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Massachusetts : Enquête pour crime de haine après le vandalisme de maisons portant des signes pro-Israël

Parmi les sept incidents faisant l'objet d'une enquête, l'un d'eux a consisté à détruire plus de 100 affiches d'otages israéliens dans la banlieue très juive de Newton, à Boston

Une série d'affiches dégradées, devant une résidence privée, à Newton, dans le Massachusetts, le 17 mars 2024. (Crédit : Jeff et Miriam Kosowsky)
Une série d'affiches dégradées, devant une résidence privée, à Newton, dans le Massachusetts, le 17 mars 2024. (Crédit : Jeff et Miriam Kosowsky)

JTA – Les autorités de Newton, dans le Massachusetts, ont déclaré qu’elles enquêtaient sur une série de sept cas récents de vandalisme visant des maisons affichant des signes pro-Israël (affiches, panneaux, …) en tant que crimes de haine individuels.

Lors d’un incident survenu cette semaine, plus de 100 affiches montrant des otages israéliens détenus à Gaza ont été saccagées, dans ce qui, selon les propriétaires juifs, était un lieu de mémoire commun juste après l’assaut barbare mené par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre sur le sud d’Israël.

La plupart des incidents signalés dans la banlieue très juive de Boston au cours du mois dernier concernent la dégradation ou l’enlèvement de supports pro-Israël sur des pelouses ou des clôtures. La police a également relevé deux autres incidents récents, à savoir la destruction d’un poster d’otages et un autre incident au cours duquel une pierre a été jetée à travers la fenêtre d’une maison où se trouvait un affichage pro-Israël.

« Les préjugés, la haine et le fait de prendre pour cible des personnes en raison de leurs convictions personnelles ne peuvent être et ne seront pas tolérés par le département de la police de Newton », a déclaré le chef de la police, John Carmichael, à la Jewish Telegraphic Agency. « L’heure est à la solidarité au sein de notre communauté, et non à la division. Nous demandons à la communauté de s’associer à nous pour identifier le[s] individu[s] responsable[s] de ces actes et d’aider à faire passer le message qu’une telle haine n’a pas sa place à Newton. »

Un porte-parole de la police a déclaré à la JTA que chaque cas fait l’objet d’une enquête en tant que crime de haine. Ils font tous l’objet d’une enquête indépendante, à l’exception de deux incidents visant la même maison. La police n’a identifié aucun suspect et a pris contact avec le FBI et avec une unité récemment créée de la police de l’État du Massachusetts, chargée d’enquêter sur les crimes de haine.

Les événements de Newton ne sont pas isolés. Depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, il y a près de six mois, des activistes pro-palestiniens ont enlevé ou vandalisé des pancartes pro-Israël et des affiches d’otages, y compris sur des propriétés privées, un peu partout dans le pays.

Mais la situation à Newton est inhabituelle en raison du caractère régulier manifeste sur une courte période : des graffitis au libellé presque identique et la même maison ciblée à deux reprises. Elle est également inhabituelle parce qu’elle a attiré l’attention des autorités locales et parce que la qualification de crime de haine a été appliquée à des dégradations de matériel pro-Israël sans qu’aucune violence n’ait été signalée.

La maire de Newton, Ruthanne Fuller, a dénoncé ces incidents. « Ces derniers jours, nous avons assisté à deux actes de vandalisme inquiétants à Newton, visant des maisons affichant un soutien aux otages et à Israël, ce qui a conduit les voisins juifs à se sentir à la fois bouleversés et effrayés », a déclaré Fuller.

Jeff et Miriam Kosowsky, un couple juif, avaient installé des affiches d’otages le long de la clôture de leur propriété, sur plus d’une trentaine de mètres, peu de temps après l’assaut du Hamas le 7 octobre, qui a entraîné l’éclatement de la guerre. Au cours du week-end dernier, toutes les affiches ont été dégradées ou arrachées. L’adresse de leur maison a également été badigeonnée de peinture noire, ont-ils précisé.

« LA PROFANATION D’UN ‘MEMORIAL’ QUI EST DEVENU SACRÉ DANS NOTRE COMMUNAUTÉ », a écrit le couple à la JTA en majuscules, qualifiant le vandalisme de « crime haineux antisémite majeur ».

La Combined Jewish Philanthropies of Greater Boston (CJPGB), la fédération juive de la région, a réagi à l’arrachage des affiches d’otages en déclarant dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux cette semaine qu’elle était « scandalisée par cet incident de haine exhibé au sein de notre communauté ». « Il ne peut y avoir de place pour cet ignoble comportement à Boston », a ajouté la fédération.

Les incidents remontent à la fin du mois de février. Cinq d’entre eux impliquent des panneaux portant l’inscription « We Stand With Israel » (« Nous nous tenons aux côtés d’Israël »). Dans trois de ces cas, les panneaux ont été dégradés avec des autocollants indiquant « Bombarder des enfants n’est pas de l’autodéfense » ; un panneau a également été volé, et un autre a été recouvert de peinture rouge.

Ces incidents ne représentent qu’une partie de l’activisme pro-palestinien récent qui a alarmé les dirigeants juifs du Massachusetts.

Le Jewish Community Relations Council of Greater Boston (JCRCGB) a déclaré mercredi qu’il était « immensément déçu » par la Massachusetts Teachers Association (MTA), le plus grand syndicat d’enseignants de l’État, en raison de ses activités passées et futures.

En décembre, le syndicat a adopté une résolution appelant les États-Unis à « cesser de financer et d’envoyer des armes pour soutenir la guerre génocidaire du gouvernement [du Premier ministre Benjamin] Netanyahu contre le peuple palestinien à Gaza ». Le syndicat a organisé jeudi un webinaire virtuel avec Jewish Voice for Peace (JVP), un groupe anti-sioniste, au cours duquel il promet de répondre à de nombreuses questions : « Qu’est-ce que la discrimination anti-palestinienne ? Comment la Palestine s’inscrit-elle dans le cadre plus large du colonialisme et de l’impérialisme ? Que sont le sionisme et l’ant-sionisme, et quelle est leur histoire ? Pourquoi l’anti-sionisme n’est-il pas de l’antisémitisme ? »

Jeremy Burton, directeur général du JCRCGB, a déploré les conséquences de l’activisme du syndicat.

« Depuis le 7 octobre, certains dirigeants et membres du MTA ont contribué à l’érosion de la confiance, ce qui nuit non seulement aux enseignants et aux élèves juifs, mais aussi aux objectifs éducatifs à long-terme visant à favoriser une culture d’échange, un dialogue constructif et l’acceptation de perspectives et de visions du monde différentes », a écrit Burton.

Dans sa déclaration, Burton critique spécifiquement le vote du syndicat en décembre et son prochain webinaire. Sans nommer directement JVP, il a déclaré que le syndicat « donne la priorité » un groupe ayant « un bilan explicite de promotion et d’amplification de l’antisémitisme ».

Le bureau des étudiants de l’Université de Tufts, à Medford, a également voté récemment une résolution approuvant les principes du mouvement anti-Israël Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), au cours d’une réunion où des étudiants juifs se sont vus cracher dessus et crier « retournez en Israël ». Cette réunion a été qualifiée par les observateurs juifs de « très antisémite ».

Harvard et le MIT (Massachusetts Institute of Technology), situés dans la ville voisine de Cambridge, ont tous deux été critiqués pour leur gestion des manifestations anti-Israël qui se sont déroulées sur leurs campus peu après le 7 octobre.

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