Manifestation ultra-orthodoxe à Modiin Illit après l’arrestation de fidèles
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Manifestation ultra-orthodoxe à Modiin Illit après l’arrestation de fidèles

Deux personnes ont été arrêtées lors de la manifestation de Modiin Illit contre les règles de confinement et les limites imposées aux services de prière

Une manifestation à Modiin Illit le 29 septembre 2020. (Capture écran via Twitter)
Une manifestation à Modiin Illit le 29 septembre 2020. (Capture écran via Twitter)

Des centaines d’hommes ultra-orthodoxes ont manifesté mardi soir à Modiin Illit, suite à l’interpellation de plusieurs fidèles lors d’un office de prière enfreignant les règles de confinement.

La police est arrivée plus tôt mardi dans une synagogue de l’implantation de Cisjordanie où elle a découvert des dizaines de fidèles priant ensemble sans masque et/ou sans distanciation physique. Les policiers ont interrompu le rassemblement et ont emmené cinq fidèles pour les interroger.

Des manifestants affiliés à la Faction de Jérusalem ont bloqué la circulation et condamné l’intervention de la police dans la nuit de mardi à mercredi. Certains ont crié : « Seuls les rabbins détermineront ce qui est permis et ce qui est interdit » et « La Torah et la prière sont ce qui protège le monde et prévient les maladies », selon le site d’information Ynet.

Deux personnes auraient été arrêtées lors de la dispersion de la manifestation.

Le groupe ultra-orthodoxe a promis d’augmenter le nombre de manifestations.

Citant les données du ministère de la Santé, le site d’information Ynet a rapporté lundi que les taux de tests positifs étaient très élevés dans cinq villes majoritairement ultra-orthodoxes, se situant à 32,53 % la semaine dernière à Beitar Illit, 31,27 % à Elad, 27,91 % à Bnei Brak, 26,42 % à Modiin Illit et 23,04 % à Beit Shemesh.

Le chiffre national des tests positifs s’élève à environ 14 %.

Les données du ministère de la Santé publiées mardi dernier ont révélé près de 1 200 nouveaux cas à Modiin Illit au cours de la semaine dernière, avec 223 cas actifs pour 10 000 habitants, soit le quatrième taux le plus élevé du pays.

Un autre événement ultra-orthodoxe, interrompu par la police, a eu lieu lundi soir dans la ville essentiellement ultra-orthodoxe de Bnei Brak, avec un grand rassemblement de membres du culte hassidique Vizhnitz. Des vidéos de l’événement montrent de nombreuses personnes proches les unes des autres sans masque.

Des membres du culte hassidique Vizhnitz réunis dans la ville ultra-orthodoxe de Bnei Brak, le 28 septembre 2020. (Capture écran/Kan)

Des informations ont fait état mardi d’un mépris total des restrictions sur les coronavirus dans plusieurs villes et quartiers ultra-orthodoxes, alors qu’Israël a vu le nombre de décès quotidiens par habitant dus aux coronavirus dépasser celui des États-Unis, et que le nombre de cas graves a franchi le seuil des 800, autrefois cités par les responsables de la santé comme une ligne rouge pour les hôpitaux. Le nombre de cas quotidiens de virus a grimpé en flèche ces dernières semaines.

Le deuxième confinement d’Israël, qui a commencé le 18 septembre, a été moins strict que le précédent en vigueur au début de l’année, malgré le nombre de cas et de décès qui augmente chaque jour. Il a donc été rapporté que le public a adopté une approche plus laxiste vis-à-vis des limitations.

Bien que les Israéliens respectent largement le port du masque et les règles d’hygiène, beaucoup sont sortis de chez eux malgré la fermeture d’une grande partie des commerces et de tous les bars et restaurants. Une bataille politique a également éclaté à propos des mobilisations de grande envergure qui se déroulent actuellement contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu, la Knesset ayant voté pour l’interdiction des manifestations pendant la durée du confinement.

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