Netanyahu dénonce le « silence assourdissant » d’Abbas après la mort des Henkin
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Netanyahu dénonce le « silence assourdissant » d’Abbas après la mort des Henkin

Le Premier ministre compare la réaction de l'AP à celle du leadership israélien qui avait condamné l'attaque de Duma

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu rencontre le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, lors de la 70e session de l'Assemblée générale des Nations unies au siège de l'ONU à New York, le 1er octobre 2015. (Crédit : Amir Levy / Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu rencontre le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, lors de la 70e session de l'Assemblée générale des Nations unies au siège de l'ONU à New York, le 1er octobre 2015. (Crédit : Amir Levy / Flash90)

NEW YORK – Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a fustigé jeudi le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas qui n’a pas condamné l’attaque terroriste qui a eu lieu quelques heures auparavant au cours de laquelle un couple d’Israéliens a été abattu devant quatre de leurs enfants, âgés de 4 mois à 9 ans.

« Je n’ai entendu aucune condamnation de la part de l’Autorité palestinienne » sur les meurtres de Naama et Eitam Henkin, a déclaré Netanyahu, acerbe.

« Notez qu’il y a eu cet événement horrible et assez unique qui est l’assassinat d’une famille arabe de Kfar Duma », a-t-il poursuivi, se référant à l’attaque terroriste du 31 juillet pendant laquelle trois membres de la famille Dawabsha ont été tués.

« MOi, et l’ensemble de la direction israélienne, avions immédiatement condamné avec force [cette attaque] », a déclaré Netanyahu aux journalistes israéliens lors d’un briefing dans son hôtel de Manhattan jeudi.

Benjamin Netanyahu s'adresse, le 31 juillet 2015, à des journalistes depuis l'hôpital où est soignée la famille Dawabsha (Crédit : Flash 90)
Benjamin Netanyahu s’adresse, le 31 juillet 2015, à des journalistes depuis l’hôpital où est soignée la famille Dawabsha (Crédit : Flash 90)

« Je suis allé à l’hôpital. Nous leur avons donné toute l’aide possible. Maintenant, comparez cela au silence vaincu, pardonnez l’expression. C’est un silence assourdissant ».

La maison familiale des Dawabsha a été victime d’un attentat à la bombe incendiaire par des terroristes juifs présumés, tuant Ali Saad Dawabsha, âgé de 18 mois. Ses parents sont morts des suites de leurs blessures plus tard, à quelques semaines d’intervalle. Le seul membre survivant de la famille est Ahmed, 5 ans, qui est toujours hospitalisé en Israël.

L’attaque a secoué la société israélienne et s’était attirée la condamnation des politiciens à travers tout le spectre politique qui a appelé à ce que les auteurs soient traduits en justice.

Personne n’a encore été mis en accusation du crime ; Israël a introduit la détention sans procès – la détention administrative – pour les suspects terroristes juifs suite à l’attaque, dans le cadre d’un effort afin de retrouver les coupables et empêcher la poursuite de telles attaques.

Le Premier ministre a également accusé Abbas de mener une campagne d’incitation à la violence contre les Israéliens et de répandre des mensonges sur les intentions présumées d’Israël de modifier le statu quo sur le mont du Temple, où les non-Musulmans sont autorisés à accéder au site mais n’ont pas le droit d’y prier.

Netanyahu a dit à plusieurs reprises que de tels changements sont à l’horizon.

Le site, le plus saint du judaïsme et le troisième lieu saint de l’islam, a connu des affrontements violents entre émeutiers palestiniens et forces de sécurité israéliennes au cours de ces dernières semaines.

Dans une série d’accusations incendiaires rejetées par Israël, Abbas, lors de son discours à l’ONU mercredi, a également affirmé qu’Israël autorisait « les extrémistes » à entrer dans la mosquée al-Aqsa et d’avoir autorisé l’utilisation de balles réelles contre les manifestants palestiniens « pacifiques ».

« Il a été de nouveau prouvé que l’incitation à la haine palestinienne, sauvage conduit à des actes de terrorisme et des assassinats comme nous l’avons vu ce soir », a déclaré le Premier ministre.

Répondant à la question d’un journaliste qui était de savoir si Jérusalem devrait continuer à voir Abbas comme un partenaire pour la paix, Netanyahu a déclaré que « s’il continue à inciter [à la violence] et s’il continue à refuser de s’engager dans des négociations, il est évident qu’il se retire lui-même » du cercle des partenaires possibles pour la paix.

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