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Pour le chef du Hezbollah, la mort d’Amini en Iran est un « vague incident »

"L'Iran est pris pour cible et chaque incident est exploité (...) et sert d'incitation" contre le régime, a affirmé le chef du Hezbollah

Le leader du Hezbollah Hassan Nasrallah parle en visioconférence pendant une cérémonie marquant le deuxième anniversaire de l'assassinat du chef des forces al-Quds iraniennes, le général Qassem Soleimani, dans la banlieue de Daliyeh, au sud du Liban, le 3 janvier 2022. (Crédit : AP Photo/Bilal Hussein)
Le leader du Hezbollah Hassan Nasrallah parle en visioconférence pendant une cérémonie marquant le deuxième anniversaire de l'assassinat du chef des forces al-Quds iraniennes, le général Qassem Soleimani, dans la banlieue de Daliyeh, au sud du Liban, le 3 janvier 2022. (Crédit : AP Photo/Bilal Hussein)

Le chef du groupe terroriste armé chiite libanais du  Hezbollah a qualifié samedi de « vague incident » la mort de Mahsa Amini, dont le décès après son interpellation par la police des mœurs à Téhéran a déclenché des manifestations quotidiennes à travers l’Iran.

Ce mouvement de contestation, le plus important depuis 2019, a débuté le 16 septembre, date à laquelle la jeune femme kurde de 22 ans est décédée, trois jours après son arrestation pour infraction au code vestimentaire strict de l’Iran qui oblige notamment les femmes à porter le voile islamique.

Dans un discours télévisé diffusé samedi, Hassan Nasrallah a qualifié le décès de Mahsa Amini de « vague incident », dont les détails ne sont toujours pas clairs.

« L’Iran est pris pour cible et chaque incident est exploité (…) et sert d’incitation » contre le régime, a affirmé le chef du Hezbollah, un proche allié de l’Iran, qui a une influence prépondérante au Liban.

Dans cette photo fournie par l’agence de presse kurde Hawar, des femmes kurdes tiennent des portraits de l’Iranienne Mahsa Amini, lors d’une manifestation contre sa mort, dans la ville de Qamishli, dans le nord de la Syrie, le 26 septembre 2022. (Crédit : Agence de presse Hawar via AP via AP)

« L’Iran est plus fort que jamais et ne sera pas affecté » par ce mouvement de contestation, a ajouté Hassan Nasrallah.

Depuis le 16 septembre, la répression des manifestations a fait près de 60 morts, selon les autorités, tandis que l’ONG Iran Human Rights, basée à Oslo, a fait état d’au moins 83 morts.

Les autorités iraniennes, qui démentent toute implication des forces de l’ordre dans la mort de Mahsa Amini, ont fait arrêter des centaines de manifestants, qualifiés d' »émeutiers ».

Samedi, des manifestations ont été organisées dans plusieurs universités en Iran, notamment à Téhéran, dans la ville sainte de Machhad (nord-est), la deuxième ville du pays, et à Karaj, à l’ouest de la capitale.

Ce mouvement est le plus important depuis les manifestations de novembre 2019, provoquées par la hausse des prix de l’essence, qui avaient été sévèrement réprimées.

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