Mavi Marmara : la procureure de la CPI réitère son refus de poursuivre Israël
Rechercher

Mavi Marmara : la procureure de la CPI réitère son refus de poursuivre Israël

Fatou Bensouda réaffirme - pour la 3e fois - qu'elle ne dispose pas de "base raisonnable" pour conclure à un niveau de "gravité suffisant pour être recevable devant le tribunal"

Fatou Bensouda, procureure de la Cour pénale internationale de La Haye, le 27 septembre 2016. (Crédit : Bas Czerwinski/ANP/AFP)
Fatou Bensouda, procureure de la Cour pénale internationale de La Haye, le 27 septembre 2016. (Crédit : Bas Czerwinski/ANP/AFP)

La procureure de la Cour pénale internationale (CPI) a réaffirmé lundi qu’il n’y avait pas matière à poursuivre Israël pour le raid meurtrier contre une flottille humanitaire à destination de Gaza en mai 2010.

La décision de la procureure Fatou Bensouda survient trois mois après que la CPI lui a ordonné, pour la deuxième fois, de réexaminer la nécessité ou non de poursuivre Israël.

« Il n’y a toujours pas de base raisonnable pour ouvrir une enquête », a déclaré Mme Bensouda à la Cour, dans un document officiel de 44 pages.

La procureure y réaffirme sa position selon laquelle elle ne dispose pas de « base raisonnable » pour conclure à un niveau de « gravité suffisant pour être recevable devant le tribunal », et appelle à « clore » ce dossier.

La procureure avait décidé en 2014 de ne pas poursuivre Israël, puis confirmé sa décision en 2017 après que la CPI lui avait ordonné une première fois de réexaminer le dossier.

En 2010, la flottille affrétée par l’ONG turque IHH, considérée comme proche de l’actuel gouvernement islamo-conservateur au pouvoir à Ankara, avait été arraisonnée dans les eaux internationales par un commando israélien tandis qu’elle tentait de rallier Gaza.

Le Mavi Marmara est tiré par un remorqueur alors qu’il quitte le port de la ville du nord de Haïfa, le 5 août 2010. (Herzl Shapira/Flash90)

Neuf Turcs qui se trouvaient à bord du Mavi Marmara avaient été tués dans l’assaut. Un dixième était mort plus tard de ses blessures.

Cette flottille était composée de huit navires, avec à leur bord 70 passagers originaires d’une quarantaine de pays. Son objectif déclaré était d’apporter de l’aide à Gaza et d’attirer l’attention de la communauté internationale sur les conséquences des restrictions.

L’enclave est soumise depuis plus de dix ans au contrôle du groupe terroriste palestinien du Hamas, entraînant de sévères restrictions israéliennes pour éviter tout détournement de matériel à des fins terroristes.  

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...