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Orban : Israël et la Hongrie « excellent » à « bâtir des communautés conservatrices »

Le Premier ministre hongrois s'est livré à ce commentaire après s'être entretenu avec le chef de la branche israélienne d’une organisation conservatrice juive

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban tient un exemplaire des mémoires du Premier ministre Benjamin Netanyahu le 3 novembre 2022. (Crédit : Viktor Orban/Twitter)
Le Premier ministre hongrois Viktor Orban tient un exemplaire des mémoires du Premier ministre Benjamin Netanyahu le 3 novembre 2022. (Crédit : Viktor Orban/Twitter)

Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a déclaré que la Hongrie et Israël avaient « excellé » à bâtir des « communautés conservatrices ».

« Bâtir une communauté #conservative est un travail difficile. Mais la Hongrie et Israël ont d’ores et déjà obtenu d’excellents résultats. J’ai eu la chance aujourd’hui de m’entretenir avec Amiad Cohen à propos de cette noble mission », a publié Orban sur Twitter, jeudi, dans la foulée de son entretien avec le chef de la branche israélienne du Fonds Tikvah, organisation juive conservatrice.

Les relations d’Israël avec la Hongrie se sont sensiblement améliorées ces dernières années, essentiellement suite à une rencontre entre Orban et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, tous deux notoirement de droite.

La comparaison entre les deux pays est revenue au premier plan du fait des projets du nouveau gouvernement de Netanyahu pour limiter le pouvoir judiciaire israélien, semblables à ceux d’Orban pour la Hongrie, ces dix dernières années.

Orban ne s’est jamais caché de son intention de faire de la Hongrie une « démocratie illibérale ».

Amiad Cohen, du Fonds Tikvah, a retweeté le message d’Orban, assorti de quelques commentaires sur leur entretien.

« La gauche hurle qu'[Israël] est en train de se transformer en Hongrie », a déclaré Cohen.

« Puisque le débat public doit être approfondi et sérieux, j’ai décidé d’aller voir ce qui s’y passe. J’ai eu le privilège de m’entretenir longuement avec le Premier ministre Orban. J’ai en outre rencontré des responsables d’instituts de recherche et d’universités afin de comprendre au mieux les réformes qui y ont été menées.

« Complexe. intéressant », a commenté Cohen.

Depuis plusieurs années, Budapest est l’un des plus fervents soutiens de Jérusalem au sein de l’Union européenne. À de nombreuses reprises, la Hongrie a empêché la publication de déclarations critiques envers la politique israélienne. Ainsi en 2020, elle a été l’un des rares pays à ne pas se prononcer publiquement contre le projet d’Israël, abandonné depuis, d’annexer unilatéralement des zones entières de Cisjordanie.

En août 2021, dans une interview à Fox News, Orban disait regretter la défaite électorale de Netanyahu, un « défi » personnel, ajoutant que le dirigeant israélien était un « bon ami » de la Hongrie.

« Quand il était au pouvoir, il a beaucoup fait pour améliorer la relation avec les pays d’Europe centrale », déclarait-il alors.

Après la victoire électorale du bloc religieux de droite de Netanyahu l’an dernier, aux législatives, Orban a écrit sur Twitter : « Quelle grande victoire pour Benjamin Netanyahu en Israël ! Les temps difficiles exigent des leaders forts. Bon retour! », joignant une photo de lui avec les mémoires de Netanyahu dans les mains.

En 2020, des organisations de défense des droits humains avaient avancé que la Hongrie ne pouvait plus être considérée comme une démocratie, suite à l’approbation par son parlement d’un projet de loi donnant au gouvernement Orban des pouvoirs extraordinaires pour lutter contre la pandémie, sans limite de temps.

George Soros au Forum économique mondial à Davos, le 26 janvier 2016. (Crédit : Eric Piermont/AFP)

Orban est également connu pour ses incessantes critiques du survivant de la Shoah et philanthrope de gauche, George Soros. Financier connu pour ses activités philanthropiques et originaire de Hongrie, il est considéré par Orban, qui lui reproche d’avoir encouragé une immigration incontrôlée, comme un « ennemi public ».

Les organisations juives hongroises ont condamné la campagne d’Orban contre Soros, la qualifiant d’antisémite. En dépit des vives protestations, la campagne s’est poursuivie et, en 2018, l’Université d’Europe centrale fondée par Soros a été contrainte de quitter Budapest.

En 2019, le chef de Yesh Atid, Yair Lapid, déclarait que, s’il était élu Premier ministre, il exigerait que le Premier ministre hongrois présente des excuses pour la « campagne antisémite » contre Soros.

Lapid n’a finalement pas tenu cette promesse lorsqu’il a occupé les fonctions de Premier ministre, au second semestre 2022.

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