Nitzan Horowitz: Certaines restrictions en vigueur pour inciter à la vaccination
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Nitzan Horowitz: Certaines restrictions en vigueur pour inciter à la vaccination

Le ministre de la Santé a tenu ces propos hors micro ; le ministre des Renseignements, Elazar Stern, a déploré les lits occupés par les non-vaccinés dans les hôpitaux

Le ministre de la Santé Nitzan Horowitz, à droite, échange avec la ministre de l'Intérieur Ayelet Shaked avant une réunion du cabinet, le 12 septembre 2021. (Capture d'écran)
Le ministre de la Santé Nitzan Horowitz, à droite, échange avec la ministre de l'Intérieur Ayelet Shaked avant une réunion du cabinet, le 12 septembre 2021. (Capture d'écran)

Plusieurs ministres ont été entendus en train de dire avant la réunion de cabinet qui a eu lieu dimanche que certaines restrictions entraînées par la crise du coronavirus visaient davantage à inciter à la vaccination plutôt qu’à faire baisser la morbidité. Ils ont également déploré que les lits des hôpitaux, dans les unités COVID, soient occupés par des non-vaccinés.

« Je pense également que vous pouvez supprimer l’obligation du pass vert pour les restaurants », déclare ainsi la ministre de l’Intérieur Ayelet Shaked au ministre de la Santé Nitzan Horowitz, dans une séquence diffusée dimanche soir par la Douzième chaîne.

Le pass vert est un document remis à tous les Israéliens qui ont été vaccinés ou qui sont en rémission du coronavirus. Il est obligatoire pour accéder à la majorité des lieux publics en espace clos ainsi que pour les attractions en plein air qui sont très fréquentées.

« Dans les piscines aussi, pas seulement dans les restaurants. C’est justifié au niveau épidémiologique, » réponde Horowitz à Shaked, notant que le pass vert n’est pas particulièrement indispensable dans les rassemblements extérieurs.

« En fait, je vous le confie, notre problème, c’est les gens qui ne sont pas vaccinés. Ils doivent le faire… sinon, on ne s’en sortira jamais », ajoute le ministre.

Horowitz souligne que le pass vert est actuellement exigible dans la majorité des lieux publics, sauf dans les centres commerciaux mais qu’il ne veut pas faire d’exception : « Parce qu’ils vont dire que s’il n’est pas obligatoire dans les piscines alors pourquoi l’est-il dans les parcs aquatiques ? »

« Nous ne voulons pas faire des choses qui ne sont pas justifiées au niveau médical », ajoute-t-il.

Mais, poursuit le ministre de la Santé, « nous avons un problème. Si on n’applique pas le pass vert, en particulier dans la communauté arabe… Il est non-existant et je le constate bien dans les hôpitaux. Les non-vaccinés saturent le système hospitalier », a déploré Horowitz.

Une Israélienne montre son « Passe vert » pour un concert organisé par la municipalité de Tel Aviv au stade Bloomfield, le 5 mars 2021. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)

« On peut vraiment le constater aujourd’hui », indique Horowitz. « Une personne de moins de 60 ou 65 ans arrive à l’hôpital dans un état critique – il n’y a pas de doute, elle est non-vaccinée. Au-dessus de 60 ou de 65 ans, on a un tiers de personnes vaccinées et deux tiers de non-vaccinés plus ou moins. La COVID est devenue une maladie des non-vaccinés, dit-il à Shaked.

Le ministre des Renseignements Elazar Stern rejoint alors la discussion : « C’est pénible », déplore-t-il, « que les non-vaccinés prennent les lits » des unités hospitalières chargées de soigner les malades du coronavirus.

« En soins intensifs, oui », répond Horowitz.

Les chiffres qui ont été rendus publics par le ministère de la Santé, vendredi, ont montré que parmi les Israéliens de moins de 60 ans, ceux qui n’ont pas reçu d’injection de rappel ont trois fois plus de chance de développer une forme grave de la maladie que ceux qui ont reçu une troisième dose – les non-vaccinés, pour leur part, ont dix fois plus de chances de connaître des complications du coronavirus. Chez les Israéliens de plus de 60 ans, un rappel multiplie par dix les chances de ne pas développer une forme grave de la maladie par rapport aux personnes ayant bénéficié de deux doses. Les non-vaccinés, pour leur part, ont 40 fois plus de chance de subir des complications par rapport à ceux qui ont reçu trois doses.

Une éminente responsable de la santé a par ailleurs noté, vendredi, que la vaste majorité des patients COVID se trouvant dans un état grave n’avaient pas été vaccinés.

Des employés de l’hôpital Hadassah Ein Kerem, portant une combinaison de sécurité, dans l’unité de prise en charge des malades COVID-19 à Jérusalem, le 25 août 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Sharon Alroy-Preis, cheffe de la santé publique au sein du ministère de la Santé, a précisé que presque tous les patients placés sous respirateur n’avaient pas été immunisés. De plus, sur les 27 malades placés sous ECMO (Oxygénation par membrane extracorporelle) – la majorité est âgée de moins de 60 ans – 90 % n’étaient pas vaccinés, a continué Alroy-Preis.

Avant la réunion du cabinet de dimanche, Horowitz et Shaked ont également évoqué le taux élevé de positivité chez les pèlerins revenus d’Ouman qui ont passé Rosh HaShana dans la ville ukrainienne. De nouveaux arrivants sont par ailleurs soupçonnés d’avoir présenté de faux résultats négatifs de tests à la COVID-19 alors qu’ils étaient malades. Des dizaines de personnes soupçonnées d’avoir présenté de faux documents de ce type ont été arrêtées jeudi et elles seront probablement mises en examen.

« Il y a toutes sortes d’organisations locales, qui viennent faire le test en se contentant de seulement toucher la langue », a dit Horowitz (le protocole exige un prélèvement d’échantillon réalisé dans les profondeurs de la bouche et du nez). « Le test revient négatif. Le Magen David Adom, de son côté, sait effectuer le test de la manière nécessaire ».

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