultérieurement des affrontements entre pro-palestiniens et pro-israéliens

La police australienne utilise des gaz lacrymogènes pendant des heurts entre pro-israéliens et pro-palestiniens à Melbourne, le 10 novembre 2023. (Capture d'écran/ Used in accordance with Clause 27a of the Copyright Law)
La police australienne utilise des gaz lacrymogènes pendant des heurts entre pro-israéliens et pro-palestiniens à Melbourne, le 10 novembre 2023. (Capture d'écran/ Used in accordance with Clause 27a of the Copyright Law)

JTA — Une synagogue de la ville australienne de Melbourne a été évacuée sur ordre de la police pendant Shabbat alors que des manifestants pro-palestiniens s’étaient rassemblés à proximité.

Cet office de Shabbat, le vendredi soir, était en cours à la Central Shul de Caulfield, un quartier où réside une importante population juive, quand la police et l’équipe de sécurité de la synagogue ont conseillé aux fidèles de partir par précaution, a fait savoir une lettre écrite par le rabbin du lieu de culte et par son président, dans la journée de dimanche. Environ 150 personnes prenaient part à l’office.

« Une synagogue est un lieu sûr ; c’est un refuge calme, paisible, qui se remplit de la prière, des chants et de l’inspiration. Shabbat, dans sa définition même, est une journée de repos, de réflexion et de sérénité », ont-ils écrit.

« Malheureusement, en cette soirée de vendredi, pour notre communauté, ce sentiment de refuge, de calme et de sérénité a été rompu. La liberté de pratiquer notre religion sans crainte, sans intimidation a été mise en péril ».

Quelques heures plus tard, des violences ont éclaté entre des manifestants propalestiniens et une faction pro-israélienne à Princes Park, qui est adjacent à la synagogue, où un rassemblement qui avait été prévu avait été relocalisé en partie à cause de sa proximité avec un magasin de burgers qui avait été incendié dans la journée. Les autorités locales disent n’avoir aucune preuve que ce sinistre ait eu un mobile raciste mais le propriétaire du restaurant, un Palestino-australien, a indiqué qu’il pensait que son établissement avait été pris pour cible parce qu’il avait été filmé en train de scander des slogans lors de différentes manifestations propalestiniennes.

Ce sont environ 400 personnes qui ont été impliquées dans ces heurts – 200 dans les deux camps, a noté la police locale, qui a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser la foule qui s’adonnait aux violences. Un homme, qui avait troublé l’ordre public, a été sorti de la zone après avoir essuyé des gaz lacrymogènes et un individu aurait légèrement été blessé par un jet de pierre. Les forces de l’ordre ont indiqué qu’elles examineraient les images tournées par les caméras de surveillance pour identifier d’autres délits potentiels susceptibles d’avoir été commis.

Ces affrontements entrent dans le cadre d’une série d’incidents, en Australie, qui sont survenus dans le contexte de la guerre qui oppose actuellement Israël et le Hamas. Immédiatement au lendemain de l’attaque commise, le 7 octobre, par le Hamas sur le sol israélien – les terroristes avaient tué environ 1200 personnes, des civils en majorité, et enlevé au moins 240 otages – les participants à un mouvement de protestation pro-palestinien qui avait été organisé à Sydney avaient appelé « à gazer les Juifs ».

Les autorités locales avaient présenté leurs excuses. La semaine dernière, un homme Juif de Sydney avait été hospitalisé après, avait-il déclaré, avoir été agressé alors qu’il décollait une affiche pro-palestinienne. Samedi, une femme a été enregistrée en train de hurler « F— the Jews » à l’issue d’un rassemblement pro-palestinien à Cogee, une banlieue de Sydney.

Dimanche, différentes manifestations réclamant la libération de 240 personnes maintenues en captivité par le Hamas et appelant à un cessez-le-feu ont attiré des milliers de personnes à Sydney.

A Melbourne, la situation était restée relativement calme – jusqu’à cette semaine. La police a fait savoir qu’elle prévoyait dorénavant de renforcer ses patrouilles à Caulfield, qui héberge environ 40 % des Juifs résidant dans cette ville de 5 millions d’habitants.

James Paterson, député appartenant au parti Libéral de centre-droit, a dénoncé l’incident et le choix du lieu du mouvement de protestation vendredi soir, comme l’ont fait également d’autres politiciens locaux.

« Sur tous les endroits qu’il y a à Melbourne pour organiser un rassemblement propalestinien, ils ont choisi Caulfield. C’est une tentative parfaitement calculée dont l’objectif est d’intimider la communauté juive, avec des conséquences qui étaient prévisibles », a-t-il écrit sur X, anciennement Twitter. Et pendant Shabbat. La police de Victoria n’aurait jamais dû permettre à cette manifestation d’avoir lieu et elle doit utiliser toute la force de la loi pour réprimer les responsables de ces scènes de violence. »

De leur côté, les leaders juifs locaux ont aussi fait part de leur détresse suite à l’incident. « Il y a quelque chose qui ne tourne vraiment pas rond dans cette ville », a écrit sur X Dvir Abramovich, le chef de l’Anti-Defamation Commission. « Des scènes que jamais je n’aurais imaginé voir. Princess Park. Caulfield. Melbourne ne sera plus jamais la même ».

Le président de la synagogue Phil Goldman et son rabbin, Shmuel Karnowsky, ont noté dans leur courrier qu’ils étaient fiers de la rapidité avec laquelle les fidèles avaient réagi, sans s’opposer aux ordres qui étaient donnés.

Mais, ont-ils ajouté, « cet incident laisse dans nos cœurs un sentiment terrible. Penser qu’ici, à Melbourne, nous pourrions nous sentir si menacés qu’il nous est impossible de terminer un office à la synagogue dans une soirée du vendredi, est inacceptable. Il y a, et c’est compréhensible, un sentiment immense de déception, de frustration et de colère. Cela ne doit pas se reproduire et cela ne peut pas se reproduire ».

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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