Non, la tradition juive n’a jamais manqué d’étudier le corps
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Non, la tradition juive n’a jamais manqué d’étudier le corps

Le chercheur Jean Baumgarten revient aux sources du judaïsme et le suit jusqu'au siècle des Lumières pour comprendre le rapport qu'il entretient avec le corps

Jean Baumgarten, interview par Jean Weil sur Akadem. Auteur du récent  'Le petit monde
Le corps humain dans les textes
de la tradition juive, de la Bible aux Lumières' (Crédit: capture d'écran Youtube/Akadem)
Jean Baumgarten, interview par Jean Weil sur Akadem. Auteur du récent 'Le petit monde Le corps humain dans les textes de la tradition juive, de la Bible aux Lumières' (Crédit: capture d'écran Youtube/Akadem)

Longtemps, avant les progrès de la médecine, si le corps ne fut pas méprisé, il n’était souvent qu’un objet d’étude relégué au second plan, contrairement au monde et à la nature.

Le dernier ouvrage de Jean Baumgarten, chercheur au CNRS, spécialiste de l’histoire culturelle du judaïsme ashkénaze, s’intéresse au « Petit monde », le corps, qui semble avoir été pris au sérieux depuis des temps immémoriaux par la tradition juive.

Baumgarten s’attache à montrer comment les discours juifs sur le corps se sont formés, puis transformés, depuis la Bible jusqu’au XVIIIe siècle.

Dans « Le petit monde, le corps humain dans les textes de la tradition juive, de la Bible aux Lumières » (ed. Albin Michel) s’attache à démontrer les parallèles existants entre le petit corps et le grand corps, qu’il s’agisse du corps social, ou du monde.

Il s’attaque également frontalement au problème de l’anthropomorphisme divin : comment comprendre les très nombreuses allusions au corps ou émotions de Dieu dans la Bible : « la main de Dieu », « la colère de Dieu »… en rappelant les nombreuses controverses qui firent rage dans le judaïsme entre les rationalistes menés par Maïmonide et les tenants du mysticisme prônant l’existence réelle d’un corps divin.

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