Nouvelles émeutes à la frontière de Gaza : Mise en garde du chef d’État-major
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Nouvelles émeutes à la frontière de Gaza : Mise en garde du chef d’État-major

"Le calme et la sécurité permettront d'améliorer les conditions civiles mais les émeutes et le terrorisme entraîneront une réponse forte", a dit Aviv Kohavi

Des Palestiniens font brûler des pneus le long de la frontière entre Israël et Gaza, le 30 août 2021. (Crédit : MOHAMMED ABED / AFP)
Des Palestiniens font brûler des pneus le long de la frontière entre Israël et Gaza, le 30 août 2021. (Crédit : MOHAMMED ABED / AFP)

Des centaines d’émeutiers palestiniens ont manifesté sur la frontière entre la bande de Gaza et Israël, lundi, au cours d’une troisième soirée consécutive d’émeutes. Le chef de l’armée israélienne a averti que les militaires n’hésiteraient pas à répondre aux violences.

Les Gazaouis des dites « unités de perturbation nocturne » ont fait brûler des pneus et les ont lancés en direction des soldats stationnés le long de la frontière et ont jeté des explosifs improvisés, dans des scènes déjà observées lors des deux nuits précédentes.

Après la riposte des troupes israéliennes, le ministère de la Santé de Gaza, sous le contrôle du Hamas, a annoncé que trois émeutiers palestiniens avaient été blessés par balle et que trois autres avaient été intoxiqués par des inhalations de fumée.

L’un des groupes liés au Hamas, à l’origine des émeutes, a annoncé que l’un de ses membres avait été grièvement blessé par balle.

L’armée israélienne n’a pas réagi. Il n’y aurait pas de blessé du côté israélien.

Si ces « unités de perturbation nocturnes », initiatrices des heurts à la frontière, n’entretiennent pas de lien officiel avec le Hamas, leurs agissements ne peuvent avoir lieu sans l’approbation préalable du groupe terroriste qui contrôle de facto la bande de Gaza.

Ces groupes, affiliés à des factions terroristes variées, ont fait savoir que les agitations nocturnes à la frontière ne cesseraient pas avant au moins jeudi. Elles commencent chaque soir vers 20 heures.

Prenant la parole devant des responsables de la Défense, lundi soir, le chef d’État-major de Tsahal, Aviv Kohavi, a averti que l’État juif ne saurait tolérer ces émeutes.

Des manifestants palestiniens masqués lors d’une émeute à la frontière avec Israël, à l’est de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 30 août 2021. (Crédit : SAID KHATIB / AFP)

« Le calme et la sécurité permettront d’améliorer les conditions des civils mais les émeutes et le terrorisme entraîneront une réponse forte, voire une opération », a-t-il déclaré.

« Nous avons amélioré nos capacités offensives dans la bande de Gaza et nos plans opérationnels. Et si le calme n’est pas préservé dans le sud, nous n’hésiterons pas à lancer une nouvelle campagne », a-t-il continué. « La réalité des vies [des Gazaouis] peut devenir complètement différente et s’améliorer de manière significative – mais cela ne sera pas le cas aussi longtemps que les actes terroristes, sous une forme ou une autre, continueront ».

Ces émeutes ont eu lieu alors que des milliers de personnes, à Tel Aviv, sont allées rendre un dernier hommage à Barel Hadaria Shmueli, membre de la police des frontières qui s’est éteint dans la journée après avoir été blessé à la tête au cours d’émeutes similaires, le 21 août.

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