Netanyahu analyse la situation au QG de la police des frontières à Lod
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Netanyahu analyse la situation au QG de la police des frontières à Lod

"Nous devons rétablir le calme et la sécurité pour les citoyens d'Israël et cela commence et se termine par le soutien de nos soldats", a assuré le Premier ministre

Le Premier ministre en visite du siège de la police des frontières à Lod, le 13 mai 2021. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)
Le Premier ministre en visite du siège de la police des frontières à Lod, le 13 mai 2021. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a procédé jeudi à une évaluation de la situation au siège de la police des frontières à Lod, en présence du ministre de la Sécurité publique, du maire de Lod, de l’inspecteur général de la police israélienne, du commandant de la police des frontières, du chef du Conseil de sécurité nationale, du directeur général par intérim du bureau du Premier ministre, le directeur général du ministère de la Sécurité publique, du procureur général, du chef de l’Agence spatiale israélienne, du secrétaire militaire du Premier ministre et d’autres hauts fonctionnaires.

« Nous venons de terminer un groupe de commandement, comme on pourrait l’appeler, avec les plus hauts responsables de la sécurité », a déclaré le Premier ministre selon un communiqué. « Notre objectif est d’obtenir des résultats et de les obtenir rapidement. »

« Nous devons rétablir le calme et la sécurité pour les citoyens d’Israël et cela commence et se termine par le soutien de nos soldats. Ils recevront un soutien total. Nous leur avons dit : « nous entendons des murmures d’inquiétude sur les commissions d’enquête, les investigations et les contrôles. Nous vous donnerons tous les outils nécessaires pour vous défendre, défendre les citoyens d’Israël et prévenir les troubles. Vous avez le soutien, ne vous inquiétez pas. C’est le premier point et je crois le plus important », a assuré Netanyahu selon le communiqué.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu effectue une visite de la ville mixte judéo-arabe de Lod, tôt le 12 mai 2021, alors que l’état d’urgence est imposé suite à des émeutes arabes. À sa droite, le maire de Lod, Yair Revivo. (AHMAD GHARABLI / AFP)

Le Premier ministre est également revenu, aux côtés des officiers, sur les points abordés.

« Premièrement, il existe ici une coopération sans précédent entre le Shin Bet, la police israélienne et les autorités judiciaires. Ils comprennent tous qu’il ne s’agit pas d’un événement criminel ordinaire, même si de nombreux éléments criminels sont impliqués. Il y a ici des éléments qui enfreignent la loi et qui, en fait, violent le cadre de l’État d’Israël ; par conséquent, contre une telle menace, il est possible de recourir à des détentions administratives et à d’autres détentions pour les émeutiers. Nous sommes passés à la vitesse supérieure ; c’est la deuxième chose », a analysé Netanyahu.

« La troisième chose est la mobilisation des réservistes qui sera achevée dans les prochaines heures. Il y a aussi la possibilité de faire appel à des soldats de Tsahal », a promis le Premier ministre.

Netanyahu a dit avoir rapporté des exemples d’intervention militaire dans les villes « aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France et dans l’État d’Israël également. Le défunt Yitzhak Rabin a fait intervenir les forces de l’armée israélienne lors de la Journée de la Terre pour des troubles très similaires à ceux que nous observons ici : à Arraba, Sakhnin, Taybe et ailleurs ».

Des agents de la police des frontières à Lod pendant les émeutes et les affrontements entre résidents juifs et arabes, le 11 mai 2021. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

« Nous avons ce droit », a assuré Netanyahu. « Nous venons de faire intervenir des forces militaires pour aider aux fermetures, pour aider la police. Maintenant, bien sûr, avec la pandémie, avec le coronavirus et n’oubliez pas le désengagement. Nous avons utilisé les forces de Tsahal pour ces objectifs et d’autres. Mais quel objectif est plus correct que celui de prévenir ces troubles et cette violence ? »

« C’est pourquoi, dans la mesure où cela est nécessaire, l’inspecteur général [de la police israélienne] a déjà débloqué divers moyens d’action : Clubs, Rugers, canons à eau, toutes ces choses qui sont utilisées et cette utilisation est autorisée parce qu’en ce moment nous n’avons pas de plus grande menace que ces perturbations et il est vital de rétablir la loi et l’ordre avec ces moyens », a poursuivi le Premier ministre.

« Nous n’avons pas l’intention de laisser les gens concentrés en groupes. Ces soldats de la police des frontières et ces agents de la police israélienne se déploieront dans les quartiers et les endroits où cela est nécessaire. Certes, les forces manquent. Pour cette raison, nous avons également fait venir les soldats ici. Mais nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour vous donner les moyens, les capacités, le déploiement et le soutien », a-t-il ajouté.

« Je ne peux pas vous dire que nous ne sommes pas confrontés à une escalade. Les renseignements dont nous disposons indiquent qu’il se pourrait très bien que nous ayons une recrudescence de la violence ici dans les prochains jours. Il se pourrait que des coups soient échangés ici. C’est toujours comme ça : pour réprimer des émeutiers, il faut utiliser la force, beaucoup de force. Nous l’utiliserons en soutenant pleinement la police israélienne et les soldats de la police des frontières », a conclu le Premier ministre.

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