Obama : Washington prêt à coopérer avec Moscou et Téhéran sur la Syrie
Rechercher

Obama : Washington prêt à coopérer avec Moscou et Téhéran sur la Syrie

"Il ne peut y avoir un retour au statu quo d’avant la guerre," a déclaré le président américain, critiquant les positions russe et iranienne

Barack Obama s'adressant aux juifs américains dans un webcast diffusé sur Internet, le 28 août 2015 (Crédit : capture d'écran)
Barack Obama s'adressant aux juifs américains dans un webcast diffusé sur Internet, le 28 août 2015 (Crédit : capture d'écran)

Le président des Etats-Unis Barack Obama a affirmé lundi qu’il était prêt à travailler avec la Russie et l’Iran pour trouver une solution à la guerre en Syrie mais a dénoncé le soutien au « tyran » Bashar el-Assad, que Moscou et Téhéran veulent maintenir au pouvoir.

Dans un discours devant l’Assemblée générale de l’ONU, le président américain a aussi affirmé que les Etats-Unis « ne souhaitent pas un retour à la Guerre froide » avec la Russie malgré les sanctions imposées à Moscou pour son intervention en Ukraine.

Il a défendu l’accord nucléaire signé en juillet avec l’Iran et a appelé le Congrès à lever l’embargo économique américain sur Cuba « qui ne devrait plus être en place ».

« Les Etats-Unis sont prêts à travailler avec tous les pays, y compris la Russie et l’Iran, pour résoudre le conflit » en Syrie, a lancé M. Obama.

« Mais nous devons reconnaître qu’après tant de sang versé et de carnages, il ne peut y avoir un retour au statu quo d’avant la guerre », a-t-il ajouté.

Les présidents russe Vladimir Poutine et iranien Hassan Rouhani doivent aussi s’exprimer lundi à la tribune de l’ONU.

M. Obama a accusé Bashar el-Assad d’être un « tyran » qui « massacre des enfants innocents ».

Dans une référence implicite à la position de Moscou, il a dénoncé la logique consistant à soutenir « des tyrans comme Bachar al-Assad » sous prétexte que l’alternative « serait pire ».

La Russie et l’Iran affirment que la priorité à l’heure actuelle est de lutter contre les djihadistes du groupe Etat islamique qui contrôlent la moitié de la Syrie, et non à un changement de régime à Damas. M. Poutine devait proposer à l’ONU lundi une coalition élargie pour combattre l’EI.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...