Netanyahu prévoit de se rendre à Moscou pour discuter de la Syrie avec Poutine
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Netanyahu prévoit de se rendre à Moscou pour discuter de la Syrie avec Poutine

Le Premier ministre a accepté l’invitation du dirigeant russe à discuter de sécurité en avril, la dernière d’une série de réunions à haut niveau entre les deux pays

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Rencontre entre le président russe Vladimir (à droite) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, en septembre 2015. (Crédit : Facebook)
Rencontre entre le président russe Vladimir (à droite) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, en septembre 2015. (Crédit : Facebook)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu va rencontrer le président russe Vladimir Poutine à Moscou en avril pour discuter de sujets de sécurité régionale, ont annoncé mardi des officiels.

Netanyahu devrait passer une journée dans la capitale russe le 21 avril, la situation en Syrie étant la priorité du programme. Le lendemain commence la fête juive de Pessah, date à laquelle Netanyahu aimerait probablement être de retour dans le pays.

Poutine a invité Netanyahu pendant une visite en Russie du président Reuven Rivlin en début de mois, qui était intervenue quelques jours après l’annonce du Kremlin de son retrait militaire de Syrie.

Pendant la visite, Rivlin avait demandé à Poutine de l’aider à remettre en place la mission de maintien de la paix de l’ONU sur le plateau du Golan, entre Israël et la Syrie.

Israël a intérêt à s’assurer que le Hezbollah et d’autres groupes soutenus par l’Iran ne peuvent pas utiliser la vacance du pouvoir sur le plateau du Golan pour installer une base près de la frontière pour des attaques contre Israël.

Le président russe Vladimir Poutine (à droite) et son homologue israélien Reuven Rivlin pendant une rencontre au Kremlin, à Moscou, le 16 mars 2016. (Crédit : AFP PHOTO / POOL / MAXIM SHIPENKOV)
Le président russe Vladimir Poutine (à droite) et son homologue israélien Reuven Rivlin pendant une rencontre au Kremlin, à Moscou, le 16 mars 2016. (Crédit : AFP PHOTO / POOL / MAXIM SHIPENKOV)

Selon la Deuxième chaîne, le président israélien avait transmis un message de Netanyahu disant que la présence de tels ennemis israéliens le long de la chaotique frontière syrienne était une ligne rouge pour l’Etat juif.

Poutine avait déclaré que la Russie et Israël « ont un grand nombre de questions à discuter, liées au développement du commerce bilatéral et des relations économiques, et des questions de sécurité de la région », selon des médias russes.

« J’espère que nous pourrons en discuter rapidement avec le Premier ministre israélien, avec qui nous avons pris des dispositions pour une rencontre », avait-il ajouté.

Netanyahu avait préalablement déclaré officiellement que les discussions de paix syriennes, négociées par Moscou et Washington, devaient prendre en compte la position d’Israël.

Israël a également fait pression pour que Moscou annule la vente d’un système de défense anti-missiles S-300 à l’Iran, et ce sujet pourrait également être au programme.

Le 14 mars, Poutine avait fait une annonce surprise disant que la Russie retirerait partiellement ses forces armées de Syrie, où elles menaient des bombardements contre les jihadistes et les groupes rebelles pour soutenir l’armée du président syrien Bashar el-Assad.

Netanyahu a rendu visite à Poutine pour la dernière fois en septembre, peu après le début des opérations militaires russes en Syrie, pour discuter de la coordination entre les armées des deux pays dans le ciel aérien encombré de Syrie.

La Russie a été un soutien majeur d’Assad et a continué à soutenir l’armée syrienne depuis les airs, y compris pendant la prise cette semaine de Palmyre à l’Etat islamique.

Un haut gradé anonyme de l’armée de l’air israélienne a déclaré à Defense News que la coordination entre les deux pays avait bien fonctionné.

« Le mécanisme de déconfliction [israélo-russe] est préservé et bien géré », a déclaré l’officier de l’armée de l’air pendant un entretien publié cette semaine. « Les deux parties se sont accordées sur leurs rôles, et chaque côté garde ses propres frontières. »

L’officier a déclaré que les Russes n’avaient que changé les unités et l’équipement plutôt que diminuer significativement leurs forces déployées.

« Il a changé la forme des forces, mais il n’a pas évacué », a déclaré l’officier en parlant de Poutine. « Il a apporté différents atouts et rapporté ce dont il avait moins besoin. Maintenant il y a plus d’importance sur le soutien aérien avec des hélicoptères d’attaque. »

Le ministre russe de la Défense a été sincère sur les frappes aériennes en cours, se vantant dans un communiqué en début de semaine que 40 sorties contre les positions rebelles avaient « éliminé huit centre de commandes, 12 points forts, plus de 80 terroristes, deux tanks, trois armes d’artillerie […] et six dépôts de munitions. »

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