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Michal Herzog dénonce le silence des groupes de défense des droits sur les viols du Hamas

L'épouse du président a déclaré que la réticence des organisations internationales à dénoncer les agressions sexuelles commises par des terroristes était "épouvantable"

La Première dame Michal Herzog, épouse du président Isaac Herzog, assiste à une prière spéciale pour la libération d'Israéliens retenus en otage par des terroristes du Hamas à Gaza, à Tel Aviv, le 2 novembre 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
La Première dame Michal Herzog, épouse du président Isaac Herzog, assiste à une prière spéciale pour la libération d'Israéliens retenus en otage par des terroristes du Hamas à Gaza, à Tel Aviv, le 2 novembre 2023. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

La Première dame Michal Herzog a dénoncé les organisations internationales de défense des droits de l’homme qui ont gardé le silence au sujet des multiples viols et violences perpétrés par les terroristes du Hamas contre les femmes israéliennes lors de l’attaque du 7 octobre dernier, affirmant que ce silence était « ravageur » et représentait un échec pour les femmes du monde entier.

L’absence de condamnation de la part des organisations de défense des droits de l’homme est un deuxième choc pour le pays après celui de l’attaque sans précédent du Hamas, la pire de toute l’histoire d’Israël, a écrit mercredi l’épouse du président Isaac Herzog dans Newsweek.

« Le silence des organisations internationales de défense des droits de l’homme et la réticence à croire les femmes israéliennes face aux preuves accablantes ont été dévastateurs », a-t-elle écrit.

Les attaques du Hamas « ont profondément impacté notre compréhension viscérale de la cruauté de la violence sexuelle basée sur le genre – et notre foi dans les organisations internationales qui prétendent se soucier des femmes », a déclaré Herzog.

Le 7 octobre, plus de 3 000 terroristes dirigés par le Hamas ont franchi la frontière depuis la bande de Gaza et se sont déchaînés dans les régions du sud, en tuant plus de 1 200 personnes, pour la plupart des civils. Les assaillants ont envahi les communautés et massacré des familles entières retranchées chez elles, quand ils ne les ont pas brûlées vives. Les victimes, qui comprennent des enfants, ont été torturées et mutilées. Quelque 360 personnes ont été tuées lors d’un festival de musique en plein air. Au moins 240 personnes de tous âges, y compris des nourrissons, ont été enlevées et conduites à Gaza.

Les agresseurs ont violé des femmes et des preuves – médico-légales et de témoins oculaires – attestent de viols collectifs et d’autres violences sexuelles en divers endroits.

Un rassemblement de femmes exhortant les organisations féminines du monde entier à prendre position contre les atrocités commises contre les femmes par les terroristes du Hamas, à Tel Aviv, le 12 novembre 2023. (Crédit : Galit Sabag)

Herzog a rappelé que ce n’est qu’à partir des années 1990 que les agences internationales et les experts juridiques ont commencé à considérer les violences faites aux femmes comme un type spécifique de crime de guerre.

« Ce n’est pas que les condamnations des violences de genre perpétrées par le Hamas aient été faibles ou insuffisantes – il n’y en a pas eu », a-t-elle écrit. « Déclaration après déclaration, des organisations comme ONU Femmes ou le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) n’ont pas condamné ces crimes. Elles nous ont laissé tomber, nous et toutes les femmes, à un moment critique. »

Après le choc de l’attaque meurtrière initiale du Hamas, il y en a eu un second, a déploré Herzog : « Le silence inconcevable et impardonnable de ces organisations face au viol et au meurtre de femmes israéliennes. »

Pour les Israéliens, qui soutiennent depuis longtemps la lutte pour les droits des femmes dans le monde, l’attitude des organisations internationales face à l’attaque du Hamas « a été un moment de profonde déception », a-t-elle écrit.

Herzog se souvient d’avoir parlé avec des bénévoles de l’Association des centres d’aide aux victimes de viol, qui ont recueilli des témoignages de rescapées des attaques. « Ils ont entendu des témoignages qui les ont choqués au plus haut point. »

Au festival Supernova, où plus de 360 personnes ont été assassinées, des survivants cachés dans des buissons pour échapper aux hommes armés ont vu « des terroristes violer collectivement, puis assassiner et mutiler des femmes », a-t-elle déclaré.

Le corps d’une femme, retrouvé le 7 octobre 2023 à la tête partiellement brûlée et au corps dénudé à partir de la taille. La vidéo a été téléchargée sur les réseaux sociaux et projetée par l’armée israélienne dans le cadre d’une compilation d’images brutes des atrocités du Hamas. (Capture d’écran)

« Une vidéo du Hamas prise dans un kibboutz montre des terroristes en train de torturer une femme enceinte et de lui enlever son fœtus », a écrit Herzog. « Nos médecins légistes ont trouvé des corps de femmes et de filles violées avec une telle violence que les os de leur bassin ont été brisés. »

Les preuves, ainsi que les aveux des terroristes capturés, montrent clairement que « le viol de masse faisait partie intégrante du plan du Hamas », a-t-elle déclaré.

La police a commencé à monter plusieurs dossiers d’agression sexuelle contre des terroristes, grâce aux témoignages de rescapés, aux preuves vidéo, aux témoignages ou aveux des terroristes sans oublier les photographies du corps des victimes.

Plus tôt ce mois-ci, un millier de femmes se sont rassemblées à Tel Aviv pour exiger que les organisations féministes du monde entier prennent position contre les crimes du Hamas.

Ces crimes, a déclaré Herzog, se poursuivent, car une grande partie des centaines d’otages enlevés en Israël et détenus à Gaza sont des femmes et des filles.

« Ce n’est que lorsqu’elles auront été libérées que nous saurons ce qu’elles ont enduré », a-t-elle écrit.

Israël a riposté à cette agression au moyen d’une offensive militaire visant à détruire le Hamas et à le chasser du pouvoir à Gaza, de facto sous sa férule depuis 2007, et à libérer les otages. L’armée israélienne a mené des frappes aériennes incessantes contre les infrastructures terroristes auxquelles s’ajoute une offensive terrestre dans le nord de la bande de Gaza.

Herzog a dit éprouver de l’empathie pour les femmes et les enfants de Gaza « qui pâtissent des conséquences de la guerre déclenchée par le Hamas » et qui méritent d’être aidés. Mais, a-t-elle poursuivi, cela ne signifie pas pour autant « effacer les atrocités commises par les terroristes palestiniens le 7 octobre ».

Pour les organisations internationales, ignorer les atrocités du Hamas revient non seulement à abandonner les femmes israéliennes, mais aussi l’ensemble du système international des droits de l’homme, a-t-elle accusé.

Elle a rappelé que la résidence présidentielle célébrerait la Journée internationale annuelle des Nations unies pour la prévention des violences faites aux femmes le 25 novembre.

« Nous nous retrouverons, encore sous le choc de la violation de nos droits, et avec le sentiment profond que tous ceux d’entre nous qui croient en ces droits ont été trahis », a-t-elle ajouté. « Pourtant, nous continuerons obstinément à dire la vérité au monde et à toutes les organisations de défense des droits de l’homme. Nous le devons non seulement à nos victimes, mais aussi à toutes les femmes qui seront un jour confrontées à ces crimes et qui doivent savoir qu’elles ne sont pas seules. »

Lundi, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a publié un avis révélant que les femmes souffraient de manière disproportionnée des effets de la guerre entre Israël et le Hamas.

Des Palestiniens cherchent des survivants dans les décombres d’un bâtiment manifestement détruit suite à un bombardement israélien à Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 12 novembre 2023. (Crédit : Mahmoud HAMS / AFP)

Reem Alsalem, rapporteuse spéciale des Nations unies sur les violences faites aux femmes et aux filles, leurs causes et leurs conséquences, a écrit : « Des femmes et des filles de tous âges ont été prises en otage ou tuées par le Hamas, sans oublier celles qui ont été blessées ou tuées par le bombardement aveugle de la bande de Gaza par Israël. »

Israël assure cibler les infrastructures terroristes en faisant en sorte d’éviter de faire des victimes civiles. Le pays a, à plusieurs reprises, invité les habitants du nord de la bande de Gaza à évacuer vers le sud, loin de la violence des combats. Il accuse par ailleurs le Hamas d’avoir délibérément installé ses lanceurs de missiles, dépôts d’armes et centres de commandement dans des hôpitaux, des immeubles, des mosquées ou encore des écoles.

Au sujet des viols présumés perpétrés par les terroristes du Hamas, Alsalem « s’est dite préoccupée par les informations faisant état de violences sexuelles qui auraient pu se produire depuis le 7 octobre et auraient été commises par des acteurs étatiques et non étatiques à l’encontre d’Israéliens ou de Palestiniens », sans précision sur les violences sexuelles contre des Palestiniennes auxquelles elle faisait allusion.

Alsalem a également accusé Israël de « violence reproductive » à l’encontre des femmes, des nouveau-nés, des nourrissons et des enfants palestiniens, ainsi que de « crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide en cours » dans la bande de Gaza.

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